LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA25-2502607

Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2502607

lundi 15 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2502607
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantDIAZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. C... demandant l'annulation de l'arrêté du préfet du Doubs du 27 novembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et qu'il avait été pris après un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également jugé que l'application immédiate de l'article L. 731-1 du CESEDA, dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, ne méconnaissait pas les stipulations des articles 5 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 décembre 2025, M. A... C..., représenté par Me Diaz, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 27 novembre 2025 par lequel le préfet du Doubs a prononcé son assignation à résidence dans le département du Doubs pour une durée de quarante-cinq jours ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 1 000 euros à Me Diaz, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, contre renoncement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- l’arrêté attaqué est entaché d’une insuffisante motivation au regard de l’article
L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et a été édicté sans examen sérieux de sa situation personnelle ;
- cet arrêté est entaché d’une erreur de droit au regard des dispositions du 1° de l’article L 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile entaché d’une erreur de droit ;
- il n’existe aucune perspective raisonnable d’éloignement ;
- le même arrêté procède d’une interprétation de la loi du 26 janvier 2024 qui est contraire aux stipulations des articles 5 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2025, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces versées au dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative notamment son article R. 776-15.

Le président du tribunal a désigné M. Poitreau pour statuer sur les litiges relevant de l’article R. 776-15 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties de l’audience.

Ont été entendu, au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Poitreau, premier conseiller,
- et les observations de Mme B..., représentant le préfet du Doubs .

Le requérant n’était ni présent et ni représenté.


Considérant ce qui suit :

1. M. C..., de nationalité algérienne, né le 8 février 1995, a fait l’objet, le
5 janvier 2024, d’un arrêté du préfet de la Haute-Saône lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai ainsi que d’une interdiction du territoire pendant un an. Le
27 novembre 2025, M. C... a été contrôlé par les services de la brigade de gendarmerie d’Auxonne et a été placé en retenue administrative. Lors de son audition, M. C... a déclaré être domicilié dans le Doubs, mais n’a pas été en mesure de justifier de l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, ni de la régularité de son séjour sur le territoire français. Par arrêté du 27 novembre 2025, le préfet du Doubs a prononcé, sur le fondement de l’article L.731-1 code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’assignation à résidence dans le département du Doubs pour une durée de quarante-cinq jours. C’est ce dernier arrêté dont M. C... demande l’annulation.

Sur les conclusions aux fins d’annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l’article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / (…) ». Aux termes de l’article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ».

3. L’arrêté attaqué mentionne les dispositions citées au point 2 de l’article L. 731‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que le fait que le requérant fait l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, ainsi qu’il a été précisé au point 1, le 5 janvier 2024. Le même arrêté mentionne également que l'éloignement du requérant demeure une perspective raisonnable. Par suite, le moyen tiré de ce que l’arrêté en litige serait insuffisamment motivé n’est pas fondé et ne peut qu’être écarté. La motivation que comporte cet arrêté démontre en elle-même qu’il a été édicté à l’issue d’un examen de la situation personnelle du requérant. Il y a donc lieu d’écarter le moyen tiré du défaut d’examen par le préfet du Doubs de la situation personnelle du requérant.

4. En second lieu, la circonstance que, dans leur rédaction antérieure à l’entrée en vigueur de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, les dispositions de l'article L. 731-1 citées au point 2 limitaient à un an le délai au terme duquel un étranger sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français pouvait faire l’objet d’une mesure d’assignation à résidence ne fait pas obstacle à ce qu’une telle mesure, édictée après l’entrée en vigueur de la loi du 26 janvier 2024, puisse néanmoins avoir pour fondement une décision portant obligation de quitter le territoire français édictée avant l’entrée en vigueur de cette loi. Contrairement à ce que soutient le requérant l’application immédiate des dispositions de l'article L. 731-1 dans leur rédaction issue de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, qui relèvent de la législation relative aux règles d’entrée et de séjour des étrangers sur le territoire français, ne méconnaît pas les stipulations des articles 5 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions du requérant tendant à l’annulation de l’arrêté en litige doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées ses conclusions présentées au titre des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


DECIDE :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et au préfet du Doubs.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2025.


Le magistrat délégué,

G. Poitreau
La greffière,

S. Matusinski




La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.


Pour expédition conforme,
La greffière


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions