mercredi 11 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2403983 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | NERAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 novembre 2024, M. A B, représenté par Me Neraud, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner au ministre des armées de lui communiquer, dans les vingt-quatre heures suivant la notification de l'ordonnance à venir :
- la décision ministérielle n° 20214-501810/ARM/DRHAT/PRECJ/BR/SOFF/NP du 22 août 2024 écartant sa candidature à un engagement initial dans l'armée de terre ;
- l'entier dossier sur la base duquel cette décision a été prise, et en particulier les tests auxquels il a été soumis et leurs résultats ;
- les appréciations émises par les personnels qui ont encadré sa préparation militaire en juillet 2022 ;
- plus généralement, tous documents ou avis ayant contribué à l'adoption de la décision du 22 août 2024 ;
2°) d'assortir cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les documents demandés sont indispensables pour lui permettre d'apprécier l'opportunité d'exercer un recours contre la décision pour excès de pouvoir à l'encontre de la décision du 22 août 2024, voire un recours indemnitaire, puis d'exercer effectivement ces actions juridictionnelles.
Par un mémoire en défense enregistrés le 5 décembre 2024, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les documents demandés ont été transmis au conseil du requérant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a demandé au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner au ministre des armées de lui communiquer la décision du 22 août 2024 écartant sa candidature à un engagement initial dans l'armée de terre, l'entier dossier sur la base duquel cette décision a été prise, en particulier les résultats des tests psychotechniques et physiques auxquels il a été soumis en vue de cet engagement, les appréciations émises par les personnels qui avaient encadré sa préparation militaire en juillet 2022, enfin, et plus généralement, tous documents ou avis ayant contribué à l'adoption de la décision en cause.
2. Il résulte de l'instruction que le ministre des armées a transmis au conseil du requérant, le 3 décembre 2024, la décision du 22 août 2024, dont l'intéressé n'avait reçu qu'un acte d'information, un ensemble de pièces retraçant l'instruction de sa demande (relevé du " passage en sélection ", compte rendu des entretiens (entretien initial, entretien d'évaluation, entretien d'orientation) et la fiche d'évaluation de la " préparation militaire découverte " (PMD) effectuée en juillet 2022. M. B ne prétend pas que ces documents seraient incomplets ou ne correspondraient pas à sa demande. Dans ces conditions, il est réputé avoir obtenu satisfaction en cours d'instance. Ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ayant ainsi perdu leur objet, il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions accessoires de M. B tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre des armées.
Fait à Dijon, le 11 décembre 2024.
Le président du tribunal, juge des référés,
David Zupan
La République mande et ordonne au ministre des armées, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La gerffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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01/06/2026