LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2500698

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2500698

vendredi 6 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2500698
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSELARL PARC - MONNET BOURGOGNE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d’expertise formée par Mme E et M. C, agissant pour leur fille A, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants souhaitaient déterminer les conditions de la prise en charge de la naissance de leur enfant au CHU de Dijon le 21 mai 2022, marquée par un hématome rétro-placentaire et une anoxo-ischémie périnatale. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, car l’état de santé actuel de la mère et de l’enfant était satisfaisant, rendant la perspective d’un litige en responsabilité insuffisamment fondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 février 2025, Mme B E et M. D C, agissant tant en leur nom propre qu'en qualité de représentants légaux de leur fille mineure, A C, représentés par Me Petit, demandent au juge des référés d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de déterminer les conditions de la prise en charge de la naissance de leur fille par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Dijon le 21 mai 2022.

Mme E et M. C soutiennent que :

- le 21 mai 2022 au matin, Mme E, alors enceinte de son premier enfant, a consulté le service des urgences de la maternité du CHU de Dijon à la suite de douleurs ;

- Mme E a été invitée à regagner son domicile à midi après un simple contrôle par monitoring ;

- aux alentours de 19h, Mme E a ressenti des vertiges, puis, une heure plus tard, elle a perdu une grande quantité de sang nécessitant un appel au SAMU ;

- M. C a également sollicité sa voisine en qualité de sage-femme retraitée afin d'expliquer au mieux la situation au médecin régulateur ;

- malgré la demande de la sage-femme, aucune ambulance n'a été dépêchée en urgence et l'interne de garde le matin même a simplement recontacté Mme E par téléphone puis a finalement envoyé une ambulance privée à son domicile ;

- à son arrivée dans service des urgences maternité à 21h47 et après l'appel direct initié par sa voisine sage-femme, Mme E, alors victime d'un hématome rétro-placentaire, a été prise en charge pour une césarienne en code rouge ;

- A est née à 22h14, elle a immédiatement présenté de graves troubles, avec un APGAR à zéro à trois et cinq minutes de vie ;

- A a été hospitalisée en réanimation néonatale pendant dix jours pour une anoxo-ischémie périnatale avec un score de Sarnat à 2 et un score de Thompson à 11 et a présenté des convulsions ;

- le CHU de Dijon a refusé de communiquer à Mme E l'enregistrement de l'appel au SAMU du début de soirée ;

- le suivi médical de A est depuis lors pris en charge par le CHU de Dijon ;

- une expertise judiciaire est nécessaire afin de déterminer les conditions de la prise en charge de Mme E et de sa fille et de déterminer leurs préjudices.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2025, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Ravaut :

1°) ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée, sous les protestations et réserves d'usage quant au bien-fondé de sa mise en cause ;

2°) demande que la mission dévolue à l'expert soit complétée.

Par un mémoire, enregistré le 11 mars 2025, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Côte-d'Or ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée et demande au juge des référés de réserver ses droits dans l'attente du rapport d'expertise.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2025, le CHU de Dijon, représenté par Me Dandon :

1°) ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée, sous les protestations et réserves d'usage quant à son éventuelle responsabilité ;

2°) demande que la mission dévolue à l'expert soit complétée.

Vu :

- les pièces de procédure établissant que la requête a été notifiée aux personnes mises en cause ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, en application de l'article

L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ". L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.

2. Il résulte de l'instruction que, si le CHU de Dijon a pu commettre des manquements dans la prise en charge de Mme E et de sa fille A à l'occasion de l'hémorragie survenue le jour de sa naissance, l'état de santé actuel de ces dernières est tout à fait satisfaisant.

3. Il résulte de ce qui précède que la mesure d'expertise sollicitée n'apparaît pas utile dans la perspective d'un litige dans lequel Mme E et M. C chercheraient à engager la responsabilité du CHU de Dijon. Par suite, leur requête doit être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme E et M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B E, à M. D C, à Harmonie mutuelle, à Plansanté crédit agricole assurances, au centre hospitalier universitaire de Dijon, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.

Fait à Dijon le 6 juin 2025.

Le juge des référés,

L. Boissy

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2500698

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions