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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402677

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402677

mardi 22 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402677
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d'aide personnalisée au logement de 175,05 euros réclamé par la CAF de Saône-et-Loire. La requérante n'a pas fourni d'argumentation suffisante pour établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits, malgré une demande de régularisation conforme à l'article R. 772-6 du code de justice administrative. En application du 7° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants ou insuffisamment précis.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 août 2024, Mme A B soumet au tribunal un litige qui l'oppose à la caisse d'allocations familiales (CAF) de Saône-et-Loire relatif à un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 175,05 euros au titre de la période allant de décembre 2022 à septembre 2023.

Mme B soutient qu'elle a informé la CAF de Saône-et-Loire que son fils était salarié depuis octobre 2022, qu'elle ne comprend pas le paiement à son " bailleur " en " février 2024 " ni le fait qu'elle a bénéficié de " sommes dérisoires " si c'est pour lui " réclamer maintenant ", qu'elle a eu " 3 mois rattrapés juillet, août, septembre 2023 ", qu'elle ne perçoit plus les aides dont elle bénéficiait, qu'elle a un contrat à durée déterminée, qu'elle se trouve dans une situation financière difficile, qu'elle est honnête et malade.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (), les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. Les moyens invoqués par Mme B analysés ci-dessus, dans les visas, sont inopérants ou ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.

4. Le 8 août 2024, le greffe du tribunal a donc invité la requérante à régulariser et à motiver sa requête, conformément à la procédure décrite à l'article R. 772-6 du code de justice administrative en mettant à sa disposition le formulaire mentionné à l'article R. 772-7. La lettre recommandée avec avis de réception comportant cette demande de régularisation a été notifiée à l'intéressée le 13 août 2024. Mme B, qui a seulement transmis un extrait de son dossier allocataire auprès de la CAF de Saône-et-Loire et un courrier qu'elle a adressé à cet organisme relatif à la situation professionnelle de son fils, n'a donc pas, dans le délai qui lui était imparti, retourné le formulaire dûment renseigné ni produit de nouveau mémoire qui comporterait une argumentation propre à établir que la décision prise par la directrice de la CAF de Saône-et-Loire aurait méconnu ses droits.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B peut être rejetée en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, à la caisse d'allocations familiales de Saône-et-Loire.

Fait à Dijon le 22 octobre 2024.

Le président de la 3ème chambre,

L. Boissy

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

No 2402677

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