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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2401870

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2401870

vendredi 16 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2401870
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov" par l'ANAH. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucun moyen juridique intelligible et n'avait pas été régularisée dans le délai de recours. Les arguments présentés ont été jugés inopérants ou insuffisamment précis. Cette décision a été prise sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 mai 2024, M. A B demande au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler la décision du 12 mai 2024 par laquelle la directrice de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a implicitement rejeté le recours administratif préalable obligatoire dirigé contre la décision du 2 février 2024 retirant le bénéfice de la prime de transition énergétique " MaPrimeRénov ".

Par une ordonnance n° 2408064 du 11 juin 2024, prise sur le fondement de l'article R. 351-3 du code de la justice administrative, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis le dossier de la requête au tribunal administratif de Dijon.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge () ".

2. M. B, en se bornant à indiquer que ses parents " ne maitrisent pas le service internet et ne fonctionnent qu'à l'ancienne avec le mode écrit " et à solliciter la " bienveillance " du tribunal " face à la non-compréhension des modalités d'internet ", n'a invoqué aucun moyen intelligible -c'est-à-dire aucun argument juridique- et sa requête n'a été suivie dans le délai de recours contentieux de deux mois, qui a en l'espèce commencé à courir au plus tard le 30 mai 2024 -date à laquelle la requête a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise-, d'aucune production satisfaisant aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En tout état de cause, les seuls éléments exposés par le requérant apparaissent comme des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B peut être rejetée en application des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à l'Agence nationale de l'habitat.

Fait à Dijon le 16 août 2024.

Le président de la 3ème chambre,

L. Boissy

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier

N°2401870

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