LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2402220

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2402220

mardi 3 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2402220
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre

Résumé IA

La requête de Mme A... visant à obtenir la décharge d'impôt correspondant aux abattements pour revenus perçus en Outre-Mer est rejetée par le Tribunal Administratif de Besançon. Le tribunal estime que les abattements de 30% et 40% prévus à l'article 197 du code général des impôts sont réservés aux contribuables ayant leur domicile fiscal dans ces départements, et non à ceux qui y perçoivent uniquement des revenus. Mme A..., dont le foyer et le centre des intérêts familiaux étaient en métropole, ne remplissait pas cette condition. Le moyen tiré d'un vice procédural est également écarté pour manque de précisions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2024, Mme B... A..., doit être regardée comme demandant au tribunal la décharge des sommes correspondant à l’abattement prévu par les dispositions de l’article 197 du code général des impôts, soit la somme de 974 euros.

Mme A... soutient que :
- l’administration fiscale ne lui a communiqué aucune information sur la nature des justificatifs à produire
concernant le reliquat de salaires versé en 2023 par le centre hospitalier de Basse Terre en Guadeloupe ;
- la perception d’un reliquat de salaire, en avril 2023, d’un montant de 528 euros de la part du centre hospitalier de Basse Terre pour les gardes effectuées durant le dernier semestre d’internat de l’année 2022, ouvrait droit au bénéfice de l’abattement de 30 % et 40 % prévu par les dispositions de l’article 197- I- 3 du code général des impôts.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2025, la directrice départementale des finances publiques du Doubs conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Fessard-Marguerie, conseillère,
- et les conclusions de Mme Kiefer, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Lors du dépôt de sa déclaration de revenus de l’année 2023, le 26 mai 2024, Mme A... a déclaré être domiciliée au 1er janvier 2024 à Montferrant le Château (Doubs). Lors de sa précédente déclaration d’impôt sur les revenus 2022, elle avait déclaré être domiciliée à Huez (Isère). Au titre de l’année 2023, elle a indiqué avoir perçu les revenus suivants : 528 euros du centre hospitalier de Basse-Terre en Guadeloupe et 17 754 euros du centre hospitaliser de Cayenne en Guyane. Par une réclamation préalable du 28 août 2024, Mme A... a sollicité le bénéfice des abattements de 30 et 40 % sur les salaires qu’elle a perçus en Outre-Mer, sur le fondement de l’article 197 du code général des impôts, à savoir 30 % pour le salaire d’avril 2023, correspondant à son activité de médecin interne au centre hospitalier de Basse Terre en Guadeloupe, et 40 % pour les salaires perçus en 2023 à hauteur de 17 754 euros correspondant à son activité au sein du centre hospitalier de Grand Santi de Cayenne en Guyane, pour la période du 5 juin au 31 août 2023. Par une décision du 26 septembre 2024, l’administration fiscale a rejeté sa demande. Par la présente requête, Mme A... doit être regardée comme demandant la décharge des sommes correspondant à l’abattement prévu par ces dispositions, soit la somme totale de 974 euros.

Sur la régularité de la procédure d’imposition :

Si Mme A... soutient que l’administration fiscale aurait méconnu les garanties procédurales en s’abstenant de l’informer des pièces qu’elle devait produire à l’appui de sa demande de rectification de son imposition à l’impôt sur le revenu au titre de l’année 2023, le moyen n’est pas assorti des précisions suffisantes permettant au juge d’en apprécier le bien-fondé.

Sur le bien-fondé de l’imposition :

Aux termes de l’article 4 B du code général des impôts : « 1. Sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en France au sens de l'article 4 A : a. Les personnes qui ont en France leur foyer ou le lieu de leur séjour principal (…) ». Aux termes de l’article 10 du même code : « Si le contribuable a une résidence unique en France, l'impôt est établi au lieu de cette résidence. / Si le contribuable possède plusieurs résidences en France, il est assujetti à l'impôt au lieu où il est réputé posséder son principal établissement. / Les personnes physiques exerçant des activités en France ou y possédant des biens, sans y avoir leur domicile fiscal, ainsi que les personnes désignées au 2 de l'article 4 B sont imposables au lieu fixé par arrêté conjoint des ministres chargés de l'économie et du budget ». Enfin aux termes de l’article 197 de ce même code dans sa version applicable : « I. – En ce qui concerne les contribuables visés à l'article 4 B, il est fait application des règles suivantes pour le calcul de l'impôt sur le revenu (…)3. Le montant de l'impôt résultant de l'application des dispositions précédentes est réduit de 30 %, dans la limite de 2 450 €, pour les contribuables domiciliés dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion ; cette réduction est égale à 40 %, dans la limite de 4 050 €, pour les contribuables domiciliés dans les départements de la Guyane et de Mayotte ; (…) ».

Pour l’application des dispositions du paragraphe a du 1 de l'article 4 B du code général des impôts, le foyer s’entend du lieu où le contribuable habite normalement et a le centre de ses intérêts familiaux, sans qu’il soit tenu compte des séjours effectués temporairement ailleurs en raison des nécessités de la profession ou de circonstances exceptionnelles, et le lieu du séjour principal du contribuable ne peut déterminer son domicile fiscal que dans l’hypothèse où celui-ci ne dispose pas de foyer.

Mme A... soutient qu’elle n’a pas bénéficié des abattements prévus par les dispositions du 3° du I de l’article 197 du code général des impôts alors qu’elle a perçu des sommes versées par des centres hospitaliers situés Outre-Mer pour lesquels elle a travaillé au titre de l’année d’imposition en litige. Toutefois, il résulte de l’instruction qu’elle a résidé en Guyane du 1er janvier 2023 au 30 avril 2023 et qu’elle a séjourné du 1er mai 2023 au 2 novembre 2023 en Guadeloupe, puis, à compter de cette dernière date en métropole à Huez (Isère). Par ailleurs, il n’est pas contredit que l’intéressée a résidé en métropole de novembre 2023 à avril 2024. Dès lors, en l’absence de résidence principale fixée dans l’un des départements d’outre-mer visés à l’article 197 du code général des impôts au cours de l’année d’imposition en litige, elle ne saurait se prévaloir du bénéfice de ces dispositions. Dans ces conditions, c’est à bon droit que l’administration fiscale lui a refusé le bénéfice des abattements prévus par les dispositions du 3 du I de l’article 197 du code général des impôts.

Il résulte de tout ce qui précède que Mme A... n’est pas fondée à solliciter le bénéfice des dispositions de l’article 197 du code général des impôts.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.


Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et à la directrice départementale des finances publiques du Doubs.




Délibéré après l'audience du 3 février 2026, à laquelle siégeaient :

- Mme Michel, présidente,
- M. Debat, premier conseiller,
- Mme Fessard-Marguerie, conseillère.












Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2026.

La rapporteure,

Fessard-Marguerie
La présidente,

F. Michel

La greffière,

E. Cartier



La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,









Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions