jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401596 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MANHOULI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 mai 2024, 31 mai 2024 et 6 juin 2024, la commune d'Autun, représentée par Me Manhouli, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, de désigner un expert chargé de dresser un constat de l'état actuel des bâtiments jouxtant le terrain d'emprise de son futur musée panoptique et de déterminer, le cas échéant, les causes et l'étendue des éventuels dommages qui surviendraient pendant la durée d'exécution des travaux.
La commune d'Autun soutient que :
- le 15 décembre 2021, elle a décidé de réaménager et d'agrandir le musée Rolin qui englobera les sites de l'ancien palais de justice, de l'hôtel du Chancelier Rolin, de l'hôtel Lacomme, de la halle d'Hallencourt, de la prison panoptique du 19ème siècle et de la tour des Bancs, lesquels sont intégrés au plan de sauvegarde et de mise en valeur de la ville et protégés au titre des monuments historiques ;
- le projet du futur musée panoptique est longé par la rue des Maréchaux qui dessert les parcelles appartenant aux défendeurs ;
- les fouilles préventives et les travaux prévus sont susceptibles d'engendrer des désordres sur ces propriétés voisines ;
- le constat de l'état actuel de ces bâtiments ainsi que celui des éventuels dommages qui surviendraient durant l'exécution des travaux sont nécessaires afin de déterminer les responsabilités encourues et les préjudices subis à l'occasion d'une instance au fond.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, en application de l'article
R. 621-1-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages puis, le cas échéant, aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée d'exécution des travaux./ L'ordonnance désignant l'expert peut prévoir, par dérogation à l'article R. 751-3, qu'elle sera notifiée par le demandeur aux personnes dont les immeubles sont susceptibles d'être affectés par des dommages./ L'expert dépose un premier rapport accompagné d'un état de ses vacations, frais et débours, dès l'issue de la phase de constat. Le président de la juridiction () fixe alors par ordonnance le montant des honoraires et des frais et débours dû à l'expert, dans les conditions prévues par l'article R. 621-11./ La mission de l'expert peut se poursuivre, si l'ordonnance mentionnée au deuxième alinéa l'a prévu, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant la durée d'exécution des travaux, à l'initiative du demandeur saisi, le cas échéant, par l'une des parties mentionnées au deuxième alinéa. Le montant des honoraires et des frais et débours est fixé après le dépôt du ou des rapports relatifs aux dommages dans les conditions prévues par l'article R. 621-11, sans préjudice de l'application des dispositions de l'article R. 621-12 ".
2. La requête de la commune d'Autun qui a été examinée dans le cadre de la présente ordonnance tend au constat de l'état actuel des bâtiments jouxtant le terrain d'emprise de son futur musée panoptique, préalablement à l'exécution de travaux publics et, le cas échéant, à rechercher les causes et l'étendue des dommages susceptibles de survenir pendant la durée des travaux. Elle entre ainsi dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu d'y faire droit.
ORDONNE :
Article 1er : M. Jean-Marc Deverchère, ingénieur IPF, demeurant 3 Bis Route de Charlieu, à Chauffailles (71170) est désigné comme expert avec pour mission de :
1°) se faire communiquer, avant le début du chantier en cause, tous documents qu'il jugera utiles à l'accomplissement de sa mission, prendre connaissance des travaux envisagés ;
2°) convoquer préalablement les parties suivantes : la commune d'Autun, Mme S et M. D, Mme N R, M. G E, M. A U et Mme M F, la SCI Chalou, Mme I et M. H, Mme K et M. L, M. B et Mme C, M. et Mme Q et le syndicat des copropriétaires 1-3 Rue des Maréchaux, représenté par Mme I épouse J.
3°) se rendre sur les lieux des travaux envisagés, jouxtant le terrain d'emprise du futur musée panoptique, situés Rue des Maréchaux à Autun (71400), visiter les immeubles avoisinant le terrain d'assiette des travaux à venir, visés par la requête du 21 mai 2024 ;
4°) établir un état descriptif et qualitatif des sous-sols, des immeubles et autres ouvrages appartenant aux parties, exploités ou habités par elles, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur ; dire s'ils présentent des dégradations ou des désordres inhérents à leur structure, à leurs fondations, à leur mode de construction, à leur état de vétusté ou à la nature du sous-sol sur lequel ils reposent, prendre toute photographie utile ; décrire les précautions prises par les parties quant à la préservation du bâti dans la perspective des travaux dont s'agit ;
5°) le cas échéant, en cas de dommages signalés en cours de chantier, procéder à leur examen en vue de déterminer leurs causes et étendue et prescrire toute mesure conservatoire utile ;
6°) d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.
Article 3 : L'expert disposera des pouvoirs d'investigations les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, s'entourer de tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et à éclairer le tribunal administratif.
Il pourra obtenir de toute partie et de tout tiers à l'instance, sans délai, la consultation ou la communication de tous documents qu'il estimera nécessaires à l'accomplissement de sa mission ; en cas de carence des parties, il en informera le président du tribunal qui, après avoir provoqué les observations écrites de la partie récalcitrante, pourra ordonner la production des documents, s'il y a lieu sous astreinte, autoriser l'expert à passer outre ou l'autoriser à déposer son rapport en l'état, le tribunal tirant les conséquences du défaut de communication des documents à l'expert.
Article 4 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 6 : L'expert avertira les parties des jours et heures auxquels il sera procédé au(x) constat(s) conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 7 : L'expert adressera aux parties, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, le " premier rapport " mentionné au troisième alinéa de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative.
Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Il adressera ce premier rapport au tribunal en deux exemplaires, dont un sous format numérique via l'application Transfertpro : https://send.transfertpro.com/ en sélectionnant comme destinataire le mail : expertises.ta-dijon@juradm.fr et l'autre sous format papier.
Article 8 : Dans l'hypothèse prévue au dernier alinéa de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, l'expert adressera aux parties le ou les rapports relatifs aux dommages survenus pendant la durée des travaux.
Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son ou de ses rapports par les parties.
Il adressera ce ou ces rapports au tribunal en deux exemplaires, dont un sous format numérique via l'application Transfertpro : https://send.transfertpro.com/ en sélectionnant comme destinataire le mail : expertises.ta-dijon@juradm.fr et l'autre sous format papier.
Avec le dépôt du dernier rapport, l'expert informera le tribunal de l'achèvement de sa mission et lui demandera de procéder à la taxation de ses frais et honoraires portant sur l'examen des dommages survenus en cours de chantier.
Article 9 : Les frais et honoraires de l'expert seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 10 : Par dérogation à l'article R. 751-3 code de justice administrative, la présente ordonnance sera notifiée par le demandeur aux personnes dont les immeubles sont susceptibles d'être affectés par des dommages.
Article 11 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune d'Autun et à M. Jean-Marc Deverchère, expert.
La commune d'Autun notifiera la présente ordonnance à Mme S et à M. D, à Mme N R, à M. G E, à M. A U et à Mme M F, à la SCI Chalou, à Mme I et à M. H, à Mme K et à M. L, à M. B et à Mme C, à M. et Mme Q et au syndicat des copropriétaires 1-3 Rue des Maréchaux, représenté par Mme I épouse J.
Fait à Dijon le 13 juin 2024.
Le juge des référés,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
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01/06/2026