LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2301335

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2301335

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2301335
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantBARBEROUSSE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 7 juillet 2023 et 17 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Woldanski, demande au tribunal :

1°) de condamner l'établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole (EPLEFPA) de Valdoie à lui verser la somme de 5 997,79 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi, assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er juin 2023 et de la capitalisation de ces intérêts ;

2°) de mettre à la charge de l'EPLEFPA de Valdoie une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme B soutient que l'établissement est l'auteur d'une promesse non tenue qui lui a causé un préjudice financier de 5 997,79 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2023, l'EPLEFPA de Valdoie, représenté par Me Barberousse, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que Mme B lui verse une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

L'établissement fait valoir que le moyen soulevé par Mme B n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Marquesuzaa,

- les conclusions de M. C,

- les observations de Me Woldanski pour Mme B et de Me Caille, substituant Me Barberousse, pour l'EPLEFPA de Valdoie.

Une note en délibéré, présentée par Mme B, a été enregistrée le 27 septembre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a été recrutée au sein de l'EPLEFPA de Valdoie en août 2009. En septembre 2016, alors qu'elle avait la qualité d'agent contractuel sur budget (ACB), elle a accepté de suspendre son contrat de travail à durée indéterminée en tant que directrice du centre de formation d'apprentis (CFA) afin d'occuper un poste identique mais en tant qu'agent contractuel des établissements d'enseignement national (ACEN). Par une délibération du 28 juin 2022, le poste qu'elle occupait initialement en qualité d'ACB a fait l'objet d'une actualisation à compter du 1er septembre 2022 dont la rémunération correspond notamment à un indice brut 804. Mme B a été intégrée sur ce poste le 1er mai 2023. Par un courrier du 19 mai 2023, elle a sollicité l'indemnisation du préjudice financier qu'elle estime avoir subi à hauteur de 5 997,79 euros. Par un courrier du 1er juin 2023, la directrice de l'EPLEFPA de Valdoie a refusé de faire droit à sa demande. Par la présente requête, Mme B demande la condamnation de l'EPLEFPA de Valdoie à lui verser la somme de 5 997,79 euros.

2. La responsabilité de l'administration peut être engagée pour promesse non tenue dès lors qu'existe un préjudice et que ce préjudice trouve sa cause dans l'irrespect de cet engagement.

3. Mme B soutient que l'EPLEFPA de Valdoie se serait engagé à la réintégrer sur son poste d'ACB dans sa version actualisée au 1er septembre 2022. Afin d'établir l'existence de cette promesse, elle produit une délibération du 28 juin 2022 par laquelle le conseil d'administration de l'établissement a décidé de l'actualisation de l'emploi de directrice du CFA n° 10 à compter du 1er septembre 2022. Toutefois, cette seule délibération, qui ne fait pas expressément mention de Mme B, ne saurait attester de l'existence d'un engagement alors que deux jours plus tard, le 30 juin 2022, elle a été destinataire d'un courrier qui indiquait que, " si le contrat ACB est mis en place, conformément aux discussions en conseil d'administration ", une modification du poste ACEN qu'elle occupe sera réalisée, souhait dont la requérante faisait part dans son courrier du 15 juin 2020. En l'absence de réponse des services compétents sur l'indice et la revalorisation de son poste ACEN, il a été proposé à Mme B de candidater sur le poste actualisé par la délibération du 28 juin 2022. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que l'EPLEFPA de Valdoie n'aurait pas tenu son engagement et ainsi commis une faute de nature à engager sa responsabilité. En tout état de cause, ce préjudice financier n'aurait pu trouver son origine dans cette promesse supposée, Mme B n'ayant pris aucune décision ou adopté un comportement qui n'auraient pas eu lieu d'être normalement dans le déroulement de sa carrière. Par suite, ce moyen doit être écarté.

4. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander la condamnation de l'EPLEFPA de Valdoie à lui verser la somme de 5 997,79 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi, assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er juin 2023 et de la capitalisation de ces intérêts.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'EPLEFPA de Valdoie, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme B au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B la somme demandée par l'EPLEFPA de Valdoie au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par l'EPLEFPA de Valdoie au titre de l'article L. 761-1 sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole de Valdoie.

Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Grossrieder, présidente,

- M. Seytel, conseiller,

- Mme Marquesuzaa, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2024.

La rapporteure,

A. MarquesuzaaLa présidente,

S. GrossriederLa greffière,

C. Quelos

La République mande et ordonne à la ministre de l'agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions