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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2200330

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2200330

vendredi 19 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2200330
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL ACC

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I/ Par une requête enregistrée le 25 février 2022, sous le n° 2200328, la société Carrières du Haut Doubs, représentée par Me Chaux, demande au tribunal :

1°) de la décharger des rappels de droits de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises qui lui ont été réclamés au titre de l'année 2018, ainsi que des intérêts de retard correspondants ;

2°) de lui accorder le sursis de paiement en application de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a été privée de certains droits que lui garantissait la procédure de rectification contradictoire, notamment celui de porter le litige devant la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires ;

- l'article 1586 quater du code général des impôts est contraire à la constitution ;

- l'article 1586 quater du code général des impôts méconnaît la liberté d'établissement garantie par les articles 49 à 51 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 août 2022, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction de contrôle fiscal Centre-Est conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le moyen tiré de l'inconstitutionnalité de l'article 1586 quater du code général des impôts est irrecevable, faute d'avoir fait l'objet d'un écrit distinct et motivé ;

- les autres moyens soulevés par la société Carrières du Haut Doubs ne sont pas fondés.

Par un courrier en date du 1er mars 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions tendant au bénéfice du sursis de paiement se trouvent privées d'objet dès lors que le jugement se prononce sur le fond de l'affaire.

II/ Par une requête enregistrée le 25 février 2022, sous le n° 2200329, la société Paul Marguet, représentée par Me Chaux, demande au tribunal :

1°) de la décharger des rappels de droits de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises qui lui ont été réclamés au titre de l'année 2018, ainsi que des intérêts de retard correspondants ;

2°) de lui accorder le sursis de paiement en application de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a été privée de certains droits que lui garantissait la procédure de rectification contradictoire, notamment celui de porter le litige devant la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires ;

- l'article 1586 quater du code général des impôts est contraire à la constitution ;

- l'article 1586 quater du code général des impôts méconnaît la liberté d'établissement garantie par les articles 49 à 51 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 août 2022, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction de contrôle fiscal Centre-Est conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le moyen tiré de l'inconstitutionnalité de l'article 1586 quater du code général des impôts est irrecevable, faute d'avoir fait l'objet d'un écrit distinct et motivé ;

- les autres moyens soulevés par la société Paul Marguet ne sont pas fondés.

Par un courrier en date du 1er mars 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions tendant au bénéfice du sursis de paiement se trouvent privées d'objet dès lors que le jugement se prononce sur le fond de l'affaire.

III/ Par une requête enregistrée le 25 février 2022, sous le n° 2200330, la société TPM, représentée par Me Chaux, demande au tribunal :

1°) de la décharger des rappels de droits de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises qui lui ont été réclamés au titre de l'année 2018, ainsi que des intérêts de retard correspondants ;

2°) de lui accorder le sursis de paiement en application de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a été privée de certains droits que lui garantissait la procédure de rectification contradictoire, notamment celui de porter le litige devant la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires ;

- l'article 1586 quater du code général des impôts est contraire à la constitution ;

- l'article 1586 quater du code général des impôts méconnaît la liberté d'établissement garantie par les articles 49 à 51 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 août 2022, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction de contrôle fiscal Centre-Est conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le moyen tiré de l'inconstitutionnalité de l'article 1586 quater du code général des impôts est irrecevable, faute d'avoir fait l'objet d'un écrit distinct et motivé ;

- les autres moyens soulevés par la société Paul Marguet ne sont pas fondés.

Par un courrier en date du 1er mars 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions tendant au bénéfice du sursis de paiement se trouvent privées d'objet dès lors que le jugement se prononce sur le fond de l'affaire.

IV/ Par une requête enregistrée le 25 février 2022, sous le n° 2200331, la société Carrières des Hôpitaux Vieux, représentée par Me Chaux, demande au tribunal :

1°) de la décharger des rappels de droits de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises qui lui ont été réclamés au titre de l'année 2018, ainsi que des intérêts de retard correspondants ;

2°) de lui accorder le sursis de paiement en application de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a été privée de certains droits que lui garantissait la procédure de rectification contradictoire, notamment celui de porter le litige devant la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires ;

- l'article 1586 quater du code général des impôts est contraire à la constitution ;

- l'article 1586 quater du code général des impôts méconnaît la liberté d'établissement garantie par les articles 49 à 51 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 août 2022, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction de contrôle fiscal Centre-Est conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le moyen tiré de l'inconstitutionnalité de l'article 1586 quater du code général des impôts est irrecevable, faute d'avoir fait l'objet d'un écrit distinct et motivé ;

- les autres moyens soulevés par la société Carrières des Hôpitaux Vieux ne sont pas fondés.

Par un courrier en date du 1er mars 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions tendant au bénéfice du sursis de paiement se trouvent privées d'objet dès lors que le jugement se prononce sur le fond de l'affaire.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- l'ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Goyer-Tholon, conseillère ;

- et les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Les sociétés Carrières des Hôpitaux Vieux, Carrières du Haut Doubs et TPM sont majoritairement détenues par la société Paul Marguet. Le 13 mars 2020, ces quatre sociétés ont été destinataires d'une proposition de rectification suivie d'un avis de mise en recouvrement du 31 mars 2020 portant sur le rehaussement des droits de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises mis à leur charge au titre de l'année 2018, l'administration ayant considéré que ces droits devaient être déterminés à partir de l'ensemble du chiffre d'affaires du groupe constitué par ces sociétés. Les sociétés requérantes ont présenté une réclamation le 22 octobre 2021, sollicitant un dégrèvement total de ces rappels. Suite au rejet exprès de ces réclamations par l'administration le 11 janvier 2022, par quatre requêtes qu'il y a lieu de joindre dès lors qu'elles présentent à juger des mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune, les sociétés Carrières des Hôpitaux Vieux, Carrières du Haut Doubs, TPM et Paul Marguet ont saisi le tribunal et demandent, chacune en ce qui la concerne, la décharge des rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises qui leur ont été réclamés au titre de l'année 2018.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 59 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable au litige : " Lorsque le désaccord persiste sur les rectifications notifiées, l'administration, si le contribuable le demande, soumet le litige à l'avis () de la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires prévue à l'article 1651 du code général des impôts (). Les commissions peuvent également être saisies à l'initiative de l'administration. ". Aux termes de l'article R. 59-1 du même livre, dans sa rédaction applicable au litige : " Le contribuable dispose d'un délai de trente jours à compter de la réception de la réponse de l'administration à ses observations pour présenter la demande prévue au premier alinéa de l'article L. 59. () ". D'autre part, aux termes de l'article L. 59 A du même livre, dans sa rédaction applicable au litige : " I. - La commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires intervient lorsque le désaccord porte : / 1° Sur le montant du résultat industriel et commercial, non commercial, agricole ou du chiffre d'affaires, déterminé selon un mode réel d'imposition ; / 2° Sur les conditions d'application des régimes d'exonération ou d'allégements fiscaux en faveur des entreprises nouvelles, à l'exception de la qualification des dépenses de recherche mentionnées au II de l'article 244 quater B du code général des impôts ; / 3° Sur l'application du 1° du 1 de l'article 39 et du d de l'article 111 du même code relatifs aux rémunérations non déductibles pour la détermination du résultat des entreprises industrielles ou commerciales, ou du 5 de l'article 39 du même code relatif aux dépenses que ces mêmes entreprises doivent mentionner sur le relevé prévu à l'article 54 quater du même code ; / 4° Sur la valeur vénale des immeubles, des fonds de commerce, des parts d'intérêts, des actions ou des parts de sociétés immobilières servant de base à la taxe sur la valeur ajoutée, en application du 6° et du 1 du 7° de l'article 257 du même code.() ".

3. Il résulte de ces dispositions que, lorsque, dans ses observations en réponse à la proposition de rectification, le contribuable a fait clairement connaître, par une demande expresse et portant sur une ou plusieurs impositions déterminées, son intention de demander la saisine de la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffres d'affaires dans le cas où le désaccord l'opposant à l'administration subsisterait, l'administration, si elle constate, au vu de la position qu'elle adopte dans sa réponse aux observations du contribuable, la persistance d'un désaccord avec celui-ci, et même si le contribuable ne réitère pas sa demande de saisine de cette commission après avoir reçu la réponse de l'administration à ses observations, est tenue, sauf à entacher d'irrégularité la procédure d'imposition, de soumettre le litige à la commission. L'administration n'est tenue de saisir la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires, sur demande du contribuable, que lorsque le litige concerne les matières pour lesquelles la commission est compétente en vertu de l'article L. 59 A du livre des procédures fiscales.

4. En l'espèce, les sociétés requérantes soutiennent que l'administration ne leur a pas permis de porter le litige devant la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires. Toutefois, cette commission n'ayant pas compétence pour se prononcer sur les rectifications opérées en matière de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, à supposer que les sociétés requérantes aient effectivement sollicité sa saisine, l'administration fiscale n'a pas commis d'irrégularité en ne soumettant pas leur litige à ladite commission. De plus, les énonciations des requérantes selon lesquelles elles auraient été privées d'autres droits, sans pour autant identifier lesquels, ne sont pas assorties des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Dans ces conditions, les sociétés requérantes ne sont pas fondées à soutenir que l'administration a méconnu la procédure d'imposition et les a irrégulièrement privées d'une garantie.

Sur le bien-fondé des impositions :

En ce qui concerne le moyen tiré de l'inconstitutionnalité de l'article 1586 quater du code général des impôts :

5. Aux termes du premier alinéa de l'article 23-1 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel : " Devant les juridictions relevant du Conseil d'Etat (), le moyen tiré de ce qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution est, à peine d'irrecevabilité, présenté dans un écrit distinct et motivé () ".

6. Les sociétés requérantes n'ont pas présenté dans un mémoire distinct le moyen tiré de ce que l'article 1586 quater du code général des impôts porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution. Ce moyen n'est, par suite, pas recevable et ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne l'exception d'inconventionnalité de l'article 1586 quater du code général des impôts :

7. D'une part, l'article 1586 quater du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : " I. - Les entreprises bénéficient d'un dégrèvement de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. () / I bis.- Lorsqu'une entreprise, quels que soient son régime d'imposition des bénéfices, le lieu d'établissement, la composition du capital et le régime d'imposition des bénéfices des entreprises qui la détiennent, remplit les conditions de détention fixées au I de l'article 223 A pour être membre d'un groupe, le chiffre d'affaires à retenir pour l'application du I du présent article s'entend de la somme de son chiffre d'affaires et des chiffres d'affaires des entreprises qui remplissent les mêmes conditions pour être membres du même groupe. / Le premier alinéa du présent I bis s'applique, y compris lorsque les entreprises mentionnées à ce même premier alinéa ne sont pas membres d'un groupe mentionné aux articles 223 A ou 223 A bis. () ". Aux termes de l'article 223 A du même code, relatif aux conditions d'accès au régime de l'intégration fiscale, dans sa rédaction applicable au litige : " () III. - Seules peuvent être membres du groupe les sociétés ou les établissements stables qui ont donné leur accord et dont les résultats sont soumis à l'impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun () ". D'autre part, aux termes de l'article 49 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne : " Dans le cadre des dispositions ci-après, les restrictions à la liberté d'établissement des ressortissants d'un État membre dans le territoire d'un autre État membre sont interdites. () ".

8. Pour soulever le moyen tiré de l'inconventionnalité de l'article 1586 quater du code général des impôts au regard de la liberté d'établissement garantie par le traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne, les sociétés requérantes soutiennent que le renvoi par cet article aux conditions de l'intégration fiscale, fixées par l'article 223 A du même code, ont pour effet d'instituer une discrimination en fonction de la composition des groupes de sociétés, selon que les filiales sont établies en France ou non. Toutefois, à supposer même que les sociétés requérantes puissent utilement invoquer la liberté d'établissement telle que garantie par le traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne, alors même qu'il n'est pas établi ni même allégué que le groupe qu'elles constituent comprendrait une ou plusieurs sociétés non établies en France, il ressort des termes-mêmes de l'article 1596 quater du code général des impôts que les modalités de calcul de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sur la base du chiffre d'affaires cumulé de l'ensemble des sociétés d'un groupe s'appliquent également lorsque ce groupe ne répond pas aux conditions d'accès au régime de l'intégration fiscale prévues par les articles 223 A ou 223 A bis du code général des impôts. Dans ces conditions, les sociétés requérantes ne sont pas fondées, en tout état de cause, à se prévaloir de l'inconventionnalité de l'article 1586 quater du code général des impôts.

9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par les sociétés requérantes doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin de sursis de paiement :

10. Aux termes de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales : " Le contribuable qui conteste le bien-fondé ou le montant des impositions mises à sa charge est autorisé, s'il en a expressément formulé la demande dans sa réclamation et précisé le montant ou les bases du dégrèvement auquel il estime avoir droit, à différer le paiement de la partie contestée de ces impositions et des pénalités y afférentes. / L'exigibilité de la créance et la prescription de l'action en recouvrement sont suspendues jusqu'à ce qu'une décision définitive ait été prise sur la réclamation soit par l'administration, soit par le tribunal compétent. () ".

11. Le présent jugement se prononce sur le fond de l'affaire. Les conclusions de la requête tendant au sursis de paiement des impositions contestées se trouvent donc privées d'objet.

Sur les frais liés au litige :

12. L'Etat n'étant pas, dans les présentes instances, partie perdante, les conclusions présentées par les sociétés requérantes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes des sociétés Carrières des Hôpitaux Vieux, Carrières du Haut Doubs, TPM et Paul Marguet sont rejetées.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin de sursis de paiement.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié aux sociétés Carrières des Hôpitaux Vieux, Carrières du Haut Doubs, TPM, Paul Marguet et à l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction de contrôle fiscal Centre-Est.

Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Schmerber, présidente ;

- Mme Diebold, première conseillère ;

- Mme Goyer-Tholon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 avril 2024.

La rapporteure,

C. Goyer-Tholon

La présidente,

C. SchmerberLa greffière,

E. Cartier

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

N°s 2200328- 2200329- 2200330- 2200331

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