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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402350

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402350

jeudi 8 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402350
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'autorisation de rembourser une dette de loyers impayés par petites mensualités. La juridiction a jugé cette demande irrecevable pour deux motifs : d'une part, il n'appartient pas au juge administratif d'accorder des facilités de paiement pour une dette sociale ; d'autre part, la requérante n'avait pas préalablement saisi la caisse d'allocations familiales (CAF) d'une demande de remise, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, rappelle que Mme B doit s'adresser directement à la CAF pour négocier un échéancier.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2024, Mme A B soumet au tribunal un litige relatif à une dette de " loyer impayés " en indiquant être " prête à rembourser sa dette mais selon de petites sommes chaque mois ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. En premier lieu, il n'appartient pas au tribunal administratif, dans le cadre de sa mission juridictionnelle et de son office, d'accorder au requérant un échéancier ou des facilités de paiement d'une dette sociale. Dès lors, Mme B n'est pas recevable à demander au tribunal de l'autoriser à " rembourser " sa " dette selon un contrat de petites sommes chaque mois ".

4. En second lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

5. Mme B n'a pas, avant de saisir le tribunal, demandé à la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Nièvre de lui accorder une remise de sa dette concernant des " loyers impayés ". Elle ne justifie donc pas, à la date de la présente ordonnance, d'une décision de la CAF statuant sur sa demande. La requérante a ainsi méconnu les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B est manifestement irrecevable et peut ainsi être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

7. Il appartient seulement à l'intéressée, si elle s'y croit fondée, de demander à la CAF de la Nièvre de mettre en œuvre des modalités de remboursement de sa dette supportables au regard de sa capacité contributive.

ORDONNE :

Article 1er : La requête Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, à la caisse d'allocations familiales de la Nièvre.

Fait à Dijon le 8 août 2024.

Le président de la 3ème chambre,

L. Boissy

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion de territoires, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

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