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AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2501359

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2501359

jeudi 17 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2501359
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait un refus de carte mobilité inclusion (stationnement) du 23 mai 2025. La requête a été jugée prématurée car Mme B avait formé un recours administratif préalable le 6 février 2025, mais aucune décision explicite ou implicite du président du conseil départemental n'était intervenue sur ce recours. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-2 du code de justice administrative, le tribunal a considéré que la saisine directe du juge était irrecevable avant l'épuisement de ce recours administratif obligatoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Le 7 juillet 2025, Mme A B soumet au tribunal un recours gracieux adressé à la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées relatif à une décision du 23 mai 2025 concernant la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention stationnement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-2 de ce code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. / La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête ".

3. Par une décision du 23 mai 2025, le président du conseil départemental du Doubs a rejeté la demande de Mme B tendant à obtenir la carte mobilité inclusion portant la mention stationnement. Si Mme B a formé le 06 février 2025 un recours administratif préalable à l'encontre de cette décision du 23 mai 2025, dont copie est adressée au tribunal en guise de requête, il ne ressort pas des pièces du dossier que le président du conseil président du conseil départemental du Doubs ait pris expressément ou implicitement une décision sur la suite à donner à ce recours. Ainsi, la requête de Mme B est prématurée, est dès lors manifestement irrecevable et peut ainsi être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie ne sera adressée à la maison départementale des personnes handicapées (mdph) du Doubs

Fait à Besançon le 17 juillet 2025.

La présidente,

C. Schmerber

La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

N°2501359

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