mardi 9 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2400629 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 avril 2024, M. A C et Mme B C demandent au juge des référés d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au tribunal judiciaire de Vesoul de leur restituer un exemplaire, daté et visé par le greffier, de la requête en inscription de faux introduite auprès de ce tribunal afin de pouvoir faire signifier cette procédure à la partie adverse.
M. et Mme C soutiennent que :
- en application des articles 286 et 306 du code de procédure civile, ils ont introduit en deux exemplaires devant le tribunal judiciaire de Vesoul une procédure d'inscription de faux contre un acte notarié sans que l'un de ces exemplaires ne leur ait été restitué daté et signé du greffier du tribunal malgré une demande introduite en ce sens le 28 mars ;
- le refus de leur restituer un exemplaire daté et signé de cette procédure les empêche de la faire signifier à la partie adverse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif a désigné M. Pernot en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les prescriptions de l'article L. 522-1.
2. Le présent litige a trait au fonctionnement du service public judiciaire. En vertu du principe de séparation des autorités administratives et judiciaires, il n'appartient pas à la juridiction administrative de connaître du fonctionnement du service public de la justice judiciaire. Par suite, la requête susvisée de M. et Mme C doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C.
Fait à Besançon, le 9 avril 2024.
Le juge des référés,
A. Pernot
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2400629
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