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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2102185

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2102185

jeudi 16 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2102185
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantBOYER

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Sous le numéro n° 2101328, par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 juillet 2021 et 29 septembre 2022, la société VM 25160, représentée par la S.E.L.A.R.L. Pierre-Xavier Boyer, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de recette en date du 15 janvier 2021 mettant à sa charge la somme de 43 159,48 euros ;

2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme correspondante ;

3°) de mettre à la charge de la partie perdante la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société VM 25160 soutient que :

- le titre de recette attaqué ne comporte pas les bases de liquidation ;

- il ne comporte pas le fondement de la créance ;

- le bien-fondé de la créance n'est pas établi.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 août 2021 et 27 décembre 2022, le syndicat mixte des Deux Lacs, représenté par Me Madjri, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Le syndicat mixte soutient que la requête est tardive et fait valoir que les moyens soulevés par la société VM 25160 ne sont pas fondés.

II. Sous le numéro n° 2102185, par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 décembre 2021, 29 septembre 2022 et 9 février 2023, la société VM 25160, représentée par la S.E.L.A.R.L. Pierre-Xavier Boyer, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre de recette en date du 4 août 2021 mettant à sa charge la somme de 120 502 euros ;

2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme correspondante ;

3°) de mettre à la charge de la partie perdante, la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société requérante soutient que :

- le titre de recette attaqué ne comporte pas les bases de liquidation ;

- il ne comporte pas le fondement de la créance ;

- le bien-fondé de la créance n'est pas établi.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 janvier 2022, 27 décembre 2022 et 6 février 2023, le syndicat mixte des Deux Lacs, représenté par Me Madjri, conclut au rejet de la requête, à titre reconventionnel d'enjoindre à la société requérante de transmettre, sans délai, tous les éléments qu'elle détient nécessaires à l'établissement des comptes, provisions et inventaires de la délégation de service public, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, à ce que soit mise à la charge de la société requérante la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à ce qu'elle soit condamnée à une amende de 5 000 euros pour recours abusif.

Le syndicat mixte fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés, qu'il ne dispose pas des éléments permettant d'arrêter les comptes de la délégation de service public, que la requête est abusive et qu'elle constitue une manœuvre dilatoire de la part de la société VM 25160 visant à retarder le paiement des créances qu'elle lui doit.

Une note en délibéré présentée pour le syndicat mixte des Deux Lacs a été enregistrée le 24 févier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code du travail ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de M. A,

- les observations de Me Boyer, pour la société VM 25160 et de Me Madjri, pour le syndicat mixte des Deux Lacs.

Considérant ce qui suit :

1. En vertu d'un contrat conclu le 26 novembre 2015, le syndicat mixte des Deux Lacs a délégué la gestion et l'exploitation de son centre aquatique, situé sur le territoire de la commune de Malbuisson, à la société Vert Marine, pour une durée de 5 ans à compter du 1er février 2016. En application de l'article 2 de ce contrat, la société Vert Marine a créé la société VM 25160 dédiée à l'exécution des missions inhérentes à la délégation de service public et qui s'est substituée dans les droits et obligations de la société Vert Marine.

2. Le 15 janvier 2021, le syndicat mixte des Deux Lacs a émis un titre de recette mettant à la charge de la société VM 25160 la somme de 43 151,48 euros. Par un courrier du 17 mai 2021, la société VM 25160 a formé un recours gracieux contre ce titre de recette, rejeté par une décision du 11 juin 2021 du syndicat mixte des Deux Lacs. Par la requête n° 2101328, la société VM 25160 demande l'annulation du titre de recette du 15 janvier 2021 ainsi que la décharge de l'obligation de payer la somme de 43 151,48 euros.

3. Le 4 août 2021, le syndicat mixte des Deux Lacs a émis un titre de recette mettant à la charge de la société VM 25160 la somme de 120 502,01 euros. Par un courrier du 29 septembre 2021, la société VM 25160 a formé un recours gracieux contre ce titre de recette, rejeté par une décision du 6 octobre 2021 du syndicat mixte des Deux Lacs. Par la requête n° 2102185, la société VM 25160 demande l'annulation du titre de recette du 4 août 2021 ainsi que la décharge de l'obligation de payer la somme de 120 502,01 euros.

4. Les requêtes visées ci-dessus, introduites pour la société VM 25160, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur la légalité des titres de recette attaqués :

En ce qui concerne le titre de recette du 15 janvier 2021 mettant à la charge de la société requérante la somme de 43 159,48 euros :

5. En premier lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Il résulte de ces dispositions que la mise en recouvrement d'une créance doit comporter, soit dans le titre de perception lui-même, soit par la référence précise à un document joint à ce titre ou précédemment adressé au débiteur, les bases et les éléments de calcul ayant servi à déterminer le montant de la créance. En l'espèce, le titre de recette a pour objet " rbt crédit de TVA complexe ". Le contrat rappelé au point 1 stipule, à ses articles 44.2 et 44.3, les conditions dans lesquelles le syndicat mixte des Deux Lacs met en œuvre la procédure de transfert des droits à déduction de la TVA. A cet égard, il ressort des pièces du dossier que le syndicat mixte des Deux Lacs a informé la société requérante, par courrier du 7 juin 2016, de la mise en œuvre du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée. De plus, par courrier du 28 janvier 2020, le syndicat mixte des Deux Lacs a indiqué le montant de la taxe sur la valeur ajoutée qu'elle est en droit de récupérer et la période concernée. Dans ces conditions, antérieurement à l'émission du titre de recette en litige, la société requérante avait connaissance des dispositions législatives et des clauses contractuelles qui fondent la créance, sa nature et la période concernée. Elle disposait alors des bases et des éléments de calcul ayant servi à déterminer le montant de la créance et, par suite, le moyen qu'elle a soulevé doit être écarté.

6. En deuxième lieu, la circonstance que le titre de recette méconnaitrait les préconisations de l'instruction n°11-008-MO du 21 mars 2021, à la supposer établie, est sans incidence sur la légalité du titre contesté dès lors que cette instruction est dépourvue de valeur réglementaire. Par suite, le moyen ne peut être qu'écarté.

7. En dernier lieu, aux termes du I de l'article 210 de l'annexe 2 du code général des impôts : " 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé certains biens constituant des immobilisations et utilisés pour la réalisation d'opérations ouvrant droit à déduction peut être déduite, dans les conditions et suivant les modalités prévues au 2 et au 3, par l'entreprise utilisatrice qui n'en est pas elle-même propriétaire ". En l'espèce, le titre de recette attaqué a pour objet de mettre en œuvre le droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée dans les conditions prévues par les dispositions citées ainsi que les stipulations contractuelles dont la teneur a été rappelée au point 5. Par suite, le moyen tiré de l'absence de base légale de la créance doit être écarté.

8. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que la société VM 25160 n'est pas fondée à demander l'annulation du titre de recette qu'elle conteste.

En ce qui concerne le titre de recette du 4 août 2021 mettant à la charge de la société requérante la somme de 120 502,01 euros :

S'agissant de la régularité formelle du titre de recette du 4 août 2021 :

9. En premier lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Il résulte de ces dispositions que la mise en recouvrement d'une créance doit comporter, soit dans le titre de perception lui-même, soit par la référence précise à un document joint à ce titre ou précédemment adressé au débiteur, les bases et les éléments de calcul ayant servi à déterminer le montant de la créance. En l'espèce, ni le titre de recette du 4 août 2021, qui a pour objet " PCA 47648 + GER 21338.20 + CA 40331.39 + INVEST 11184.42 ", ni le courrier transmis par le syndicat mixte des Deux Lacs le même jour n'indiquent les éléments de calculs ayant servi à déterminer le montant des créances.

10. Il résulte de ce qui précède que la société VM 25 160 est fondée à demander l'annulation du titre de recette du 4 août 2021.

S'agissant du bien-fondé du titre de recette du 4 août 2021 :

Quant à la créance de 47 648 euros au titre " des consommations restant sur les abonnements " :

11. Aux termes de l'article 59.2 du contrat de délégation de service public : " - En fin de contrat () Dans les trois mois qui précèdent la fin de la Convention pour information et au terme de la Convention pour reprise, le Délégataire communique par courrier recommandé avec accusé réception à la Collectivité le nombre et l'état de consommations des abonnements en cours pris par les usagers () Le Délégataire verse, au terme de la Convention, au futur gestionnaire une somme correspondant strictement à la valeur des consommations restantes sur les abonnements (). "

12. Il ne résulte ni de ces stipulations ni d'aucune autre au contrat, l'obligation pour le délégataire de verser à l'autorité délégante une quelconque somme au titre des consommations en cours des usagers du service public. Dans ces conditions, le syndicat mixte des Deux Lacs, qui n'a pas la qualité de gestionnaire du service public au sens des stipulations citées au point précédent, n'est pas fondé à réclamer à la société VM 25160 une somme de 47 648 euros au titre des abonnements non consommés par les usagers du service public.

Quant à la créance de 40 331,39 euros au titre des " congés payés du personnel de l'équipement " :

13. Aux termes de l'article L. 1224-1 du code du travail : " Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise ". Il résulte de ces dispositions qu'en cas de changement de délégataire, le nouvel employeur reprend les contrats de travail du personnel ainsi que les obligations qui incombaient à l'ancien employeur.

14. Il est constant que la société VM 25160 a constitué des provisions relatives aux congés annuels non pris du personnel et que les obligations relatives aux congés payés ont été transférées, en application des dispositions rappelées au point précédent, au nouveau gestionnaire de l'équipement. A cet égard, le syndicat mixte des Deux Lacs, n'ayant pas la qualité d'employeur du personnel de l'équipement, n'est pas fondé à demander que les provisions relatives aux congés annuels non pris, constituées par la société VM 25160, lui soient reversées, et, dès lors, à lui réclamer une somme de 40 331,39 euros au titre des provisions pour congés payés.

Quant à la créance de 21 338,20 euros relative aux provisions pour le " gros entretien renouvellement " :

15. Aux termes de l'article 27.2 du contrat de délégation de service public : " Pour finances les grosses réparations et les travaux de renouvellement des installations, équipements et du matériel d'exploitation qui sont à la charge du Délégataire, il est mis en place une provision GER, annuellement provisionnée des sommes nécessaires à assurer lesdites opérations. () L'utilisation de la provision pour les montants supérieurs à 400 euros HT ne peut se faire qu'avec accord exprès, écrit et préalable de la Collectivité () A la fin de chaque année d'exploitation, les parties se rapprochent pour chiffrer le montant réel de ce poste de gros entretien et renouvellement. () Au terme du contrat, quelle qu'en soit la cause, le solde créditeur du compte est restitué à la Collectivité dans le mois suivant la date à laquelle le contrat aura pris fin ".

16. En exécution de ces stipulations, il appartient à la société VM 25160 de reverser les provisions destinées au financement des grosses réparations et des travaux de renouvellement des installations qui n'ont pas été dépensées à l'issue de l'exécution du contrat. En outre, il résulte de l'instruction que, par un courrier électronique envoyé le 3 juillet 2020, soit antérieurement au titre de recette en litige, le syndicat mixte des Deux Lacs a informé la société Vert Marine que, sur les provisions d'un montant de 75 000 euros correspondant à la totalité de la durée du contrat, une somme de 53 611,83 euros avait été dépensée au titre des grosses réparations et travaux. Il s'ensuit que le solde, correspondant à la somme de 20 088,17 euros, doit être restituée au syndicat mixte des Deux Lacs. En réclamant la somme de 21 338,20 euros, le syndicat mixte des Deux Lacs n'établit pas le bien-fondé de la totalité de la créance. Par suite, la société VM 25160 est fondée à demander la décharge de l'obligation de payer la somme de 1 250,30 euros.

Quant à la créance de 11 184,42 euros au titre " des investissements non réalisés par le délégataire " :

17. L'article 11.3 du contrat rappelé au point 1 stipule que : " () Le Délégataire est ainsi chargé d'acquérir à ses frais les matériels qui sont pas fournis par la Collectivité au regard de l'inventaire communiqué au sein du dossier de la consultation des entreprises. () Tous les biens acquis par le Délégataire en début de contrat suivent le régime des biens de retour défini à l'Article 60.1 du présent contrat. () " et l'article 60.1 précise qu': " Au terme normal du présent contrat, les ouvrages et équipements de service délégué, objets mobiliers identifiés dans l'inventaire visé à l'Article 11 sont remis gratuitement à la Collectivité au titre de biens de retour ".

18. En se bornant à soutenir que le syndicat mixte des Deux Lacs n'établit pas le bien-fondé de la créance de 11 184,42 euros correspondant aux matériels constituant des biens de retour qui n'ont pas été remis à l'issue du contrat, la société VM 25160 ne conteste pas utilement le montant de cette créance. Par ailleurs, le bien-fondé de cette créance est établi par les stipulations rappelées au point 17. Par suite, la société VM 25160 n'est pas fondée à demander à être déchargée de l'obligation de payer la somme de 11 184,42 euros au titre " des investissements non réalisés par le délégataire ".

19. Il résulte de ce qui précède que la société VM 25160 n'est pas fondée à demander à être déchargée de la somme correspondant à cette créance.

Sur les demandes reconventionnelles :

En ce qui concerne la demande tendant à ce que la société requérante soit condamnée à payer des dommages et intérêts pour procédure abusive :

20. Il résulte du présent jugement que la société VM 25160 est fondée à demander la décharge d'une partie de la somme correspondant au titre de recette du 4 août 2021. Par suite, le recours contestant ce titre de recette ne présente pas un caractère abusif et les conclusions reconventionnelles tendant à ce que la société VM 25160 soit condamnée à payer des dommages et intérêts à ce titre doivent être rejetées.

En ce qui concerne la demande d'injonction et d'astreinte :

21. Le syndicat mixte des Deux Lacs demande au tribunal d'enjoindre à la société VM 25160 de transmettre, sans délai, tous les éléments qu'elle détient nécessaires à l'établissement des comptes, provisions et inventaires de la délégation de service public, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Toutefois, il résulte de l'instruction et notamment des articles 45 et 52 du contrat conclu entre la société VM 25160 et le syndicat mixte des Deux lacs que ce dernier pouvait adresser à son contractant toutes demandes nécessaires à son pouvoir de contrôle, sous peine d'une pénalité de 700 euros par jour de retard et après mise en demeure restée sans effet dans un délai de 5 jours. Dans ces conditions, le syndicat mixte des Deux Lacs doit être regardé comme demandant au juge administratif de prononcer une mesure qu'il avait le pouvoir de prendre en exécution du contrat conclu avec la société VM 25160. Par suite, les conclusions reconventionnelles présentées en ce sens doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

22. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1 : Le titre de recette du 4 août 2021 est annulé.

Article 2 : La société VM 25160 est déchargée de l'obligation de payer la somme de 89 229,69 euros en exécution du titre de recette du 4 août 2021.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société VM 25 160 et au syndicat mixte des Deux Lacs.

Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Grossrieder, présidente,

Mme Guitard, première conseillère,

M. Seytel, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.

Le rapporteur,

J. B

La présidente,

S. GrossriederLa greffière,

C. Quelos

La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière(DEF)(/DEF)

Nos 2101328, 2102185

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