lundi 3 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2500104 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2025, Mme A B, représentée par Me Hervet, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner au préfet du Doubs d'instruire sa demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle mention " vie privée et familiale " déposée le 7 mars 2024, dans un délai de quinze jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) d'ordonner au préfet du Doubs, sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte, de faire droit à sa demande en lui délivrant la carte sollicitée, à défaut de lui délivrer un récépissé l'autorisant à revenir en France en cas de départ et à y travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requérante soutient que :
- Ressortissante camerounaise née le 1er janvier 1998, elle disposait d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 15 mai 2024 dont elle a sollicité le renouvellement en mars 2024 ;
- Elle a obtenu un récépissé valable 6 mois, renouvelé jusqu'au 25 novembre 2024, les services préfectoraux lui indiquant que sa demande était toujours en cours d'instruction ;
- Cette situation lui est préjudiciable, en particulier dans l'exercice de sa profession, ses clients estimant ne pouvoir être assurés de son identité et étant empêchée de se rendre à une conférence aux Etats-Unis puisque sans titre de séjour elle n'obtiendra pas de visa ; cette situation fait peser sur elle une incertitude anormalement longue ;
- La mesure sollicitée est ainsi utile et elle ne fait obstacle à aucune décision, aucune décision expresse n'étant intervenue, ni aucune décision implicite du fait de la délivrance de récépissés successifs.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2025, le préfet du Doubs fait valoir que les conclusions de la requête ont perdu leur objet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Il résulte de l'instruction qu'après avoir renouvelé le récépissé de Mme B le 23 janvier 2025, le préfet du Doubs a informé l'intéressée, par un courrier du 24 janvier 2025, qu'il serait procédé au renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale " pour une durée de deux ans, mais que sa demande de carte de résident de 10 ans faisait l'objet d'un refus. Dans ces conditions, les conclusions présentées par Mme B sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et tendant à ce qu'il soit ordonné au préfet du Doubs d'instruire sa demande et de lui renouveler sa carte de séjour pluriannuelle ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2500104 présentée par Mme B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Doubs.
Fait à Besançon, le 3 février 2025.
Le juge des référés,
C. Schmerber
La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026