vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2403767 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 novembre 2024, M. D C, représenté par Mme B A en vertu d'un jugement d'habilitation familiale générale du tribunal judiciaire de Nevers du 24 novembre 2023, représenté par Me Boirin, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de déterminer les conditions de sa prise en charge par le centre hospitalier de Cosne-Cours-sur-Loire ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Cosne-Cours-sur-Loire la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, en application de l'article
L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".
2. M. C a été victime d'un infarctus du myocarde en septembre 2022, entraînant de graves séquelles cognitivo-comportementales. Il a été pris en charge successivement par le centre hospitalier de Cosne-Cours-sur-Loire, le centre de rééducation fonctionnelle Pasori et le centre hospitalier universitaire de Dijon. Si, dans ses conclusions, M. C met uniquement en cause le centre hospitalier de Cosne-Cours-sur-Loire, il résulte néanmoins de l'instruction que les griefs ne portent que sur sa prise en charge et plus particulièrement sur les conditions de survenance de l'accident du 20 juillet 2024 au centre de rééducation fonctionnelle Pasori, établissement privé à but lucratif.
3. Il résulte de ce qui précède que la demande d'expertise ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Dès lors, la requête de M. C doit être rejetée sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C et à Mme B A, en sa qualité de représentante légale de M. C.
Fait à Dijon le 6 décembre 2024.
Le juge des référés,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de la Nièvre, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
No 2403767
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