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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2403948

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2403948

mardi 8 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2403948
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantCARLINI ET ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme B de leurs conclusions en annulation et en décharge de rappels d’impôts pour 2019. Les requérants ont maintenu leurs demandes de condamnation de l’État aux dépens et au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté ces conclusions, estimant qu’aucun dépens n’avait été engagé et qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à la demande de frais irrépétibles. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2024, M et Mme A B, représentés par Me Le Gallo, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle l'administration fiscale a rejeté leur réclamation préalable réceptionnée le 29 mars 2024 ;

2°) de prononcer la décharge des rappels d'impositions supplémentaires mis à leur charge au titre de l'année 2019 ;

3°) de condamner l'Etat aux dépens ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mai 2025, la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or conclut au non-lieu à statuer sur la requête et s'en remet à la sagesse du tribunal s'agissant des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une lettre du 23 juin 2025, le tribunal a demandé aux requérants, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de leur requête.

Par un mémoire, enregistré le 2 juillet 2025, M. et Mme B doivent être regardés comme se désistant de leurs conclusions à fin d'annulation et à fin de décharge et maintenant leurs conclusions présentées au titre des dépens et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. En premier lieu, par un mémoire, enregistré le 2 juillet 2025, M. et Mme B se désistent de leurs conclusions à fin d'annulation et à fin de décharge. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. En deuxième lieu, la présente instance n'ayant pas engendré de dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées à ce titre par la M. et Mme B ne peuvent qu'être rejetées.

4. En troisième lieu, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. et Mme B au titre L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance des conclusions à fin d'annulation et à fin de décharge de M. et Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A B et à la directrice régionale des finances publiques de Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or.

Fait à Dijon, le 8 juillet 2025.

Le président,

P. Nicolet

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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