vendredi 18 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2501115 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DEME BABA HAMADY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 mars 2025, M. A B, représenté par Me Deme, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour " vie privée et familiale " ;
2°) de dire que l'ordonnance à venir sera exécutoire dès son prononcé en application de l'article R. 522-13 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 1 500 euros TTC au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que l'inertie de l'administration l'empêche de travailler et donc de subvenir aux besoins de son foyer, qui compte trois enfants en bas âge ;
- la mesure sollicitée est utile pour les mêmes raisons ;
- elle ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 avril 2025, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- M. B a sollicité tardivement le renouvellement de sa carte de séjour, après l'expiration du délai fixé à cet effet par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de sorte que cette demande aurait pu être déclarée irrecevable et ne pas donner lieu à la délivrance de l'attestation prévue par l'article R. 431-15-1 du même code ;
- toutefois, il a été décidé de délivrer à l'intéressé cette attestation, de sorte que les conditions d'urgence et d'utilité ne sont en tout état de cause plus remplies.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né en 1998, a sollicité le renouvellement de sa carte de séjour " vie privée et familiale ", obtenue en qualité de parent d'enfants français. Il demande au juge des référés d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de cette demande.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Il y a lieu d'accorder à M. B l'aide juridictionnelle à titre provisoire, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus.
Sur la mesure sollicitée :
3. Il résulte de l'instruction que M. B a été mis en possession, en cours d'instance, d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ses conclusions à fin d'injonction ont ainsi perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.
Sur la demande présentée au titre de l'article R. 522-13 du code de justice administrative :
4. Aucune circonstance particulière ne justifie que la présente ordonnance soit rendue exécutoire dès sa signature, comme le permet l'article R. 522-13 du code de justice administrative, plutôt qu'au moment de sa notification aux parties. Les conclusions présentées en ce sens doivent donc être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, à titre provisoire.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction présentées par M. B.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et à Me Baba Hamady Deme.
Copie en sera adressée pour information au préfet de Saône-et-Loire et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Fait à Dijon, le 18 avril 2025.
Le président du tribunal, juge des référés,
David Zupan
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026