LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2502691

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2502691

mardi 9 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2502691
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationCH 3 JU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de la commission de médiation du droit au logement opposable de la Côte-d’Or de lui attribuer un logement d’urgence. Le tribunal a estimé que la commission n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, car la requérante n’était pas de bonne foi en raison d’une dette locative importante et d’une expulsion due à son propre comportement. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. Bien que la requête ait été jugée abusive, aucune amende n’a été infligée pour des considérations propres à la situation de l’intéressée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2025, Mme A... C... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 22 mai 2025 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable du département de la Côte-d’Or a rejeté sa demande tendant à ce que lui soit attribué un logement d’urgence ;

2°) d’ordonner au préfet de la Côte-d’Or de lui attribuer un logement dans les délais « les plus brefs ».

Mme C... soutient que la commission de médiation du droit au logement opposable du département de la Côte-d’Or a commis une erreur d’appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2025, le préfet de la Côte-d’Or conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que le moyen invoqué par Mme C... n’est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Boissy, président, pour statuer sur les litiges relevant de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique, M. Boissy a lu son rapport et entendu les observations de M. B... représentant le préfet.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. Pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d’urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d’accès au logement social et justifier qu’il se trouve dans une des situations prévues au II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation et satisfait à un des critères définis à l’article R. 441-14-1 de ce code.

2. Par une décision du 22 mai 2025, dont la requérante demande l’annulation, la commission de médiation du droit au logement opposable du département de la Côte-d’Or a rejeté la demande présentée par Mme C... tendant à ce que sa demande de logement soit reconnue prioritaire et urgente en application du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.

3. Il ressort des pièces du dossier que le logement social qui avait été attribué à Mme C... était adapté à sa situation et que l’expulsion de ce logement qui a été effectivement mise en œuvre à son encontre, avec le concours de la force publique, à l’été 2025, ne résulte que de son propre comportement et, en particulier, de la cessation injustifiée du paiement de ses loyers. La requérante, qui a accumulé une dette locative supérieure à 16 000 euros et qui a au demeurant déjà été relogée dans un appartement de type T3, en septembre 2025, n’est manifestement pas de bonne foi. Dans ces conditions, la requérante n’est pas fondée à soutenir que la commission de médiation du droit au logement opposable du département de la Côte-d’Or a commis une erreur d’appréciation.

4. Il résulte de ce qui précède que Mme C... n’est pas fondée à demander l’annulation de la décision attaquée. Sa requête doit par suite être rejetée.

5. Aux termes de l’article R. 741-12 du code de justice administrative : « Le juge peut infliger à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ».

6. Compte tenu des écritures et des pièces transmises par le préfet ainsi que des observations orales de son représentant lors de l’audience, il apparaît que la requête de Mme C... présente un caractère abusif. Il y aurait dès lors lieu, en principe, d’infliger à celle-ci une amende. Toutefois, pour des considérations propres à la situation particulière de l’intéressée, il ne sera en l’espèce pas fait usage de la faculté prévue à l’article R. 741-12 du code de justice administrative.


DECIDE :


Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... C... et au ministre de la ville et du logement.

Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au préfet de la Côte-d’Or.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2025.


Le magistrat désigné,

L. Boissy
La greffière,

A. Roussilhe



La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,
Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions