mardi 27 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-1903311 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | TRUGNAN BATTIKH |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance du 23 septembre 2019, la présidente du tribunal administratif de Marseille a transmis au tribunal administratif de Nîmes le dossier de la requête de M. J Baron, agissant en son nom et pour le compte de ses enfants mineurs B et F, enregistrée le 29 août 2019 au tribunal administratif de Marseille.
Par cette requête, enregistrée le 27 septembre 2019 au greffe du tribunal administratif de Nîmes sous le n° 1903311 et des mémoires complémentaires enregistrés le 18 avril 2021 et le 28 novembre 2021, M. J Baron agissant en son nom et pour le compte de ses enfants mineurs B et F, représenté par Me Trugnan Battikh, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Bollène au paiement de la somme de 418 000 euros augmentée des intérêts au taux légal et du produit de leur capitalisation ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bollène la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. Baron, agissant en son nom et pour le compte de ses enfants mineurs B et F soutient, outre que la requête est recevable, que :
- le suicide de Mme D a été qualifié d'accident imputable au service ;
- la responsabilité pour faute de la commune de Bollène est engagée en raison de son manquement à son obligation d'entretien des locaux, en méconnaissances des dispositions des 3° et 4° de l'article L. 212-5 du code de l'éducation ;
- la responsabilité pour faute de la commune de Bollène est engagée en raison de son manquement à son obligation de bon fonctionnement de l'école en méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-4 du code de l'éducation ; le nombre d'ATSEM était insuffisant en méconnaissance des dispositions de l'article R. 412-127 du code des communes, la municipalité a décidé unilatéralement de la mise en place des temps d'activités périscolaires ; les missions de gardiens ont été supprimées ; le personnel d'entretien municipal a été remplacé par une société privée ; la collectivité a refusé de mettre à disposition un jeu de clés supplémentaire pour le portail du personnel enseignant ; des difficultés importantes de communication se sont fait jour ; des propos inappropriés ont été tenus en public à l'encontre de Mme D et l'adjointe au service éducation de la collectivité a refusé d'assister au conseil des écoles en présence de Mme D ;
- l'indemnisation du préjudice moral peut être évaluée à la somme de 150 000 euros ;
- l'indemnisation du préjudice patrimonial doit être estimée à 134 600 correspondant au remboursement de l'avance versée par la MAIF et à 134 600 euros au titre de la perte des revenus futurs.
Par un mémoire, enregistré le 4 novembre 2019, le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse conclut à son incompétence pour présenter des observations.
Il soutient qu'en application des dispositions de l'article D. 222-35 du code de l'éducation, le recteur de l'académie d'Aix Marseille est seul compétent pour présenter des observations en défense au nom de l'Etat.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2020, la commune de Bollène, représentée par Me Blanc, conclut au rejet de la requête.
La commune de Bollène soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle méconnaît les dispositions de l'article R. 414-3 du code de justice administrative ;
- les moyens soulevés par M. Baron ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 16 avril 2021, le recteur de la région académique Provence-Alpes-Provence-Côte d'Azur conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucune faute n'a été commise par l'administration.
Par un mémoire enregistré le 26 novembre 2021, la MAIF demande que les prestations versées à M. Baron et à ses filles pour préjudice patrimonial, à hauteur de 118 600 euros pour M. Baron et de 8 000 euros pour chacune de ses filles, lui soient remboursées.
La MAIF soutient que les indemnités versées pour le préjudice patrimonial sont récupérables, la MAIF étant subrogée dans les droits et actions de ses assurés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le code de l'éducation ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la santé publique ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Achour, rapporteure publique,
- et les observations de Me Trugnan Battikh, représentant M. Baron et ses filles, ainsi que celles de Me Breysse, représentant la commune de Bollène.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C D, qui exerçait les fonctions de directrice de l'école maternelle Alexandre Blanc à Bollène depuis le 1er septembre 2006, s'est donnée la mort le 19 mai 2017. Par décision du 25 septembre 2018, le directeur académique des services de l'éducation nationale a reconnu l'imputabilité au service de son décès. Le 29 avril 2019, M. Baron, son concubin, a formé, agissant en son nom et pour le compte de ses enfants mineurs B et F nés en 2003 et 2004, une demande indemnitaire préalable auprès de la commune de Bollène. Du silence de l'administration est née une décision implicite de rejet. M. Baron, agissant en son nom et pour le compte de ses enfants mineurs, doit être regardé comme demandant au tribunal, sur le fondement de la responsabilité pour faute, de condamner la commune de Bollène au paiement de la somme totale de 418 000 euros majorée des intérêts au taux légal à compter de la date de la première demande d'indemnisation formée le 29 avril 2019 auprès de la commune de Bollène, avec capitalisation des intérêts échus à compter de cette même formalité, en réparation des préjudices subis du fait du décès de Mme D.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-4 du code de l'éducation : " La commune a la charge des écoles publiques. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, la reconstruction, l'extension, les grosses réparations, l'équipement et le fonctionnement () " et aux termes de l'article L. 212-5 du même code : " L'établissement des écoles publiques, créées par application de l'article L. 212-1, est une dépense obligatoire pour les communes. / Sont également des dépenses obligatoires, dans toute école régulièrement créée : / 1° Les dépenses résultant de l'article L. 212-4 ; () / 3° L'entretien ou la location des bâtiments et de leurs dépendances ; 4° L'acquisition et l'entretien du mobilier scolaire ; () ".
3. D'une part, les requérants soutiennent que le ménage dans les locaux de l'école était insatisfaisant. S'il résulte de l'instruction, notamment du rapport de visite du comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du 4 juillet 2016 et de fiches d'observations sur le registre hygiène et sécurité, que ce dysfonctionnement a été signalé à la mairie de Bollène, celle-ci a réagi d'abord en décidant, en 2012, pour faire face à un fort problème d'absentéisme du personnel municipal, d'externaliser le ménage des écoles, puis, pour remédier aux carences de la société recrutée, en organisant des sessions de nettoyage durant les vacances et d'y intégrer des agents d'entretien en 2016. Dans ces conditions, nonobstant les difficultés rencontrées dans ce domaine, M. Baron n'est pas fondé à soutenir qu'une faute aurait été commise par la commune de Bollène s'agissant du ménage au sein de l'établissement.
4. D'autre part, il résulte de l'instruction, notamment du tableau des maintenances effectuées par la commune, que les services " bâtiments et cadre de vie " intervenaient chaque mercredi dans les écoles de la ville et qu'en cas d'impératif, la commune faisait appel aux intervenants de maçonnerie, de plomberie, d'électricité, de conciergerie ou de menuiserie. Par ailleurs, la commune de Bollène a notamment financé des travaux de réfection de la cour maternelle de l'école en février 2015, la création d'un parking à l'école en novembre 2016, la démolition d'un préfabriqué amianté au sein de l'école du 17 octobre au 4 novembre 2016, les travaux d'entretien de l'école représentant ainsi une somme de 368 974,67 euros pour la période de 2013 à 2018. Dans ces conditions, nonobstant les difficultés rencontrées dans ce domaine, M. Baron n'est pas fondé à soutenir qu'une faute aurait été commise par la commune de Bollène s'agissant de l'entretien des locaux de l'établissement.
5. En deuxième lieu, l'article R. 412-127 du code des communes indique que : " Toute classe maternelle doit bénéficier des services d'un agent communal occupant l'emploi d'agent spécialisé des écoles maternelles et des classes enfantines. Cet agent est nommé par le maire après avis du directeur ou de la directrice. Son traitement est exclusivement à la charge de la commune. Pendant son service dans les locaux scolaires, il est placé sous l'autorité du directeur ou de la directrice ".
6. D'une part, contrairement à ce que soutient le requérant, ces dispositions ne fixent pas un temps de présence obligatoire des agents spécialisées des écoles maternelles (ATSEM) auprès des enseignants des écoles maternelles, ou l'obligation d'une ATSEM dédiée par classe.
7. D'autre part, il résulte de l'instruction que l'école maternelle Alexandre Blanc, qui comportait 5 classes, disposait de 4 ATSEM à la rentrée 2014-2015 et du même nombre dont une volante à la rentrée 2015-2016. Ainsi, si leur temps de présence a pu être source de tensions entre les enseignantes et la municipalité, cette dernière, en appliquant un ratio de 0,75 ATSEM par classe tel que prévu par la charte des ATSEM de 2010 de la commune, n'a pas méconnu les dispositions de l'article R. 412-127 du code des communes. Au surplus, il ressort du tableau des ATSEM remplaçantes de 2014 à 2019 produit par la commune que leur remplacement lors de congés de maladie a été organisé. Dans ces conditions, M. Baron n'est pas fondé à soutenir qu'une faute aurait été commise par la commune de Bollène sur ce point.
8. En troisième lieu, M. Baron reproche à la commune une décision unilatérale dans la mise en place des temps périscolaires, sans concertation avec les enseignants. Il résulte cependant de l'instruction qu'en 2013, un premier sondage a été effectué auprès des parents d'élèves et qu'environ 700 réponses ont été apportées, qu'un second sondage a été réalisé en 2014 et que des réunions de travail et des échanges ont eu lieu entre la mairie, les directeurs d'école et les enseignants en 2013 et 2014. Mme D a ainsi été invitée, par courrier du 13 mars 2014 lui rappelant les différentes étapes menées dans le cadre de l'élaboration du projet éducatif territorial, à rencontrer les représentants de la commune en présence de l'inspectrice de l'éducation nationale et des élus de la ville. Dans ces conditions, M. Baron n'est pas fondé à soutenir qu'une faute aurait été commise par la mairie de Bollène sur ce point.
9. En quatrième lieu, s'il n'est pas contesté que la mairie de Bollène a décidé de la suppression des missions de gardien, il résulte de l'instruction, et particulièrement du courrier du 24 février 2015, qu'elle a décidé la mise en place de contrôles par la police municipale en sorties d'école, en fin de journée, et informé les associations de parents d'élèves, les directeurs d'écoles et les directeurs périscolaires de cette décision. En outre, il n'est aucunement établi que la suppression de ces missions aurait eu des conséquences sur la sécurité des enfants et des enseignants. Dans ces conditions, M. Baron n'est pas fondé à soutenir qu'une faute aurait été commise par la mairie de Bollène sur ce point.
10. En cinquième lieu, M. Baron reproche à la mairie d'avoir refusé de mettre un jeu de clés supplémentaire pour le portail du personnel enseignant afin de faire respecter des consignes de sécurité suffisantes et d'avoir incité les enseignants à acquérir à leurs frais les doubles de clés. Si la commune a effectivement opposé une fin de non-recevoir à cette demande de jeu de clés supplémentaire, lors du conseil d'école du 3 février 2017, il résulte de l'examen du compte-rendu dudit conseil d'école que la commune a précisé que cette dépense devait être prise en charge par l'école et non par les enseignants. En outre, les désagréments allégués en matière de sécurité ne sont pas établis en l'espèce. Dans ces conditions, M. Baron n'est pas fondé à soutenir qu'une faute aurait été commise par la mairie de Bollène sur ce point.
11. En sixième et dernier lieu, il est constant que les relations entre Mme D et les élus de la municipalité étaient très tendues. M. Baron soutient à cet égard que les élus se sont absentés durant le conseil d'école du 11 février 2014, que des propos inappropriés ont été portés à l'encontre de Mme D et que l'adjointe au service éducation de la mairie a délibérément choisi de ne pas assister aux conseils d'école du fait de la présence de Mme D. Celle-ci a en effet signalé à l'inspectrice de l'éducation nationale les difficultés qu'elle rencontrait et a fait consignée le 24 juin 2015 par les gendarmes la situation qu'elle estimait subir depuis la rentrée 2014.
12. Toutefois, il résulte de l'instruction que la commune de Bollène a, elle aussi, signalé des difficultés de communication avec Mme D auprès de l'inspecteur de l'éducation nationale dès 2009. A l'occasion de ce signalement, la collectivité a relevé des relations tendues et " la manière d'être ainsi que les modes de communication de la directrice qui y sont pour beaucoup " et a souligné " l'ambiance détestable qui règne (..) sur cette école et déplore qu'une directrice puisse adopter un tel comportement préjudiciable à tous () ". Sont également produits les témoignages de M. H, employé communal qui indique avoir été victime d'agressivité verbale de la part de Mme D, de M. I, directeur du périscolaire pour les écoles élémentaires et maternelles Alexandre Blanc qui atteste de l'atmosphère " pesante qui s'était installée au quotidien " et des " réticences rencontrées de la part du corps enseignant et plus particulièrement avec la directrice de l'époque, Mme D, sur ce temps périscolaire ", de Mme E, employée de mairie qui décrit les difficultés rencontrées alors qu'elle était ATSEM, et de Mme G, qui travaillait en qualité de responsable du personnel ATSEM et qui décrit le même type de difficultés. Le rectorat d'Aix-Marseille produit également un courrier de la commune et un mail démontrant que Mme D n'entretenait pas de bonnes relations avec les services municipaux qu'elle " avait par ailleurs l'habitude de solliciter avec constance et persistance alors que les autres directeurs d'école de la commune soumis à des conditions de travail identiques entretenaient de bons rapports avec la commune ". Il s'interroge sur " le caractère répétitif, incessant voire procédurier des demandes en direction de la mairie ou de toute autre personne allant à l'encontre de ses décisions ou opinions ".
13. Enfin, s'il n'est pas contesté que Mme K, responsable éducation jeunesse à la mairie de Bollène, a cessé de se rendre au conseil d'école de l'école Alexandre Blanc, il ressort de son attestation rédigée le 4 janvier 2020 que Mme D " passait toute la durée du conseil d'école à faire des remarques sur son incompétence, sur l'abandon de l'école par la mairie, sur l'inefficacité du personnel de la mairie affecté à l'école " et que l'agressivité de Mme D " lors des conseils d'école ne pouvait pas permettre un débat serein ", ce qui l'a conduite à prendre la décision d'être absence auxdits conseils. Elle souligne en outre que Mme D avait déposé plainte contre elle pour agressivité verbale contre sa personne dans l'exercice de ses fonctions, qu'elle a été entendue par la gendarmerie de Bollène et que les faits ont été classés sans suite.
14. Dans ces conditions, et en dépit des relations conflictuelles existantes entre Mme D et les représentants de la municipalité, M. Baron n'est pas fondé à soutenir qu'une faute aurait été commise par la commune de Bollène, dans ses relations avec Mme D, de nature à engager la responsabilité administrative.
15. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'indemnisation présentées par les requérants doivent être rejetées.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Bollène, qui n'est pas la partie perdante, verse au requérant une quelconque somme au titre des frais non compris dans les dépens exposés.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. J Baron, Mme B Baron, et Mme F Baron est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. J Baron, à Mme B Baron, à Mme F Baron, au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, à la commune de Bollène et à la MAIF.
Copie en sera adressée au recteur de la région académique Provence-Alpes-Provence-Côte d'Azur.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Brossier, président,
Mme Bala, première conseillère,
M. Aymard, premier conseiller.
Lu en audience publique le 27 septembre 2022.
La rapporteure,
K. A
Le président,
J. B. BROSSIER
La greffière,
E. NIVARD
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026