mercredi 24 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2500793 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP THUAULT FERRARIS CORNU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 mars 2025, la commune de Ouanne, représentée par Me Ferraris, demande au juge des référés d'ordonner une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de déterminer les causes et origines des désordres affectant l'église de Chassenay, dont la rénovation a été réalisée en exécution d'un marché public en 2021.
La commune de Ouanne soutient que :
- elle a confié les travaux de réfection de la toiture de l'église de Chassenay à M. B A, entrepreneur individuel, qui est décédé le 21 août 2021, avant l'achèvement du chantier ;
- l'entreprise Roger Denis charpente couverture a repris le chantier en cours, pour un montant de travaux restant à réaliser estimé à 44 355 euros hors taxes pour l'abandonner ensuite ;
- la maître d'œuvre, EM Concept, a chiffré à 30 020 euros le montant des travaux restant à réaliser, consistant pour l'essentiel en la pose de tuiles faîtières, de contrefiches et de liens de faîtage ainsi que de tuiles sur la tourelle ;
- les 14 février et 10 avril 2024, elle a adressé à l'entreprise Roger Denis charpente couverture des demandes quant à la date de reprise du chantier, lesquelles sont restées sans réponse ;
- le 21 mai 2024, elle a fait procéder à un constat par huissier de justice qui a permis d'identifier des désordres de nature à affecter l'étanchéité de l'édifice ;
- par un courriel du 16 mai 2024, l'entreprise Roger Denis charpente couverture lui a assuré reprendre le chantier avant fin juin 2024 ;
- afin de s'assurer de cet engagement, elle lui a adressé un projet de protocole transactionnel qui ne lui a jamais été retourné ;
- l'organisation d'une expertise est nécessaire afin de déterminer les causes et origines des désordres et des chiffrer les préjudices subis.
Le 6 mai 2025, le juge des référés a mis en demeure l'entreprise Roger Denis charpente couverture de produire ses observations dans un délai de quinze jours, en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2025, l'entreprise EM concept ne s'oppose pas à l'expertise et informe le tribunal de la signature d'un protocole d'accord entre les parties.
Par un mémoire, enregistré le 18 septembre 2025, la commune de Ouanne déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, en application de l'article
L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement de la commune de Ouanne de sa requête est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la commune de Ouanne.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Ouanne, à l'entreprise Roger Denis charpente couverture et à l'entreprise EM concept.
Fait à Dijon le 24 septembre 2025.
Le juge des référés,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2500793
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026