Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a été saisi par le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative pour demander l’expulsion d’un occupant sans droit ni titre d’un logement universitaire. Le requérant invoquait l’urgence et l’utilité de la mesure pour assurer la continuité du service public du logement étudiant. Toutefois, le CROUS s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions par un mémoire enregistré avant la clôture de l’instruction. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a ordonné la notification de la décision aux parties.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 septembre 2025, le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Bourgogne-Franche-Comté demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner l’expulsion de M. A... C... du logement qu’il occupe dans la résidence universitaire Mansart, située Boulevard Mansart à Dijon.
Il soutient que :
- M. C..., qui n’a pas obtenu le renouvellement de son droit d’occupation en 2025-2026 se maintient désormais sans droit ni titre dans les lieux ;
- la mesure demandée est indispensable pour assurer le bon fonctionnement du service public du logement des étudiants, dans un contexte d’une forte demande, de sorte que les conditions d’urgence et d’utilité sont remplies.
La procédure a été communiquée à M. C..., lequel n’a pas formulé d’observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus, au cours de l’audience publique, tenue à 9h 30 en présence de Mme Lelong, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Chenal-Peter, juge des référés ;
- les observations de Mme B..., pour le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens qu’elle expose oralement ; elle soutient en outre qu’un désistement doit être produit dans cette instance.
En application de l’article R. 522-8 du code de justice administrative, la clôture de l’instruction a été différée au 16 octobre 2025 à 12h.
Par un mémoire enregistré le 15 octobre 2025 à 13h17, le CROUS de Bourgogne-Franche-Comté déclare se désister de sa requête.
Considérant ce qui suit :
1. Le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Bourgogne-Franche-Comté demande au juge des référés d’enjoindre à M. C... de libérer le logement qu’il occupe dans la résidence universitaire Mansart à Dijon, et d’autoriser qu’il soit procédé à son expulsion, au besoin avec le concours de la force publique.
2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / 1 Donner acte des désistements (…) »
3. Le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Bourgogne-Franche-Comté s’est désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement d’instance est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance du CROUS de Bourgogne-Franche-Comté.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au CROUS de Bourgogne-Franche-Comté et à M. A... C....
Fait à Dijon, le 20 octobre 2025.
La présidente du tribunal, juge des référés,
A-L. Chenal-Peter
La République mande et ordonne à la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière