LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2403347

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2403347

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2403347
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant tchadien demandant au préfet de la Côte-d'Or de lui fournir les documents nécessaires à l'instruction de sa demande de titre de séjour pour raison médicale. En cours d'instance, l'administration a transmis les documents sollicités, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en admettant le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 septembre 2024, M. A D C B, représenté par Me Riquet Michel, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui fournir la notice explicative et le certificat médical vierge normalisé à transmettre, renseigné, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), cela dans les dix jours suivant la notification de l'ordonnance à venir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- l'urgence, du reste présumée s'agissant d'une procédure de renouvellement de titre de séjour, est caractérisée, l'inertie de l'administration le plaçant dans une situation irrégulière, avec perte de ses droits au titre de l'assurance maladie, au risque de graves répercussions sur sa santé ;

- la mesure sollicitée est utile, sa demande de titre de séjour ne pouvant être instruite tant qu'il n'aura pas été rendu destinataire des documents réclamés ;

- cette mesure ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 octobre 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que le protocole médical a été remis à M. C B le 5 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, né en 1990 et de nationalité tchadienne, a déposé le 29 mars 2024 une demande de titre de séjour " vie privée et familiale " en qualité d'étranger malade et se plaint de n'avoir pas ensuite été rendu destinataire du certificat médical vierge normalisé devant être transmis, dans le cadre de cette procédure, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, non plus que de la notice explicative y afférent. Il demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de faire injonction au préfet de la Côte-d'Or de lui faire parvenir ces documents.

2. Il résulte de l'instruction que, le 5 octobre 2024, donc en cours d'instance, l'administration a transmis à M C B un " kit OFII " dont l'intéressé ne conteste pas qu'il contient le certificat médical vierge et la notice demandés. Ainsi, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ont perdu leur objet, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Rien ne s'oppose à ce que M. C B soit admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus.

4. Il n'y a pas lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions accessoires présentées sur le fondement combiné de l'article 37 de cette loi et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : M. C B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. C B.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D C B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Côte-d'Or et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.

Fait à Dijon, le 24 octobre 2024.

Le président du tribunal, juge des référés,

David Zupan

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions