Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A... d’une requête visant à obtenir la fixation de son complément indemnitaire annuel. Le juge a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé qu’il n’appartient pas au juge administratif, en dehors des cas prévus par la loi, de se prononcer sur des conclusions autres que l’annulation d’une décision ou la condamnation au versement d’une somme d’argent. En l’espèce, la demande de Mme A... ne relevait pas de l’office du juge, qui ne peut se substituer à l’administration.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 décembre 2025, Mme B... A... saisit le tribunal d’un recours administratif et lui demande de fixer son complément indemnitaire annuel à sa juste et équitable valeur.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4°Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
Il n’appartient pas au juge administratif, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l’espèce, de se prononcer sur des conclusions autres que celles tendant à l’annulation d’une décision ou à la condamnation d’une personne publique au versement d’une somme d’argent. En l’espèce, en demandant au tribunal de fixer son complément indemnitaire annuel à sa juste et équitable valeur, Mme A... ne saisit le juge administratif, auquel il n’appartient pas de faire œuvre d’administrateur, d’aucune conclusion qui relève de son office. Par suite sa requête ne peut qu’être rejetée comme manifestement irrecevable en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Dijon, le 9 décembre 2025.
Le président,
O. Rousset
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,