mardi 8 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401187 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | CH 2 JU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 avril 2024, M. B A soumet au tribunal un litige relatif à la cotisation primitive de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti dans les rôles de la commune de Chauffailles, au titre de l'année 2023, à raison d'un logement sis 10 rue du 11 novembre 2018 sur le territoire de cette commune, pour un montant de 348 euros.
Il soutient que :
- il n'a pas reçu le courrier du 5 février lui demandant des documents d'états des lieux de sortie ;
- il joint ces documents à la présente requête et demande au tribunal de faire preuve d'indulgence.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2024, la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Elle soutient que le service a fait totalement droit à la demande de M. A en prononçant le dégrèvement demandé au titre de la taxe d'habitation 2023 portant sur un logement sis 10 rue du 11 novembre 1918 à Chauffailles à hauteur de 348 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Hamza Cherief.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été assujetti à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, au titre de l'année 2023, à raison d'un logement sis 10 rue du 11 novembre 2018 à Chauffailles. Il a formé, le 5 février 2024, une réclamation préalable qui a été rejetée explicitement par l'administration fiscale le 6 mars suivant. Par sa requête, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation primitive de taxe d'habitation sur les résidences secondaires à laquelle il a été assujetti dans les rôles de la commune de Chauffailles, au titre de l'année 2023, à raison du logement sis 10 rue du 11 novembre 2018 sur le territoire de cette commune, pour un montant de 348 euros.
2. Par une décision du 19 avril 2024, postérieure à l'enregistrement de la présente requête, l'administration fiscale a prononcé le dégrèvement de la cotisation primitive de taxe d'habitation sur les résidences secondaires à laquelle M. A a été assujetti dans les rôles de la commune de Chauffailles, au titre de l'année 2023, à raison du logement sis 10 rue du 11 novembre 2018 sur le territoire de cette commune, à hauteur de 348 euros, correspondant au montant de l'imposition en litige. Les conclusions de la requête tendant à la décharge de cette imposition sont donc devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge de la requête de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2025.
Le magistrat désigné,
H. Cherief
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026