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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2000597

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2000597

jeudi 16 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2000597
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantLE GUE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 1er avril 2020, 14 décembre 2022 et 3 janvier 2023, la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) représentée par Me Le Gue, demande au tribunal :

1°) de condamner solidairement, sur le fondement de la garantie décennale, les sociétés l'Atelier d'architecture Giovani Cappai (AGC), la société EDEIS, la société Patricola, et la société Bureau Veritas construction à lui verser la somme de 766 977,32 euros en remboursement des frais d'investigation, des mesures conservatoires, des travaux de reprises et des frais de maîtrise d'œuvre résultant des désordres affectant le réseau de chauffage primaire et secondaire de trois bâtiments du centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Besançon ;

2°) de la garantir de toutes les autres sommes qu'elle serait éventuellement amenée à régler dans le cadre du même sinistre ;

3°) de mettre à la charge solidaire de ces sociétés la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SMABTP soutient que :

- sa requête est recevable ;

- elle est subrogée dans les droits du CHRU de Besançon ;

- les désordres affectant le réseau de chauffage primaire et secondaire de trois bâtiments du CHRU de Besançon ont fait l'objet d'une déclaration de sinistre dans le délai d'épreuve de 10 ans suivant la réception des travaux ;

- ces désordres sont de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination ;

- il y a lieu de lui verser la somme de 33 752,40 euros TTC au titre des frais d'investigation, 21 922,89 euros TTC au titre des mesures conservatoires, 610 270,43 euros TTC au titre des travaux de reprises et 101 031,60 euros TTC au titre des frais de maîtrise d'œuvre.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 janvier 2021 et 13 janvier 2023, la société SIRR Ingénierie, substituée par la société EDEIS, représentée par Me Nicolier, conclut :

- à titre principal, à sa mise hors de cause ;

- à titre subsidiaire, à ce que la SECIP soit condamnée à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre et à ce que les sommes qui lui sont réclamées soient ramenées à de plus justes proportions ;

- en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société EDEIS fait valoir que :

- sa responsabilité ne peut être recherchée sur le fondement de la garantie décennale, dès lors que la SMABTP n'établit pas l'existence de désordres de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination ;

- les désordres constatés ne sont pas imputables à la construction du système de chauffage primaire et secondaire mais à l'utilisation qui a été faite de ce réseau de chauffage par le CHRU de Besançon, notamment par l'utilisation de la solution et de " produits agressifs " ;

- la société SECIP doit être condamnée à la relever de toute condamnation dès lors que cette dernière assure l'exploitation et l'entretien du réseau de chauffage du CHRU de Besançon et qu'elle est alors seule responsable des dommages constatés ;

- en cas de partage, sa responsabilité doit être limitée de 25 %.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 février 2021 et 26 janvier 2023, la société Bureau Veritas construction, représentée par Me Draghi-Alonso, conclut :

- à titre principal, à sa mise hors de cause ;

- à titre subsidiaire, à ce que les sommes qui lui sont réclamées soient ramenées à de plus justes proportions et à la condamnation solidaire des sociétés AGC, EDEIS, Patricola et SECIP à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre ;

- en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de la SMABTP la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société Bureau Veritas construction fait valoir que :

- sa responsabilité ne peut être recherchée sur le fondement de la garantie décennale, dès lors que, en tant que contrôleur technique, la présomption de responsabilité ne lui est pas applicable et que la SMABTP ne démontre pas que les désordres lui sont imputables ;

- les désordres constatés ne sont pas imputables à la construction du système de chauffage primaire et secondaire mais à l'utilisation de certains produits dans ce réseau de chauffage par le CHRU de Besançon ;

- elle était en charge de contrôler la réalisation des travaux et non pas les produits utilisés dans le système de chauffage ;

- les sociétés AGC, EDEIS, Patricola et SECIP doivent être condamnées à la relever de toute condamnation dès lors que ces dernières étaient en charge de la maîtrise d'œuvre et de la construction de l'ouvrage ;

- en cas de partage, sa responsabilité doit être retenue à hauteur de 5 %.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 janvier 2023 et 26 janvier 2023, la société d'exploitation de chauffage et d'incinérât de Planoise (SECIP), représentée par Me Debuchy, conclut :

- à titre principal, à l'incompétence de la juridiction administrative pour connaitre des conclusions tendant à ce qu'elle soit appelée à garantir la société EDEIS de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre ;

- à titre subsidiaire, à l'irrecevabilité de ces mêmes conclusions ;

- en tout état de cause, à sa mise hors de cause et à ce que la société EDEIS soit condamnée à lui verser la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SECIP fait valoir que :

- elle n'a pas la qualité de constructeur ou de participant à la construction ;

- l'appel en garantie formé à son encontre par la société EDEIS est prescrit en application de l'article 2224 du code civil ;

- la société EDEIS n'a pas qualité lui donnant intérêt à agir pour l'appeler en garantie ;

- le rapport d'expertise n'a pas été réalisé dans le respect du principe du contradictoire ;

- sa responsabilité sur le fondement de la responsabilité quasi-délictuelle ne peut être recherchée ;

- les sociétés EDEIS, Patricola et Bureau Veritas doivent être condamnées à la relever de toute condamnation dès lors que ces dernières étaient en charge de la maîtrise d'œuvre et de la construction de l'ouvrage.

La procédure a été communiquée aux sociétés l'Atelier d'architecture Giovani Cappai et Patricola, qui n'ont pas produit de mémoire.

Par une lettre du 21 décembre 2022, les parties ont été informées qu'en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public relevé d'office tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions tendant à ce que la SECIP soit appelée à garantir la société EDEIS de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre, dès lors que la SECIP n'a pas la qualité de constructeur ou de participant à la construction.

Par un mémoire, enregistré le 23 décembre 2022, la société EDEIS, représentée par Me Nicolier, a présenté des observations à ce moyen relevé d'office.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code civil ;

- le code de la commande publique ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de M. A,

- les observations de Me Nicolier, pour la société EDEIS et de Me Saget, substituant Me Debuchy, pour la SECIP.

Considérant ce qui suit :

1. Le centre hospitalier régional universitaire de Besançon a lancé en 2007 une opération portant sur la construction d'un bâtiment d'hospitalisation de 430 lits, la restructuration de locaux existants en vue d'installer une cuisine relais à l'hôpital Jean Minjoz et la restructuration et l'extension de blocs opératoires de ce même hôpital. La mission de maîtrise d'œuvre de cette opération a été confiée à la société AGC, qui était constituée en un groupement solidaire comprenant le bureau d'études EDEIS. Le lot du marché de travaux portant sur le " chauffage-ventilation-plomberie " a été attribué à la société Patricola et la mission de contrôle technique à la société Bureau Veritas construction. Les travaux ont été réceptionnés le 2 décembre 2011. Des désordres affectant le système de chauffage ont été constatés en mai 2012 et le CHRU de Besançon a déclaré le sinistre afférent, auprès de la SMABTP, le 15 avril 2013. Par la présente requête, la SMABTP, subrogée dans les droits du CHRU de Besançon, demande au tribunal de déclarer les sociétés AGC, EDEIS, Patricola, et Bureau Veritas responsables, au titre de la garantie décennale, des désordres affectant le système de chauffage et de les condamner solidairement à lui verser la somme de 766 977,32 euros au titre du remboursement des préjudices qu'elle a pris en charge.

Sur les demandes indemnitaires :

En ce qui concerne l'engagement de la responsabilité décennale et les société débitrices :

2. Il résulte des principes qui régissent la garantie décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître de l'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.

3. D'une part, il n'est pas contesté que la réaction chimique produite par le contact entre la solution " " utilisée dans le cadre de la maintenance du système de chauffage du centre hospitalier et des éléments à base d'éthylène-propylène-diène monomère intégrés dans ce système, est la cause des désordres constatés. Il est constant que ces désordres sont apparus dans le délai d'épreuve de dix ans et ont rendu l'ouvrage impropre à sa destination. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que la solution " ", dont il n'est pas utilement contesté que ses propriétés sont restées identiques entre la conception du projet et la réception des travaux, a toujours été utilisée par le CHRU de Besançon pour la maintenance de son système de chauffage. Dès lors, il appartenait aux sociétés en charge de la maitrise d'œuvre et de la réalisation de l'ouvrage de concevoir et de construire un système de chauffage avec des matériaux compatibles avec l'utilisation de la solution " ". Si la société EDEIS fait valoir que l'utilisation de la solution " " résulte d'un choix du CHRU de Besançon, cette circonstance ne suffit pas, eu égard aux missions confiées à la maitrise d'œuvre, à démontrer que les désordres constatés ne lui sont en aucune façon imputables. De la même manière, il résulte de l'instruction que l'utilisation d'un " produit agressif " dans le système de chauffage explique la rapidité à laquelle les dommages ont été constatés sur les éléments à base d'éthylène-propylène-diène sans pour autant constituer la cause des désordres. En tout état de cause, l'utilisation d'un " produit agressif " n'est, en l'état de l'instruction, qu'une hypothèse de l'expertise, qui n'est corroborée par aucune autre pièce versée à l'instance. Il s'ensuit que les désordres constatés rendant l'ouvrage impropre à sa destination sont imputables au choix des matériaux lors de la conception et de la réalisation de l'ouvrage.

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 111-23 du code de la construction et de l'habitation, désormais codifié à l'article L. 125-1 du même code : " Le contrôleur technique a pour mission de contribuer à la prévention des différents aléas techniques susceptibles d'être rencontrés dans la réalisation des ouvrages. Il intervient à la demande du maître de l'ouvrage et donne son avis à ce dernier sur les problèmes d'ordre technique, dans le cadre du contrat qui le lie à celui-ci. Cet avis porte notamment sur les problèmes qui concernent la solidité de l'ouvrage et la sécurité des personnes ". Il résulte de ces dispositions que la responsabilité du contrôleur technique au titre de la garantie décennale peut être recherchée dans la limite de la mission qui lui a été confiée par le maitre d'ouvrage. En l'espèce, il résulte de l'instruction, et notamment du " rapport initial de contrôle technique additif n°3 " établi le 11 décembre 2007, que le Bureau Veritas est intervenu sur l'installation en litige, désignée dans le rapport " réseau humides " et qu'il a estimé que les éléments fournis par le maitre d'ouvrage " ne sont pas suffisamment explicites pour lever toute ambiguïté, bien que l'interprétation " faite par le contrôleur technique " ne génère pas d'aléas techniques visés dans notre contrat ". Il s'ensuit que le Bureau Veritas n'a pas émis un avis favorable à cette installation et, qu'en tout état de cause, le contrôle des matériaux utilisés pour la construction de l'ouvrage n'entrait pas dans son champ d'intervention. Par suite, la société Bureau Veritas est fondée à demander de ne pas voir sa responsabilité recherchée au titre de la garantie décennale.

5. Il résulte de ce qui précède que la SMABTP est fondée à rechercher la responsabilité des sociétés AGC et EDEIS, chargées de la conception de l'ouvrage, et de la société Patricola, chargée de la construction de l'ouvrage au titre de la garantie décennale.

En ce qui concerne l'évaluation du préjudice :

6. Saisi de demandes indemnitaires sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs, il appartient au juge de déterminer l'étendue du préjudice subi par le maître d'ouvrage qui présente un caractère indemnisable.

7. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le maitre d'ouvrage a été contraint de procéder à des investigations afin de déterminer la cause des désordres, la nature des travaux de reprise et leur chiffrage. Le montant des frais d'investigation, évalué à 33 752,40 euros TTC par différentes pièces concordantes versées à l'instance, n'est pas contesté par les parties en défense et il sera fait une exacte appréciation de ce préjudice en le fixant à 33 752,40 euros.

8. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que, pour continuer à faire fonctionner le système de chauffage, le maître d'ouvrage a fait intervenir la société en charge de la construction du système de chauffage afin de réaliser des mesures conservatoires. Le montant des mesures conservatoires, évalué à 21 922,89 euros TTC par différentes pièces concordantes versées à l'instance, n'est pas contesté par les parties en défense et il sera fait une exacte appréciation de ce préjudice en le fixant à 21 922,89 euros.

9. En dernier lieu, il résulte de l'instruction que le maitre d'ouvrage a été contraint de faire réaliser des travaux de reprise qui impliquent une nouvelle mission de maitrise d'œuvre relative à la conception et la réalisation des travaux, la constitution d'un cahier des charges et le remplacement des éléments défectueux. Le montant de la mission de maîtrise d'œuvre et des travaux de reprises, évalués respectivement à 101 031,60 euros TTC et 610 270,43 euros TTC par différentes pièces concordantes versées à l'instance, n'est pas contesté par les parties en défense et il sera fait une exacte appréciation de ce préjudice en le fixant à 711 302, 03 euros.

10. Il résulte de ce qui précède que les sociétés AGC, EDEIS et Patricola doivent être condamnées in solidum à verser à la SMABTP la somme de 766 977,32 euros.

En ce qui concerne l'appel en garantie formé par la société EDEIS :

11. Il résulte de l'instruction que la société SECIP, en charge de la maintenance du réseau de chauffage, n'a pas la qualité de maitre d'œuvre ou de constructeur. Dans ces conditions, elle ne peut pas voir sa responsabilité recherchée au titre de la garantie décennale.

12. Il résulte de ce qui précède que l'appel en garantie formé par la société EDEIS doit être rejeté.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la SMABTP qui n'a pas, dans la présente instance, la qualité de partie perdante.

14. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des sociétés AGC, EDEIS et Patricola le versement à la SMABTP de la somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

15. Par ailleurs, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société EDEIS le versement à la SECIP de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

16. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée par la société Bureau Veritas sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les sociétés AGC, EDEIS et Patricola sont condamnées in solidum à verser à la Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics la somme de 766 977, 32 euros.

Article 2 : Les sociétés AGC, EDEIS et Patricola verseront la somme globale de 1 500 euros à la Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La société EDEIS versera la somme de 1 500 euros à la société d'exploitation de chauffage et d'incinérât de Planoise au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la Société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), à l'Atelier d'architecture Giovani Cappai (AGC), à la société EDEIS, à la société Patricola, au Bureau Veritas construction et à la société d'exploitation de chauffage et d'incinérât de planoise (SECIP).

Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Grossrieder, présidente,

Mme Guitard, première conseillère,

M. Seytel, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.

Le rapporteur,

J. B

La présidente,

S. Grossrieder

La greffière,

C. Quelos

La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

(DEF)(/DEF)

[GS1]Choix de qui et de quoi

Des constructeurs ' Des matériaux '

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