LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2504374

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2504374

vendredi 5 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2504374
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur la demande de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bourgogne Franche-Comté, a refusé de mettre fin à l’injonction provisoire faite à cette dernière d’autoriser la polyclinique Sainte-Marguerite à exercer des activités de chirurgie oncologique. L’ARS invoquait une méconnaissance du schéma régional de santé et des règles du code de la santé publique, mais le juge a estimé qu’aucun élément nouveau, au sens de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, ne justifiait de modifier l’ordonnance du 6 novembre 2025. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant l’obligation pour l’ARS de délivrer l’autorisation provisoire jusqu’au jugement au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée 20 novembre 2025, l’agence régionale de santé de Bourgogne Franche-Comté (ARS BFC) demande au juge des référés de mettre fin, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, à l’injonction que le juge des référés du tribunal administratif de Dijon lui a faite, par une ordonnance nos 2503799, 2503826 du 6 novembre 2025, d’autoriser, à titre provisoire, la polyclinique Sainte-Marguerite à exercer les activités libellées « traitement du cancer oncologique / B1- chirurgie oncologique viscérale et digestive complexe / mission de recours et chirurgie complexe » et « traitement du cancer oncologique / B1- chirurgie oncologique viscérale et digestive complexe / chirurgie oncologique du rectum ».

L’ARS BFC soutient que :
- la délivrance d’une autorisation à la polyclinique Sainte-Marguerite méconnaît les objectifs du schéma régional de santé qu’elle a définis ;
- la délivrance d’une autorisation à la polyclinique Sainte-Marguerite se ferait en méconnaissance des règles relatives à la durée des autorisations mentionnées aux articles L. 6122-8, L. 6229-1 et R. 6122-37 du code de la santé publique ;
- le recours à la mise en œuvre du pouvoir de dérogation du directeur général de l’ARS BFC définie aux articles R. 1435-40 à R. 1435-43 du code de la santé publique n’est pas possible.

Vu :
- l’ordonnance nos 2503799, 2503826 du juge des référés du 6 novembre 2025 ;
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de la santé publique ;
- le décret n° 2022-689 du 26 avril 2022 relatif aux conditions d’implantation de l’activité de soins de traitement du cancer ;
- le décret n° 2022-693 du 26 avril 2022 relatif aux conditions techniques de fonctionnement de l’activité de soins de traitement du cancer ;
- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l’organisation et à l’action des services de l’Etat dans les régions et départements ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique qui s’est tenue le 2 décembre 2025 en présence de Mme Kieffer, greffière, M. Boissy a lu son rapport et entendu les observations de Mmes A... et Bellanger représentant l’ARS BFC.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d’un élément nouveau, modifier les mesures qu’il avait ordonnées ou y mettre fin ».

2. Si, eu égard à leur caractère provisoire, les décisions du juge des référés n’ont pas, au principal, l’autorité de la chose jugée, elles sont néanmoins, conformément au principe rappelé à l’article L. 11 du code de justice administrative, exécutoires et, en vertu de l’autorité qui s’attache aux décisions de justice, obligatoires.

3. Dans son ordonnance nos 2503799, 2503826 du 6 novembre 2025, le juge des référés a estimé que le motif que l’ARS BFC avait retenu pour refuser d’autoriser la polyclinique Sainte-Marguerite à exercer les activités libellées « traitement du cancer oncologique / B1- chirurgie oncologique viscérale et digestive complexe / mission de recours et chirurgie complexe » et « traitement du cancer oncologique / B1- chirurgie oncologique viscérale et digestive complexe / chirurgie oncologique du rectum » apparaissait entaché d’une erreur de fait de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la partie de la décision n° 2025-1666 du 21 août 2025 qui était en litige.

4. D’une part, en ordonnant à l’ARS BFC d’autoriser la polyclinique Sainte-Marguerite, à titre provisoire -c’est-à-dire jusqu’à l’intervention du jugement au fond de l’affaire-, à exercer les activités mentionnées au point 2, le juge des référés a implicitement mais nécessairement estimé, au regard des éléments qui avaient été portés à sa connaissance, que la polyclinique Sainte-Marguerite avait vocation à être l’un des trois établissements de santé que le schéma régional de santé avait retenus, dans le département de l’Yonne, pour exercer ce type d’activités.

5. D’autre part, le juge des référés n’ayant pas été saisi de contestations portant sur l’ensemble des autorisations accordées, son office ne lui permettait donc pas, en tout état de cause, d’ordonner à l’ARS BFC de procéder au réexamen de l’ensemble des dossiers des candidats. Il a simplement indiqué que l’ARS BFC pouvait procéder -notamment en vue de respecter les objectifs schéma régional de santé sur ce point-, si elle le souhaitait et sous certaines conditions, au réexamen de l’ensemble des demandes d’autorisation.

6. Compte tenu de ce qui vient d’être dit aux points 4 et 5 et des seuls arguments qui ont été analysés, ci-dessus, dans les visas, l’ARS BFC n’a fait état d’aucun élément nouveau, au sens de l’article L. 521-4 du code de justice administrative -notamment d’aucun nouveau motif de refus d’autorisation ou d’aucune critique du moyen de légalité retenu-, qui serait de nature à modifier l’injonction qui a été ordonnée le 6 novembre 2025.

7. Il résulte de tout ce qui précède, et ainsi qu’il a été oralement précisé aux représentantes de l’ARS BFC à l’audience, qu’il appartient bien à l’ARS BFC, au visa de l’ordonnance nos 2503799, 2503826 du 6 novembre 2025, d’autoriser la polyclinique Sainte-Marguerite, à titre provisoire, à exercer les activités mentionnées au point 2 jusqu’au jugement au fond de l’affaire par le tribunal ou, le cas échéant, jusqu’à ce que le Conseil d’Etat -actuellement saisi d’un pourvoi en cassation contre cette ordonnance- ou le juge des référés -utilement saisi d’une nouvelle demande présentée sur le fondement de l’article L. 521-4- annule ou mette fin à cette injonction.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de l’agence régionale de santé de Bourgogne Franche-Comté est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l’agence régionale de santé de Bourgogne Franche-Comté et à la société Clinique Paul Bert.

Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, au centre hospitalier de Sens.


Fait à Dijon le 5 décembre 2025.

Le juge des référés,

L. Boissy


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition,
Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions