Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le requérant n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe en application des articles R. 612-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Faute pour M. A... d’avoir fourni l’acte contesté ou justifié d’une impossibilité de le faire dans le délai imparti, sa requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 octobre 2025, M. B... A..., conteste la décision portant rejet de la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ».
Par lettre du 22 octobre 2025, M. A... a été invité à régulariser sa requête par la production de la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». L’article R. 612-1 du même code dispose : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser (…) / La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».
2. Selon l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué (…) ».
3. M. A... n’ayant pas joint à sa requête la décision qu’il entend contester, portant rejet de la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement », le greffe du tribunal l’a invité, par lettre recommandée du 22 octobre 2025, dont il a accusé réception le 24 octobre 2025, à la produire afin de régulariser son recours. M. A... n’a cependant, à l’expiration du délai de
quinze jours qui lui était imparti, cela à peine d’irrecevabilité, ni produit l’acte attaqué ni argué d’une quelconque impossibilité de le verser au dossier. Sa requête est donc manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité prévue par l’article R. 222-1 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au département de l’Yonne.
Fait à Dijon le 17 décembre 2025.
La présidente,
A-L CHENAL-PETER
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d’Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,