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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402645

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402645

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402645
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la réduction de suppléments d'impôt sur le revenu et de pénalités pour les années 2015, 2017 et 2020 à hauteur de 32 595 euros. La requérante invoquait uniquement sa situation financière difficile et un remboursement partiel, sans contester le bien-fondé des impositions. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, car ils ne remettaient pas en cause la légalité des impositions. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer la réduction des suppléments d'impôt sur le revenu auxquels elle a été assujettie au titre des années 2015, 2017 et 2020, et des pénalités correspondantes, à hauteur de la somme de 32 595 euros.

Par un mémoire, enregistré le 9 septembre 2024, Mme B informe le tribunal qu'elle a déposé une demande de sursis à paiement auprès de l'administration fiscale.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. Par la présente requête Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer la réduction des suppléments d'impôt sur le revenu auxquels elle a été assujettie au titre des années 2015, 2017 et 2020, et des pénalités correspondantes, à hauteur de la somme de 32 595 euros. Toutefois, en se bornant à évoquer sa situation financière difficile, avec une enfant à charge qu'elle élève seule, et en faisant valoir qu'elle a déjà remboursé une partie des sommes dues, Mme B ne conteste pas utilement le bien-fondé des impositions et des pénalités qui ont été mises à sa charge. Par suite, la requête de Mme B, qui ne comporte que des moyens inopérants, doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée, pour information, à la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or.

Fait à Dijon le 10 octobre 2024.

Le président,

P. Nicolet

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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