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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2504936

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2504936

vendredi 2 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2504936
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait sa réintégration dans un institut de formation paramédicale après une exclusion définitive. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas joint, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, la copie d'un recours au fond en annulation contre la décision d'exclusion. Le juge des référés a donc fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 décembre 2025, Mme B... A... demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sa réintégration à l’institut de formations paramédicales des hospices civils de Beaune ou dans un autre institut, à la suite de la décision en date du 24 novembre 2025 de la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants de l’institut de formations paramédicales des hospices civils de Beaune qui l’exclut de manière définitive de cet institut.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Selon l’article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». Aux termes, cependant, de l’article L. 522-3 : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, le premier alinéa de l’article R. 522-1 dispose : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière » ;

2. Mme A..., qui demande sa réintégration à l’institut de formations paramédicales des hospices civils de Beaune ou dans un autre institut, à la suite de la décision du 24 novembre 2025 de la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants de l’institut de formations paramédicales des hospices civils de Beaune qui l’exclut de manière définitive de cet institut, n’a pas joint à son mémoire introductif d’instance, comme l’imposent à peine d’irrecevabilité les dispositions précitées du code de justice administrative, la copie d’un recours au fond tendant à l’annulation de la décision en cause. Il n’apparaît d’ailleurs pas qu’un tel recours ait été déposé ou transmis au greffe du tribunal. La présente requête en référé‑suspension, qui, en outre, ne peut tendre, à titre principal, qu’à la suspension de la décision attaquée, est donc manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité définie par l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Dijon, le 2 janvier 2026.


La présidente du tribunal, juge des référés,




A-L Chenal-Peter


La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d’Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition,
La greffière


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