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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2401897

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2401897

lundi 14 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2401897
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, qui demandait un échéancier de remboursement pour une dette de 2 055,91 euros envers France Travail. Le juge a estimé que cette demande, relevant d’une négociation avec l’organisme créancier, ne pouvait être portée devant le juge administratif, lequel ne peut se substituer à l’administration. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 octobre 2024 et complétée le 11 octobre 2024, M. A B demande au tribunal de mettre en place un " plan de remboursement " concernant le remboursement de sa dette auprès de France Travail d'un montant de 2 055,91 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. En dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative dont ne relève pas la présente requête, il n'appartient au juge administratif ni de donner des injonctions à l'administration ni de faire lui-même œuvre d'administrateur en se substituant à l'administration.

3. Dans sa requête, M. B ne conteste pas la contrainte émise le 23 septembre 2024 à la demande du centre hospitalier de Remiremont tendant au paiement de la somme de 2 055,91 euros mais demande au tribunal de lui accorder un échéancier de remboursement adapté à sa situation personnelle et financière. Toutefois, en vertu des principes rappelés au point 2, une telle demande doit être adressée à l'organisme concerné, en l'espèce, France Travail, et ne peut être directement portée devant le juge administratif. Par suite, la requête de M. B tendant à obtenir l'échelonnement de sa dette est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Besançon le 14 octobre 2024.

La présidente de la 2ème chambre,

S. Grossrieder

La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

N°2401897

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