lundi 24 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2402508 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | DRAVIGNY |
Vu la procédure suivante :
Par une protestation, enregistrée le 29 décembre 2024, et des mémoires, enregistrés les 14 janvier 2025 et 21 janvier 2025, M. Z P, représentant unique désigné au titre des dispositions de l'article R. 411-5 du code de justice administrative, Mme J AF, M. Q AB, Mme AD L, M. F D, M. AG E, Mme AH AA, Mme AE G, et M. Y I, représentés par Me Dravigny, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'installation des nouveaux membres du conseil municipal de la commune de Bethoncourt à laquelle il a été procédé lors de la séance du conseil municipal du 16 décembre 2024 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bethoncourt une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le maire de la commune de Bethoncourt n'était pas fondé à ne pas prendre en compte la démission de membres du conseil municipal ;
- l'installation de nouveaux membres du conseil municipal a méconnu les dispositions de l'article L. 270 du code électoral.
La protestation a été communiquée à M. C N, à Mme K T, à M. B H, à Mme AC R, à M. A S, à Mme X W, à Mme U V et à Mme M O, qui n'ont pas produit de mémoire.
Par un mémoire, enregistré le 24 janvier 2025, le maire de la commune de Bethoncourt, représenté par Me Bocher-Allanet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- les moyens soulevés par M. P ne sont pas fondés.
La protestation a été communiquée au préfet du Doubs qui n'a pas produit de mémoire.
Par un mémoire, enregistré le 11 février 2025, M. P, désigné représentant unique au titre des dispositions de l'article R. 411-5 du code de justice administrative, déclare se désister purement et simplement de sa protestation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code électoral ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Debat, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Guitard, rapporteure publique,
- et les observations de Me Bocher-Allanet, pour la commune de Bethoncourt.
Considérant ce qui suit :
1. M. P, Mme J AF, M. Q AB, Mme AD L, M. F D, Mme AH AA, M. AG E, Mme AE G, M. Y I, élus membres du conseil municipal de la commune de Bethoncourt jusqu'à leur démission intervenue le 1er octobre 2024, demandent au tribunal d'annuler l'installation de nouveaux membres du conseil municipal de la commune de Bethoncourt à laquelle il a été procédé lors de sa séance du 16 décembre 2024.
Sur le désistement :
2. Le désistement de M. P, désigné représentant unique au titre des dispositions de l'article R. 411-5 du code de justice administrative, est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Bethoncourt présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. P, désigné représentant unique au titre des dispositions de l'article R. 411-5 du code de justice administrative dans le cadre de la présente instance.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. Z P, en sa qualité de représentant unique des requérants au titre des dispositions de l'article R. 411-5 du code de justice administrative, à M. C N, Mme K T, M. B H, Mme AC R, M. A S, Mme X W, Mme U V, Mme M O, au maire de la commune de Bethoncourt et au préfet du Doubs.
Délibéré après l'audience du 18 février 2025, à laquelle siégeaient :
- Mme Michel, présidente,
- M. Debat, premier conseiller,
- Mme Kiefer, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2025.
Le rapporteur,
P. Debat
La présidente,
F. MichelLa greffière,
E. Cartier
La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026