jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2403347 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2024, M. A D C B, représenté par Me Riquet Michel, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui fournir la notice explicative et le certificat médical vierge normalisé à transmettre, renseigné, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), cela dans les dix jours suivant la notification de l'ordonnance à venir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- l'urgence, du reste présumée s'agissant d'une procédure de renouvellement de titre de séjour, est caractérisée, l'inertie de l'administration le plaçant dans une situation irrégulière, avec perte de ses droits au titre de l'assurance maladie, au risque de graves répercussions sur sa santé ;
- la mesure sollicitée est utile, sa demande de titre de séjour ne pouvant être instruite tant qu'il n'aura pas été rendu destinataire des documents réclamés ;
- cette mesure ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 octobre 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que le protocole médical a été remis à M. C B le 5 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, né en 1990 et de nationalité tchadienne, a déposé le 29 mars 2024 une demande de titre de séjour " vie privée et familiale " en qualité d'étranger malade et se plaint de n'avoir pas ensuite été rendu destinataire du certificat médical vierge normalisé devant être transmis, dans le cadre de cette procédure, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, non plus que de la notice explicative y afférent. Il demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de faire injonction au préfet de la Côte-d'Or de lui faire parvenir ces documents.
2. Il résulte de l'instruction que, le 5 octobre 2024, donc en cours d'instance, l'administration a transmis à M C B un " kit OFII " dont l'intéressé ne conteste pas qu'il contient le certificat médical vierge et la notice demandés. Ainsi, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ont perdu leur objet, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Rien ne s'oppose à ce que M. C B soit admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus.
4. Il n'y a pas lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions accessoires présentées sur le fondement combiné de l'article 37 de cette loi et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : M. C B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. C B.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D C B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Côte-d'Or et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Fait à Dijon, le 24 octobre 2024.
Le président du tribunal, juge des référés,
David Zupan
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026