mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2200046 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | WOLDANSKI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 janvier 2022 et 16 mai 2023, M. B A, représenté par Me Woldanski, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Chalonvillars à lui verser une somme de 20 000 euros en réparation du préjudice moral consécutif au harcèlement moral qu'il a subi, avec intérêts au taux légal et capitalisation de ces intérêts ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Chalonvillars une somme de 2 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la commune de Chalonvillars a tenu des propos mensongers et calomnieux à son sujet lors d'une précédente procédure contentieuse ;
- il a été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de la part du maire de la commune de Chalonvillars ;
- cette situation lui a causé un préjudice moral justifiant une indemnité de 20 000 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 septembre 2022, la commune de Chalonvillars, représentée par Me Suissa, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à la réduction des prétentions de M. A à de plus justes proportions, et à ce que soit mise à la charge de M. A une somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Kiefer, conseillère,
- les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique,
- et les observations de Me Woldanski, pour M. A, et de Me Bouchoudjian, substituant Me Suissa, pour la commune de Chalonvillars.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté par la commune de Chalonvillars en tant que contractuel le 14 avril 2008, puis en tant qu'adjoint technique stagiaire de 2ème classe le 13 octobre 2008, avant d'être titularisé le 14 avril 2010. Il a quitté la fonction publique territoriale le 12 juin 2018. M. A demande au tribunal la condamnation de la commune de Chalonvillars à lui verser une somme de 20 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi du fait des agissements de harcèlement moral et des propos mensongers et calomnieux dont il aurait été victime durant ses années de service au sein de cette commune.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité :
S'agissant des propos mensongers et calomnieux :
2. M. A soutient tout d'abord qu'il a été victime de propos mensongers et calomnieux de la part de la commune de Chalonvillars durant la procédure contentieuse s'étant déroulée devant la cour administrative d'appel de Nancy entre 2018 et 2020, suite au jugement n° 1601957 du tribunal administratif de Besançon du 8 mars 2018. Il fait état du mémoire en défense produit par la commune le 13 juillet 2018 devant la cour, mentionnant des pièces destinées à illustrer son " mauvais comportement général ", particulièrement un courrier adressé au procureur de la République par le maire le 14 juin 2018, un dépôt de plainte du 1er décembre 2017 et deux attestations rédigées par le maire. Premièrement, si le maire de la commune de Chalonvillars a déposé plainte le 1er décembre 2017 à l'encontre de M. A pour dégradation ou détérioration de biens destinés à l'utilité ou à la décoration publique, en l'accusant d'avoir mis du sel dans le réservoir et le filtre à gasoil du tracteur communal, tombé en panne, il résulte de l'instruction que les clés du local dans lequel était conservé le tracteur avaient été retirées à M. A quelques semaines avant la panne. Deuxièmement, les faits relatés par le maire dans son courrier adressé au procureur de la République en juin 2018, à savoir que M. A aurait usé " sciemment au niveau des parties génitales " deux pantalons, ce qui serait une preuve supplémentaire de son côté " pervers ", ne peuvent être regardés comme établis alors que le requérant verse au dossier la facture de l'entreprise qui avait fourni ses pantalons ainsi qu'une photographie de ces vêtements, certifiée par l'entreprise, qui permet de constater que le pantalon usé photographié par le maire ne correspond pas aux pantalons fournis à M. A dans le cadre du service et rendus le 12 juin 2018. Par ailleurs, l'inventaire des effets rendus par l'intéressé le 12 juin 2018, très précis quant à l'usure de ses chaussures de sécurité, ne comporte aucune mention d'une quelconque usure des deux pantalons restitués. Enfin, troisièmement, il résulte de l'instruction que l'attestation du maire du 10 avril 2016 mentionne un rapport établi suite à des faits intervenus le 28 avril 2016, et n'a donc pas pu être établie à cette date, bien que la commune indique en défense qu'il s'agit d'une simple erreur de plume. Par ailleurs, l'attestation du 10 avril 2017 également signée par le maire mentionne une mise à pied qui n'a jamais été appliquée. Eu égard à tous ces éléments, M. A est fondé à soutenir que la commune de Chalonvillars a tenu des propos calomnieux à son égard. Toutefois, et alors même que ces propos peuvent être pris en compte dans le cadre de l'appréciation d'une situation de harcèlement moral, ils ont été tenus dans le cadre d'une procédure contentieuse, alors que M. A n'était plus employé de la commune de Chalonvillars. Par suite, ils ne sont pas de nature, à eux seuls, à constituer une faute pouvant engager la responsabilité de cette commune.
S'agissant du harcèlement moral :
3. Aux termes de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, qui reprend les dispositions de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, issu de la loi du 17 janvier 2002 de modernisation sociale : " Aucun agent public ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ".
4. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'administration à laquelle il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Le préjudice résultant de ces agissements pour l'agent victime doit alors être intégralement réparé.
5. Pour décrire la situation de harcèlement moral qu'il estime avoir vécue, M. A fait état des multiples arrêts maladie dont il a fait l'objet suite à des remarques et brimades de la part du maire de la commune de Chalonvillars, particulièrement en 2011, 2015, 2016 et 2017, de son suivi régulier par un psychologue du travail, du changement de ses horaires de travail intervenu sans explications, de la perte de certaines de ses missions suite au signalement de dysfonctionnements, de messages désobligeants écrits par le maire sur le tableau d'organisation du travail du local technique et sur son carnet de suivi, de menaces proférées à son encontre, de son absence de fiche de poste jusqu'en 2017, d'un suivi et d'un contrôle anormaux de son travail réalisés par le maire, de l'absence de réponse de ce dernier aux multiples courriers qu'il lui a adressés, d'une absence d'évaluation depuis 2014 et du caractère incomplet de son dossier administratif. Il produit à l'appui de ses allégations tous ses arrêts de travail depuis 2011, qui font pour la plupart mention d'un syndrome anxieux lié à un harcèlement professionnel, une fiche de visite du médecin du travail indiquant qu'il doit être suivi par le service de psychologues du travail et bénéficier d'une fiche de poste, des attestations de rendez-vous réguliers au service de psychologie du travail, des courriers adressés au maire tout au long de ses années de service pour solliciter du matériel, des formations ou des remboursements, demander des explications à certains évènements, revenir sur des propos désobligeants tenus à son encontre, ou encore décrire son sentiment de discrimination, notamment lors de contrôles de son travail réalisés par le maire, des photographies du tableau du local technique et de son carnet de suivi montrant des remarques désobligeantes de la part du maire, une attestation d'un de ses anciens collègues relatant que le maire avait menacé à deux reprises M. A de " lui en coller une ", des captures d'écran de courriels de 2017 où il fait des propositions pour étayer sa fiche de poste, la décision de mise à pied que lui a adressée le maire le 3 janvier 2017, avant de la reporter par un courrier du 9 janvier 2017, également produit, et enfin des fiches de notation incomplètes pour les seules années 2009, 2011, 2012 et 2013. Il résulte par ailleurs de l'instruction, ainsi qu'il a été dit au point 2 du présent jugement, que le maire de la commune de Chalonvillars a rédigé une attestation antidatée sur le requérant, a déposé plainte à son encontre pour des faits vraisemblablement commis au sein d'un local dont il lui avait retiré les clés depuis plusieurs semaines, et a signalé son comportement " pervers " au procureur de la République en produisant une photographie d'un pantalon dont il n'est pas démontré qu'il appartenait à M. A. Ces éléments de fait sont susceptibles de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral.
6. En défense, la commune de Chalonvillars fait notamment valoir que les éléments médicaux produits par M. A sont insuffisants pour établir une présomption de harcèlement moral, dès lors qu'ils ont été établis sur la base de ses seules déclarations, et que le requérant ne rapporte pas la preuve que le maire aurait, de manière répétée, modifié ses horaires, sa rémunération ou émis des ordres et des contre-ordres. Elle ajoute que la manière de servir de M. A avait initialement motivé un refus de le titulariser, et que celui-ci passe sous silence son propre comportement, qui serait à l'origine de sanctions qu'il n'a jamais contestées et que le maire, pour l'une d'entre elles, a retirée pour " bien de paix ". Enfin, elle soutient qu'il n'existe aucun lien de causalité entre les allégations du requérant et le préjudice moral dont il se prévaut. A l'appui de son argumentation, elle verse au dossier le refus de titularisation de M. A, en date du 27 octobre 2009, l'avis de la commission administrative paritaire du 18 décembre 2009 concernant ce refus, l'arrêté de prolongation de stage de M. A, une sanction d'avertissement prononcée à l'encontre de l'intéressé le 27 janvier 2011, un courrier de M. A du 14 février 2011, un rapport d'un adjoint au maire, des extraits de délibération du conseil municipal et deux attestations du 10 avril 2016 et du 10 avril 2017, déjà produites par le requérant. Premièrement, les éléments relatifs à la prolongation de stage de M. A sont trop anciens pour être pris en considération dans le cadre de l'appréciation de l'existence du harcèlement moral décrit par le requérant. Au demeurant, il résulte de l'instruction et n'est pas contesté par la commune que l'intéressé a été titularisé le 14 avril 2010. Deuxièmement, les faits relatés par le maire dans la décision du 27 janvier 2011 infligeant un avertissement au requérant sont contredits par les mentions de son carnet de suivi, signé par le maire. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que M. A a contesté cette sanction par un courrier du 14 février 2011. Troisièmement, la commune de Chalonvillars ne produit aucun élément de nature à contredire les allégations du requérant concernant son absence d'évaluation depuis 2014, son absence de fiche de poste jusqu'à 2017, les menaces proférées par le maire à son encontre, les remarques désobligeantes dont il a fait l'objet, l'absence de réponse à ses courriers ou encore le caractère incomplet de son dossier administratif, alors que le requérant a, à de nombreuses reprises, attiré l'attention du maire sur ces difficultés. Dans ces conditions, les éléments produits par l'administration ne sont pas de nature à démontrer que les agissements en cause seraient justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement.
7. Il résulte de ce qui précède que les faits décrits par M. A, pris dans leur ensemble, sont de nature à faire présumer l'existence d'un harcèlement moral de l'intéressé par le maire de la commune de Chalonvillars à compter de l'année 2011. En l'absence d'éléments suffisamment probants produits en sens inverse par la commune, le requérant démontre notamment avoir subi une dégradation de ses conditions de travail, une inertie de sa hiérarchie face à ses demandes, des propos désobligeants, des menaces et un contrôle de son travail excédant les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Ces éléments sont constitutifs d'un harcèlement moral et sont de nature à engager la responsabilité de la commune.
En ce qui concerne le préjudice :
8. Eu égard à ce qui a été dit aux points précédents, le requérant est fondé à obtenir la réparation intégrale du préjudice résultant de son harcèlement moral. Il résulte de l'instruction que M. A s'est vu prescrire de nombreux arrêts maladies depuis 2011, la plupart pour syndrome anxieux lié à son harcèlement moral, ainsi que des anxiolytiques en 2016. Par ailleurs, il a été suivi par un psychologue du travail au moins en 2011, 2015 et 2016. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par le requérant en condamnant la commune de Chalonvillars à lui verser la somme de 3 500 euros.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
9. D'une part, lorsqu'ils ont été demandés, et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine. D'autre part, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond, même si, à cette date, les intérêts sont dus depuis moins d'une année. En ce cas, cette demande ne prend toutefois effet qu'à la date à laquelle, pour la première fois, les intérêts sont dus pour une année entière.
10. M. A a droit aux intérêts au taux légal de la somme de 3 500 euros à compter du 13 septembre 2021, date de la réception de sa demande préalable par la commune de Chalonvillars. La capitalisation des intérêts a été demandée par le requérant le 13 janvier 2022, au moment de l'enregistrement de sa requête. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 13 septembre 2022, date à laquelle était due pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Chalonvillars une somme de 1 400 euros à verser au requérant au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Chalonvillars est condamnée à verser à M. A la somme de 3 500 euros au titre du préjudice moral qu'il a subi. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 13 septembre 2021. Les intérêts échus seront capitalisés à compter du 13 septembre 2022, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Article 2 : La commune de Chalonvillars versera une somme de 1 400 euros à M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Chalonvillars tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Chalonvillars.
Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Schmerber, présidente,
- Mme Diebold, première conseillère,
- Mme Kiefer, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.
La rapporteure,
L. Kiefer
La présidente,
C. SchmerberLa greffière,
E. Cartier
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Saône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026