mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2403342 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2024, Mme A B soumet au tribunal un litige relatif à " une dette d'APL " d'un montant de " 318,16 euros ".
Mme B soutient que son fils ne l'aide pas financièrement en dépit du salaire qu'il perçoit, que ses revenus ne lui permettent pas de payer la dette mise à sa charge et qu'elle est intérimaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". Aux termes de l'article R. 431-4 du même code : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur () ".
3. L'article R. 612-1 du code de justice administrative dispose que : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".
4. Le 8 octobre 2024, le greffe du tribunal a invité Mme B, en application de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, à régulariser sa requête au regard des articles R. 431-4 et R. 412-1 du même code. Les lettres recommandées avec avis de réception comportant ces demandes de régularisation ont été notifiées à l'intéressé le 12 octobre 2024. Toutefois, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti, Mme B n'a pas signé sa requête et n'a pas produit une décision lui réclamant un indu d'aide personnelle au logement ni justifié de l'impossibilité de produire cette décision.
5. La requête de Mme B, qui n'a pas été régularisée, est ainsi manifestement irrecevable et peut dès lors être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Dijon le 3 décembre 2024.
Le président de la 3ème chambre,
L. Boissy
La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
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