mardi 13 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2000646 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SIRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 avril 2020, la société Da Gianni Ristorante, représentée par Me Sirat, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014, et des pénalités correspondantes ;
2°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2013 et 2014, et des pénalités correspondantes ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure de vérification de la comptabilité est irrégulière en l'absence de production par l'administration du mandat de l'expert-comptable permettant d'établir qu'il était habilité à suivre la procédure et faute qu'elle se soit déroulée dans les locaux de l'entreprise conformément aux dispositions de l'article L. 13 du livre de procédures fiscales ;
- les dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ont été méconnues en l'absence de réponse par le vérificateur à deux arguments développés en réponse à la proposition de rectification développés au paragraphes 2.2.4 et 2.5 de ses observations du 19 octobre 2016 ;
- les pourcentages de pondération n'ont pas été débattus oralement et contradictoirement ;
- la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires retenue par le vérificateur est excessivement sommaire voire radicalement viciée ;
- l'application de la majoration de 40% pour manquement délibéré n'est pas justifiée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2020, le directeur départemental des finances publiques du Doubs conclut au prononcé d'un non-lieu à statuer à hauteur des pénalités dégrevées, soit 41 268 euros, et au rejet du surplus de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Diebold, première conseillère,
- et les conclusions de M. Poitreau, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée Da Gianni Ristorante exploitait un restaurant spécialisé dans la cuisine italienne. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité en 2016, à l'issue de laquelle l'administration fiscale a opéré une reconstitution de son chiffre d'affaires au titre des exercices clos en 2013 et 2014 et lui a notifié des rehaussements en matière d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée par une proposition de rectification du 27 juillet 2016. La requérante a adressé une lettre d'observation le 22 septembre 2016 à l'administration qui lui a transmis le 21 octobre 2016 une réponse aux observations du contribuable. Les rehaussements maintenus à l'issue de la procédure de rectification contradictoire ont été mis en recouvrement le 16 décembre 2016 pour un montant de 39 555 euros en droits et pénalités, s'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée, et de 113 069 euros en droits et pénalités, s'agissant de l'impôt sur les sociétés. La société a effectué quatre réclamations successives, qui ont toutes fait l'objet d'une décision de rejet. A l'issue de la dernière, datée du 26 décembre 2019 et rejetée le 17 février 2020, la SARL Da Gianni Ristorante demande au tribunal de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014 et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2013 et 2014.
Sur l'étendue du litige :
2. Par une décision du 13 octobre 2020, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur départemental des finances publiques du Doubs a prononcé un dégrèvement en matière de taxe sur la valeur ajoutée et d'impôt sur les sociétés d'un montant de 41 268 euros correspondant aux pénalités dues au titre de l'année 2014. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge de la requérante dans cette mesure.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :
3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que l'administration a justifié du mandat général accordé le 10 mai 2016 par le gérant de la requérante à un expert-comptable afin de le représenter au cours des opérations de vérification de comptabilité de l'activité du restaurant engagées par l'avis de vérification du 7 avril 2016. Par ce même mandat, il a donné son accord pour que l'examen des pièces et documents comptables se déroule dans les locaux de la société Actis et non dans les locaux de l'entreprise. Par suite, le moyen ne pourra qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. () Lorsque l'administration rejette les observations du contribuable sa réponse doit également être motivée ".
5. Si la requérante affirme tout d'abord que le vérificateur n'a pas apporté de réponse à ses observations sur le paragraphe 2.2.4, il résulte de l'instruction que ce paragraphe porte sur la pondération de 3 % sur les produits vendus en bouteille et que l'administration y a répondu indirectement en portant ce taux à 8 % à la suite des observations de la requérante. S'agissant ensuite du paragraphe 2.5, qui porte sur le caractère inadapté au cas de la société de la méthode de reconstitution adoptée, il résulte de l'instruction que le vérificateur y a répondu au paragraphe 2 de la proposition de rectification. Par suite, le moyen sera écarté comme manquant en fait.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues par le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables. () ". Aux termes de l'article L. 47 du même livre : " Un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'une personne physique au regard de l'impôt sur le revenu ou une vérification de comptabilité ne peut être engagée sans que le contribuable en ait été informé par l'envoi ou la remise d'un avis de vérification ou par l'envoi d'un avis d'examen de comptabilité. / Cet avis doit préciser les années soumises à vérification et mentionner expressément, sous peine de nullité de la procédure, que le contribuable a la faculté de se faire assister par un conseil de son choix. () ". Dans le cas où la vérification de comptabilité d'une entreprise a été effectuée, soit, comme il est de règle, dans ses propres locaux, soit, si son dirigeant ou représentant l'a expressément demandé, dans les locaux du comptable auprès duquel sont déposés les documents comptables, c'est au contribuable qui allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'il ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat.
7. Il résulte de l'instruction que la société requérante a été informée, par un avis de vérification du 7 avril 2016, qu'elle ferait l'objet d'une vérification de comptabilité. Ces opérations de contrôle se sont déroulées, à la demande de la société effectuée le 10 mai 2016, au cabinet de son expert-comptable. La société requérante soutient qu'elle n'a pas pu débattre contradictoirement des taux de pondération retenus. Toutefois, et contrairement à ce que la société requérante soutient, le service a respecté le contradictoire, notamment sur ce point, en assurant plusieurs entretiens avec le gérant de la société les 19 mai 2016, 23 juin 2016 et 19 juillet 2016. L'administration précise ainsi que la question des pondérations à appliquer a été évoquée lors du second entretien, que la société n'a pas fait état de ce sujet dans son courrier contenant des observations formulées à l'issue de cet entretien, que le vérificateur ne s'est opposé à aucun échange avec la société et était présent une fois par semaine dans le cabinet de son expert-comptable durant la vérification. Enfin, les pourcentages retenus au titre des taux des pondérations figurent dans la proposition de rectification du 27 juillet 2016 à la suite de laquelle la SARL Da Gianni Ristorante a formulé des observations, ce qui a amené l'administration à tenir compte de ces dernières et de modifier les pourcentages appliqués tel que précisé dans la réponse aux observations. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été privée d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur sur les taux de pondération.
En ce qui concerne le bien-fondé des impositions en litige :
8. Aux termes de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Lorsque l'une des commissions visées à l'article L. 59 est saisie d'un litige ou d'une rectification, l'administration supporte la charge de la preuve en cas de réclamation, quel que soit l'avis rendu par la commission. / Toutefois, la charge de la preuve incombe au contribuable lorsque la comptabilité comporte de graves irrégularités et que l'imposition a été établie conformément à l'avis de la commission. La charge de la preuve des graves irrégularités invoquées par l'administration incombe, en tout état de cause, à cette dernière lorsque le litige ou la rectification est soumis au juge. / () ".
9. Les rehaussements envisagés par l'administration ayant été notifiés à la requérante selon la procédure de rectification contradictoire et la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires n'ayant pas été saisie du différend persistant entre le contribuable et l'administration, cette dernière supporte, en application des dispositions, citées au point précédent, de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales, la charge de la preuve de l'insuffisance des chiffres d'affaires taxables et des bénéfices imposables déclarés par la SARL Da Gianni Ristorante.
10. En premier lieu, la requérante soutient que la reconstitution du chiffre d'affaires opéré par l'administration l'a été sur la base de données qui ont servi à rejeter la comptabilité, que l'utilisation de données comptables considérées comme non-probantes est effectivement possible mais est encadrée, de sorte que le vérificateur n'aurait pas dû s'appuyer sur le poids des liquides relevant du taux normal pour reconstituer le chiffre d'affaires. Il résulte de l'instruction que l'administration a tout d'abord relevé une absence de bande de caisse journalière, de double des fiches clients et la tenue d'un cahier récapitulatif mensuel des recettes, et en a déduit que la comptabilité ne pouvait être considérée comme probante et régulière compte-tenu des anomalies constatées, notamment sur les justificatifs de recettes et inventaires de stocks. L'administration a alors procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires de la requérante en analysant l'ensemble des factures d'achat d'alcool et en distinguant les alcools vendus en bouteille, les alcools vendus en dose et les vins fins, puis en déterminant le montant des achats revendus de boissons alcoolisées après avoir pris en compte la variation de stocks, et a déterminé le montant des recettes à taux normal en appliquant aux achats revendus le prix de vente pratiqué par la SARL Da Gianni Ristorante pour chaque type d'alcool selon les tarifs que cette dernière lui avait préalablement communiqué à cet effet. Le vérificateur a ensuite tenu compte des pertes, des offerts et de la consommation du personnel, puis déterminé le pourcentage de ce chiffre d'affaires " alcools " par rapport au chiffre d'affaires total déclaré et en a déduit le chiffre d'affaires total de la société reconstitué. Par conséquent, la société Da Gianni Ristorante n'est pas fondée à soutenir que l'administration fiscale ne pouvait pas établir le chiffre d'affaires " alcool " en se basant sur le chiffre d'affaires total déclaré et en se référant à des éléments tirés de la comptabilité présentée, même si elle a été jugée insincère et non probante.
11. En deuxième lieu, la SARL Da Gianni Ristorante conteste les taux de pondération retenus par l'administration et lui reproche de les avoir fixés de manière arbitraire et non-contradictoire. S'agissant tout d'abord du respect du principe du contradictoire au cours de la procédure, comme cela a été dit aux points 6 et 7, ces taux ont été fixés et modifiés au cours de la procédure de contrôle qui s'est déroulée de manière contradictoire. S'agissant des taux de pondération retenus pour les alcools, l'administration justifie par la méthode de calcul qu'elle a retenue de son caractère suffisant. S'agissant du taux retenu pour les denrées alimentaires, la double application alléguée par la SARL Da Gianni Ristorante est contredite par l'administration qui souligne, sans être contredite, en avoir fait application au seul chiffre d'affaires reconstitué à taux réduit et que ce taux est au demeurant plus favorable à cette dernière.
12. En troisième lieu, si la requérante estime que la reconstitution des chiffres d'affaires est entachée d'erreurs et d'incohérences devant être rectifiées car elles aboutissent à une majoration injustifiée du chiffre d'affaires " alcools " relevant du taux normal de TVA, et partant du chiffre d'affaires total reconstitué, il résulte tout d'abord des annexes figurant sur la proposition de rectification et sur la réponse aux observations du contribuable que l'administration n'a retenu que des bouteilles entières. Par ailleurs, s'agissant de l'erreur de prix sur la référence " Montepulciano borgo Thaulero 0.375l ", il n'est pas établi que ce type de bouteille était présent dans le stock en 2014. Enfin, si la requérante pointe le fait que l'administration a pris en compte 4 bouteilles revendues pour 462 euros pour la référence " cognac Charles VII 70 cl " et 29 bouteilles revendues pour 1 566 euros pour la référence " porto 75 cl ", elle n'allègue pas pour autant que leur prise en compte pour reconstituer le chiffre d'affaires serait erronée de sorte que la divergence ainsi relevée par la requérante reste sans incidence sur le bien-fondé de la reconstitution contestée.
13. En quatrième lieu, si la SARL Da Gianni Ristorante soutient que la reconstitution du chiffre d'affaires n'est pas basée sur les tarifs appliqués pendant la période vérifiée mais sur ceux observés à compter du 1er janvier 2015, il résulte de l'instruction que la reconstitution du chiffre d'affaires de la société pour les exercices 2013 et 2014 a été effectuée sur la base des tarifs communiqués par la requérante. Si cette dernière a produit, en réponse à la proposition de rectification, une carte comprenant les tarifs pratiqués durant la période objet du contrôle, ce document porte la mention " prix 2011 2015 " de sorte qu'elle n'établit pas que les tarifs y figurant correspondent plus précisément à ceux pratiqués sur les exercices 2013 et 2014 que la carte qu'elle a transmise au vérificateur en début de contrôle. Par ailleurs, les corrections du prix de vente retenu pour certains vins sollicitées par la requérante ont été opérées dans la réponse apportée aux observations du contribuable.
14. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la méthode mise en œuvre par l'administration fiscale pour procéder à la reconstitution de son chiffre d'affaires sur la période litigieuse serait radicalement viciée ou excessivement sommaire.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la société Da Gianni Ristorante n'est pas fondée à demander la décharge des impositions qui lui ont été réclamées au titre de la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la SARL Da Gianni Ristorante demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de décharge de la société Da Gianni Ristorante, à concurrence des dégrèvements prononcés en cours d'instance.
Article 2 : Le surplus de la requête de la société Da Gianni Ristorante est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Da Gianni Ristorante et au directeur départemental des finances publiques du Doubs.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2023, à laquelle siégeaient :
- Thierry Trottier, président,
- Fabienne Guitard, première conseillère
- Natacha Diebold, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 juin 2023.
La rapporteure,
N.DieboldLe président,
T.Trottier
La greffière,
E. Cartier
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026