mardi 26 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2402218 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ASTERIO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2024, Mme C B, représentée par Me Bracq, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 17 septembre 2024 par laquelle la directrice du Groupement d'établissements locaux de l'éducation nationale (GRETA), centre de formation et d'apprentissage (CFA) du Jura l'a exclue de la formation " Titre Professionnel Employé administratif et d'accueil ", jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre au GRETA du Jura de réexaminer sa situation et de la réintégrer dans une formation rémunérée dans un délai d'une semaine à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du GRETA du Jura une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens de l'instance sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du même code.
Mme B soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite compte tenu de la perte de rémunération en lien avec son exclusion ;
- la décision attaquée présente un doute sérieux quant à sa légalité dès lors que :
- elle est insuffisamment motivée ;
- aucune procédure contradictoire n'a été respectée ;
- son droit de garder le silence ne lui a pas été notifié ;
- les faits à l'origine de la sanction ne sont pas établis ;
- la sanction n'est ni nécessaire ni proportionnée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 19 novembre 2024 sous le numéro 2402214 par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif a désigné M. A en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le 2 avril 2024, Mme B est entrée en formation " Titre Professionnel Employé administratif et d'accueil " au sein du GRETA CFA du Jura, cette formation devant s'achever le 8 novembre 2024. Le 17 septembre 2024, la directrice du GRETA CFA du Jura a prononcé l'exclusion de Mme B. L'intéressée demande la suspension des effets de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " et aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3. La formation suivie par Mme B devant prendre fin le 8 novembre 2024, la décision d'exclusion prise par la directrice du GRETA CFA du Jura le 17 septembre 2024 doit être regardée comme ayant épuisé tous ses effets à compter du 8 novembre 2024. Le présent recours, enregistré le 22 novembre 2024, est par suite sans objet et donc irrecevable. Dès lors, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête en toutes ses conclusions.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.
Une copie sera adressée, pour information, au GRETA CFA du Jura.
Fait à Besançon, le 26 novembre 2024.
Le juge des référés,
A. A
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2402218
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