LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2504493

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2504493

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2504493
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSCP LANCELIN & LAMBERT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. C... A..., fonctionnaire hospitalier, visant à contester le refus de prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge et la décision l'autorisant à faire valoir ses droits à la retraite. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la privation de rémunération invoquée étant inhérente à l'application de la limite d'âge et ne constituant pas une urgence particulière justifiant la suspension. Par conséquent, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article L. 556-3 du code général de la fonction publique), les requêtes ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I - Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2025, et un mémoire, enregistré le 13 décembre 2025, M. D... C... A... demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision en date du 27 octobre 2025 du directeur de l'établissement public de santé mentale de Sevrey (71100), rejetant sa demande de prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge de départ à la retraite ;

M. C... A... soutient que :
la condition d’urgence est remplie au vu de sa situation économique, dès lors qu’il fait l'objet d'une mesure d'éviction qui le prive de sa rémunération ; elle l’est également au vu de sa situation financière dans l’attente de la liquidation de la retraite qui lui sera versée pour son activité dans le secteur privé ;
il peut justifier de l’existence d’un moyen sérieux, et tenant :
à l’incompétence de l’auteur de l’acte ;
au défaut de motivation de la décision contestée ;
à la violation de l'article L. 556-3 du code général de la fonction publique, en ce qu’il remplissait les conditions légales, de sorte que la mesure était de droit.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 décembre 2025, l’établissement public de santé mentale de Sevrey conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge du requérant la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que la condition d’urgence n’est pas remplie, et que le requérant ne fait état d’aucun moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

II - Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2025, et un mémoire, enregistré le 13 décembre 2025, M. D... C... A... demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision en date du 27 novembre 2025 du directeur de l'établissement public de santé mentale de Sevrey (71100), l’autorisant à faire valoir ses droits à la retraite ;

M. C... A... soutient que :
la condition d’urgence est remplie au vu de sa situation économique, dès lors qu’il fait l'objet d'une mesure d'éviction qui le prive de sa rémunération ;
il peut justifier de l’existence d’un moyen sérieux, et tenant :
à l’incompétence du signataire de l’acte ;
au défaut de motivation de la décision contestée ;
à la violation de l'article L.556-3 du code général de la fonction publique, en ce qu’il remplit les conditions légales pour obtenir une prolongation d’activité.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2025, l’établissement public de santé mentale de Sevrey conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge du requérant la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que la condition d’urgence n’est pas remplie, et que le requérant ne fait état d’aucun moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu :
- les autres pièces des dossiers ;
-,les requêtes n° 2504354 et 2504609, enregistrées les 19 novembre et 6 décembre 2025, tendant à l’annulation des décisions susmentionnées.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2009-744 du 30 septembre 2009 ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, par une décision du 1er septembre 2025, désigné M. Beaujard pour exercer les fonctions de juge des référés au titre du livre V du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique qui s’est tenue le 15 décembre 2025 en présence de Mme Roulleau, greffière, M. Beaujard a lu son rapport et entendu les observations de M. C... A....

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.



Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 2504354 et 2504609 présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.

2. M. C... A..., fonctionnaire hospitalier exerçant en qualité d'aide médico- psychologique dans la maison d'accueil spécialisée au sein de l'établissement public de santé mentale de Sevrey, et atteint par la limite d’âge, a été informé qu’il sera mis en retraite le 1er février 2026. Il a sollicité une prolongation d’activité. Sa demande a été rejetée par un courrier du 27 octobre 2025. Par une requête n° 2504354, M. C... A... a demandé l’annulation de cette décision. Par une seconde requête n° 2504609, il a demandé l’annulation d’une décision en date du 27 novembre 2025 l’autorisant à faire valoir ses droits à la retraite. Enfin, par deux requêtes n° 2504354 et 2504609, il demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution des deux décisions des 27 octobre et 27 novembre 2025.

Sur les conclusions de la requête n° 2504493 :

3. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».

4. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 556-3 du code général de la fonction publique : « La limite d'âge est reculée d'une année pour tout fonctionnaire qui, au moment où il atteignait sa cinquantième année, était parent d'au moins trois enfants vivants, à la condition qu'il soit apte à l'exercice de ses fonctions ». Le premier alinéa du I de l’article 4 du décret n° 2009-744 du 30 septembre 2009 dispose que : « La demande de prolongation d'activité est présentée par le fonctionnaire à l'employeur public au plus tard 6 mois avant la survenance de la limite d'âge. Il en est accusé réception ».

5. Il est constant que M. C... A... a adressé à son administration une demande de prolongation d’activité le 18 septembre 2025, soit moins de six mois avant la survenance de la limite d’âge qui lui était applicable, fixée au 27 février 2026. Il s’ensuit que sa demande présentait un caractère tardif et que le directeur de l'établissement public de santé mentale de Sevrey était tenu, pour ce seul motif, de rejeter sa demande de prolongation d’activité. Par suite, les moyens invoqués par M. C... A... sont inopérants, ne peuvent qu’être écartés et n’apparaissent ainsi pas propres à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête n° 2504493 de M. C... A... doit être rejetée.

Sur les conclusions de la requête n° 2504608 :

7. Eu égard à ce qui a été dit ci-dessus, le directeur de de l'établissement public de santé mentale de Sevrey était tenu d’autoriser M. C... A... à faire valoir ses droits à la retraite. Les moyens invoqués par M. C... A... dans cette seconde requête sont par suite également inopérants, et n’apparaissent ainsi pas propres à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

8. Il résulte de ce qui précède que la requête n° 2504608 de M. C... A... doit également être rejetée.



ORDONNE :


Article 1er : Les requêtes n° 2504493 et 2504608 de M. C... A... sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... C... A... et au directeur de l'établissement public de santé mentale de Sevrey.

Copie en sera adressée au préfet de Saône-et-Loire.



Fait à Dijon le 19 décembre 2025.




Le juge des référés,




P. Beaujard



La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Le greffier,






Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions