LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2202109

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2202109

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2202109
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient la restitution d’un solde de crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) de 1 125 euros au titre de l’année 2020 pour l’installation d’un poêle à pellets. Si les incohérences entre les factures fournies par les requérants ont été jugées imputables au fournisseur, l’administration a opposé un motif déterminant : les contribuables n’étaient pas propriétaires de leur habitation principale à la date des travaux. Cette condition de propriété, prévue à l’article 200 quater du code général des impôts, n’étant pas remplie, le tribunal a confirmé le bien-fondé du refus de l’administration fiscale.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 décembre 2022, M. A et Mme C B doivent être regardés comme demandant au tribunal de leur accorder la restitution d'un solde de crédit d'impôt transition énergétique dont ils s'estiment créanciers au titre de l'année 2020, à hauteur de 1 125 euros.

Ils soutiennent que :

- ils ont réglé un acompte de 2 700 euros pour l'achat de leur poêle le 15 octobre 2020 ;

- le reste de la somme de 3 659 euros correspondant au prix du poêle a été réglé de la manière suivante : 500 euros en espèces le 18 décembre 2020, 150 euros en carte bancaire le 8 février 2021 et 309 euros en liquide le 15 mars 2021 ;

- ils sont de bonne foi, et les incohérences révélées par les deux factures du fournisseur ne sont pas de leur fait.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 juin 2023, le directeur départemental des finances publiques du Doubs conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les moyens soulevés par M. et Mme B ne sont pas fondés ;

- le motif tiré de ce que les requérants n'étaient pas propriétaires de leur habitation principale est également de nature à justifier le rejet de leur demande.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Kiefer, conseillère,

- et les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 8 décembre 2022, M. et Mme B ont demandé à l'administration le bénéfice d'un crédit d'impôt transition énergétique au titre de l'installation d'un poêle à pellets au sein de leur habitation principale en 2020. Par une décision du 22 décembre 2022, l'administration fiscale a rejeté leur demande. Par la présente requête, M. et Mme B demandent la restitution du solde de crédit d'impôt transition énergétique dont ils s'estiment créanciers au titre de l'année 2020, à hauteur de 1 125 euros.

2. Aux termes de l'article 200 quater du code général des impôts : " 1. Les contribuables domiciliés en France au sens de l'article 4 B peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt sur le revenu au titre des dépenses effectivement supportées pour la contribution à la transition énergétique du logement dont ils sont propriétaires et qu'ils affectent à leur habitation principale. / A la condition que le logement soit achevé depuis plus de deux ans à la date de début d'exécution des travaux, ce crédit d'impôt s'applique : / () b) Aux dépenses mentionnées au présent b, payées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2020, au titre de : / () 2° l'acquisition et la pose de matériaux d'isolation thermique des parois vitrées, à la condition que ces mêmes matériaux viennent en remplacement de parois en simple vitrage ; / 3° L'acquisition et la pose de matériaux d'isolation thermique des parois opaques ; / () c) Aux dépenses, payées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2020, au titre de l'acquisition et de la pose : / 1° D'équipements de chauffage ou de fourniture d'eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou autres biomasses, ou à l'énergie solaire thermique. / () ".

3. Pour refuser à M. et Mme B le bénéfice du crédit d'impôt prévu par les dispositions précitées, l'administration fiscale a considéré que les deux factures fournies par ces derniers comportaient trop d'incohérences quant aux dates de paiement de la somme restant à payer après le versement de l'acompte. En l'occurrence, il résulte de l'instruction que les deux factures de l'entreprise Masnada transmises à l'administration par les requérants mentionnent des dates de paiement différentes en ce qui concerne le solde restant après le versement d'un acompte de 2 700 euros le 15 octobre 2020, ainsi que des numéros client et des numéros de factures différents. Néanmoins, ces seules incohérences, qui doivent être regardées comme imputables au fournisseur des époux B, ne peuvent suffire à justifier le refus qui leur a été opposé par l'administration fiscale.

4. Pour autant en défense, le service fait valoir sans être contesté par les contribuables, que ces derniers n'étaient pas propriétaires de leur habitation principale à la date d'acquisition de leur poêle à pellets. Dès lors, ils ne remplissaient pas l'une des conditions énoncées à l'article 200 quater du code général des impôts. C'est donc à bon droit que l'administration fiscale leur a refusé le bénéfice du crédit d'impôt dont ils demandent la restitution.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. et Mme B tendant à la restitution du crédit d'impôt transition énergétique dont ils s'estiment créanciers au titre de l'année 2020 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Mme C B et à la directrice départementale des finances publiques du Doubs.

Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Michel, présidente,

- M. Debat, premier conseiller,

- Mme Kiefer, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.

La rapporteure,

L. Kiefer

La présidente,

F. Michel La greffière,

E. Cartier

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions