lundi 25 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401496 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL EBC AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 mai 2024 et le 15 janvier 2025, M. D A, représenté par Me Enard-Bazire, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la directrice générale de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a implicitement rejeté son recours administratif préalable dirigé contre la décision du 19 mai 2022 ne lui a accordant qu'une prime de transition énergétique de 5 767 euros ;
2°) d'enjoindre à l'ANAH de lui verser la somme de 1 200 euros correspondant au solde de la prime ;
3°) de condamner l'ANAH à lui verser une somme de 10 000 euros en réparation du préjudice qu'il a subi ;
4°) de mettre à la charge de l'ANAH une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation ;
- l'ANAH a commis des fautes de nature à engager sa responsabilité ;
- il a subi un préjudice financier, un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence dont il est fondé à demander réparation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 décembre 2024 et 13 février 2025, l'ANAH conclut au non-lieu à statuer pour ce qui concerne les conclusions aux fin d'annulation et d'injonction présentées par M. A et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
L'ANAH soutient que :
- les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet dès lors que le solde de la prime, d'un montant de 1 200 euros, a été versé à M. A en cours d'instance ;
- elle n'a commis aucune faute, le préjudice invoqué par le requérant n'est pas établi et il n'existe en tout état de cause pas lien de causalité entre une éventuelle faute et un éventuel préjudice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Desseix,
- et les conclusions de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. A l'occasion de la réalisation de différents travaux de rénovation énergétique dans le logement dont il est propriétaire, situé à Lessard-en-Bresse, en Saône-et-Loire, M. A a présenté une demande tendant à l'attribution de la prime de transition énergétique. Par une décision du 10 juin 2021, la directrice générale de l'ANAH a décidé, au vu du projet présenté, de réserver à l'intéressé une prime estimée à 6 967 euros. Par une décision du 19 mai 2022, prise après la réalisation des travaux, la directrice générale de l'ANAH a décidé de réduire à 5 767 le montant de la prime attribuée à M. A. Le 20 juin 2022, l'intéressé a exercé le recours administratif obligatoire défini à l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La directrice générale de l'ANAH a implicitement rejeté ce recours. M. A demande l'annulation de cette décision implicite de rejet.
Sur les conclusions à fin de non-lieu :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une " notification rectificative d'octroi " du 18 décembre 2024, prise postérieurement à l'introduction de la requête, l'ANAH a accordé à M. A une prime de transition énergétique réévaluée à 6 967 euros et que, par un ordre de versement du 7 février 2025, le solde de la prime, d'un montant de 1 200 euros, a été versé à l'intéressé. Les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. A sont dès lors devenue sans objet.
Sur les conclusions à fin de condamnation :
3. En se bornant à affirmer que le délai dans le paiement du solde de 1 200 euros de la prime à laquelle il avait droit lui a causé un préjudice financier, un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, sans produire aucune argumentation ni aucun justificatif à l'appui d'une telle allégation, M. A ne justifie pas la réalité des préjudices invoqués. Il n'est par suite pas fondé à demander la condamnation de l'ANAH à lui verser une somme de 10 000 euros à ce titre.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de condamnation présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'ANAH le versement de la somme que demande M. A au titre des frais qu'il a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. A.
Article 2 : Les conclusions de M. A sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et à l'Agence nationale de l'habitat.
Délibéré après l'audience du 3 juillet 2025 à laquelle siégeaient :
- M. Boissy, président,
- Mme Desseix, première conseillère,
- Mme Bois, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 août 2025.
La rapporteure,
M. DesseixLe président,
L. BoissyLa greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026