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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402121

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402121

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402121
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction sous astreinte au centre hospitalier de Cosne-sur-Loire de transmettre des informations à la CNRACL. La juridiction a jugé que ces conclusions à fin d’injonction, présentées à titre principal, étaient manifestement irrecevables. Le juge administratif ne peut en effet se substituer à l’administration ni adresser d’injonctions sans demande préalable d’annulation d’une décision ou de condamnation pécuniaire. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er juillet 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'enjoindre au centre hospitalier de Cosne-sur-Loire de transmettre les informations réclamées à plusieurs reprises par la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL), sous astreinte de 350 euros par mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".

3. Il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accueillir des conclusions tendant à d'autres fins qu'à l'annulation d'une décision administrative identifiée et produite ou à la condamnation d'une personne publique à verser une somme d'argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d'administrateur, ni se substituer aux administrations compétentes, ni adresser des injonctions à titre principal à une administration de produire des documents administratifs.

4. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'enjoindre au centre hospitalier de Cosne-sur-Loire de transmettre les informations réclamées à plusieurs reprises par la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL), sous astreinte de 350 euros par mois. Toutefois, M. B ne formule aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation d'une personne publique, mais seulement des conclusions à fin d'injonction, présentées à titre principal, qui sont irrecevables. Dès lors, la requête de M. B, qui est entachée d'une irrecevabilité manifeste, doit, pour ce motif, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée, pour information, au centre hospitalier de Cosne-sur-Loire et à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales.

Fait à Dijon le 19 septembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

P. Nicolet

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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