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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2402816

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2402816

mardi 3 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2402816
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationREFERE
Avocat requérantSI HASSEN MYRIAM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 août 2024, M. E F représenté par Me Si Hassen demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 15 août 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

3°) d'annuler l'arrêté du 15 août 2024 par lequel le préfet de Saône-et-Loire l'a assigné à résidence dans l'arrondissement de Chalon-sur-Saône pour une durée de quarante-cinq jours ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocate sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur l'arrêté l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :

- l'arrêté est entaché d'un vice d'incompétence ;

- l'arrêté est insuffisamment motivé et n'a pas été précédé d'un examen complet de sa situation ;

Sur la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision lui refusant un délai de départ volontaire :

- elle est illégale par la voie de l'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que le risque de fuite n'est pas établi ;

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale par la voie de l'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est illégale par la voie de l'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Sur l'assignation à résidence :

- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;

- le signataire de la décision était incompétent ;

- elle est insuffisamment motivée dès lors que la nécessité de se présenter au commissariat de police du lundi au vendredi n'est pas justifiée ;

- le préfet a commis une erreur d'appréciation en fixant les modalités d'assignation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Des pièces nouvelles déposées pour M. F ont été enregistrées le 28 août 2024.

Une pièce déposée par le préfet de Saône-et-Loire a été enregistrée le 30 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C par une décision du 22 juillet 2024 pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 2 septembre 2024 à 14 heures 15 :

- le rapport de M. C ;

- les observations de Me Si Hassen, représentant M.F, qui persiste par les mêmes moyens dans les conclusions de la requête ;

-les observations de M. D, représentant le préfet de la Côte-d'Or qui persiste par les mêmes moyens dans ses conclusions tendant au rejet de la requête ;

-le préfet de Saône-et-Loire n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. F ressortissant algérien né le 8 avril 1989, demande au tribunal d'annuler les deux arrêtés du 15 août 2024 par lesquels, d'une part, le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans, et, d'autre part, le préfet de Saône-et-Loire l'a assigné à résidence dans l'arrondissement de Chalon-sur-Saône pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique dispose : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. F, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays à destination et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français :

4. Par un arrêté du 18 janvier 2024, référencé 151/SG, publié le 22 janvier 2024 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, le préfet de la Côte-d'Or a donné à M. H A, sous-préfet de Montbard, délégation en toutes matières, sous réserve des exceptions énumérées à l'article 3 au nombre desquelles ne figurent pas les décisions en litige, lors des permanences organisées le week-end, les jours fériés et les jours chômés en fonction du tour de permanence préétabli. Il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est pas même allégué, que M. A n'aurait pas été de permanence le jeudi 15 août 2024, jour de signature de l'arrêté en litige. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant le pays à destination :

5. En premier lieu, les décisions attaquées comportent l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement de sorte que le requérant pouvait en contester utilement les motifs. Dès lors, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation doit être écarté.

6. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. F avant de prononcer les décisions en litige. En particulier, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet a vérifié, ainsi qu'en attestent les mentions portées sur l'arrêté contesté, que M. F n'avait pas de droit au séjour. Par suite, le moyen tiré d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé doit être écarté.

En ce qui concerne le moyen dirigé contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français :

7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".

8. M. F soutient qu'en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de la Côte-d'Or a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Toutefois, il est constant que l'intéressé, qui est célibataire, ne résidait en France que depuis deux ans à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Enfin, la circonstance qu'après s'être fait passer pour ressortissant espagnol, il ait été embauché comme ouvrier viticole entre le 13 mai et le 26 juillet 2024 est, en tout état de cause, compte tenu de la brièveté de cette première expérience, insuffisante pour démontrer qu'il serait inséré professionnellement. Dans ces conditions, M. F qui n'établit ni avoir fixé le centre de ses intérêt privés et familiaux en France, ni être inséré à la société française, n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision supprimant le délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, les moyens invoqués à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ayant été écartés, M. F n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.

10. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Selon l'article L. 612-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : " () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 du même code dispose : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".

11. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. F, le préfet de la Côte-d'Or s'est fondé sur la circonstance qu'il existait un risque de fuite, dans la mesure où, ce qui n'est pas contesté, l'intéressé ne pouvait justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'avait pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il avait déclaré lors de son audition le 14 août 2024 qu'il ne regagnerait pas l'Algérie et qu'il ne pouvait présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité. Le préfet de la Côte-d'Or n'a dès lors pas commis d'erreur d'appréciation en estimant qu'il existait un risque que le requérant se soustraie à l'exécution de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet et pouvait par suite, pour ce motif, refuser de lui accorder un délai de départ volontaire en se fondant sur le 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne le moyen dirigé contre la décision fixant le pays de destination :

12. Les moyens invoqués à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ayant été écartés, M. F n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français :

13. En premier lieu, les moyens invoqués à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ayant été écartés, M. F n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français.

14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

15. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.

16. En l'espèce, la décision par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a interdit à M. F de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an mentionne les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle expose de manière suffisante les motifs de fait sur lesquels elle se fonde et atteste de la prise en compte par le préfet, qui a procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par les dispositions précitées.

17. En dernier lieu compte tenu de la situation privée et familiale de M. F, telle que retracée au point 8, le préfet de la Côte-d'Or n'a pas commis d'erreur d'appréciation en lui faisant interdiction de retourner sur le sol national pendant une durée d'un an.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision d'assignation à résidence :

18. En premier lieu, par un arrêté du 21 avril 2023 référencé 71-2023-04-21-00001, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, le préfet de Saône-et-Loire a donné à M. B G, sous-préfet de Louhans, délégation en toutes matières, sous réserve des exceptions au nombre desquelles ne figure pas la décision en litige, lors des permanences organisées les jours fériés en fonction du tour de permanence préétabli. Il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est pas même allégué, que M. G n'aurait pas été de permanence le jeudi 15 août 2024, jour de signature de l'arrêté en litige. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée ne peut qu'être écarté.

19. En deuxième lieu, les moyens invoqués à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ayant été écartés, M. F n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision d'assignation à résidence.

20. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de l'article L. 732-1 du même code : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ".

21. La décision en litige, qui vise les dispositions du 1° de l'article L. 731-1 et celles de l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle que M. F a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai par arrêté du 15 août 2024 du préfet de la Côte-d'Or , notifié le même jour. Elle indique ensuite que l'exécution de cette mesure demeure une perspective raisonnable mais que l'intéressé ne peut pas quitter immédiatement le territoire français, dans la mesure où il est démuni de documents d'identité et de voyage et qu'il est nécessaire d'obtenir un laissez-passer consulaire et de prévoir l'organisation matérielle de son départ. Par suite, et alors que le préfet de Saône-et-Loire n'était pas tenu de justifier les modalités de présentation aux services de police qu'il a retenues, cette décision est suffisamment motivée.

22. En dernier lieu, le requérant n'établit pas qu'en exigeant qu'il se présente quotidiennement hors samedi, dimanche et jours fériés ou chômés à 9H00 au commissariat de police de Chalon-sur-Saône le préfet de Saône-et-Loire lui aurait imposé des modalités de contrôle disproportionnées. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet doit, par suite, être écarté.

23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des arrêtés du 14 août 2024 ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

24. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. F et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le préfet de la Côte-d'Or.

D E C I D E :

Article 1er : M. F est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le préfet de la Côte-d'Or sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E F, au préfet de la Côte-d'Or, au préfet de Saône-et-Loire et à Me Si Hassen.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

O. CLa greffière,

L. Lelong

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or et au préfet de Saône-et-Loire, chacun en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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