Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SCI La Gouille des Sauges pour incompétence de la juridiction administrative. Le litige portait sur le paiement de la taxe foncière entre un bailleur et son ancien locataire, dans le cadre de l'exécution d'un bail commercial. Le tribunal a considéré qu'il s'agissait d'un rapport de droit privé relevant du juge judiciaire, et non de l'ordre administratif. Cette solution a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2025, la SCI La Gouille des Sauges soumet au tribunal un litige qui l’oppose son ancien locataire, M. A..., repreneur des Ambulances Pontissaliennes concernant le paiement de la taxe foncière de l’année 2024 pour un montant de 641,91 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (...) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».
2. Le litige qui oppose la SCI La Gouille des Sauges aux Ambulances Pontissaliennes se rattache à l’exécution du bail commercial qui s’est terminé le 31 mars 2024. Toutefois, les litiges nés des rapports entre bailleurs et locataires sont des rapports de droit privé et, à ce titre, relèvent de la compétence du juge judiciaire. Ainsi, la requête de la SCI La Gouille des Sauges doit être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître en application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la SCI La Gouille des Sauges est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI La Gouille des Sauges.
Fait à Besançon le 7 novembre 2025.
La présidente,
C. Schmerber
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier