vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-1926558 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | DENAMBRIDE CAROLINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 novembre 2019 et des mémoires enregistrés les 6 janvier 2020, 25 octobre 2021 et 15 février 2022, Mme E C Veuve D, en son nom personnel et en sa qualité de représentante légale de ses deux enfants mineurs, représentée G, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse à lui verser, à titre principal, la somme de 47 249 euros en réparation des préjudices subis par M. D, son époux, à la suite de son hospitalisation dans cet établissement, 4 500 euros en réparation de ses préjudices propres et 1 500 euros en réparation du préjudice d'affection de chacun de ses deux fils mineurs ; à titre subsidiaire de condamner le CHU de Toulouse à indemniser ces mêmes préjudices en appliquant un taux de perte de chance de 50% d'éviter le dommage ; à titre très subsidiaire de condamner le CHU de Toulouse à indemniser ces mêmes préjudices en appliquant un taux de perte de chance de 33% d'éviter le dommage ;
2°) de condamner le CHU de Toulouse aux dépens ;
3°) de mettre à la charge de le CHU de Toulouse la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- son époux a été victime de fautes lors de sa prise en charge au CHU de Toulouse du 13 au 15 mai 2019 ;
- ces fautes sont à l'origine directe et certaine du dommage, sans qu'il n'y ait lieu d'appliquer un taux de perte de chance ;
- il a subi plusieurs préjudices qui doivent être réparés comme suit :
* déficit fonctionnel temporaire : 4 065 euros ;
* déficit fonctionnel permanent de 3% : 4 740 euros ;
* souffrances physiques endurées de 3 sur une échelle de 7 : 8 000 euros ;
* souffrances psychiques endurées de 1 sur une échelle de 7 : 2 000 euros ;
* préjudice esthétique temporaire de 1 sur une échelle de 7 : 800 euros ;
* préjudice esthétique permanent de 2 sur une échelle de 7 : 2 500 euros ;
* aide par une tierce personne avant consolidation : 6 372 euros ;
* aide par une tierce personne après consolidation : 7 272 euros ;
* préjudice d'établissement exceptionnel : 8 000 euros ;
* préjudice sexuel : 3 000 euros ;
* préjudice d'agrément : 500 euros ;
- son propre préjudice sexuel doit être réparé par le versement de 3 000 euros ;
- son préjudice moral et celui de ses deux enfants doit être indemnisé par le versement d'une somme de 1 500 euros chacun.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 décembre 2019 et 6 décembre 2021, le centre hospitalier universitaire de Toulouse, représenté par la SELARL Montazeau et Cara, conclut à ce que sa responsabilité soit limitée à une perte de chance de 33% d'éviter le dommage, que l'indemnisation soit limitée à la réparation des préjudices de M. D pour une somme totale de 7 132,50 euros et qu'il soit mis à la charge de Mme C veuve D la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F,
- les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique,
- les observations de Me Buscail, représentant le CHU de Toulouse.
Considérant ce qui suit :
1. Le 13 mai 2019, M. D a été admis au CHU de Toulouse pour des délires et hallucinations. Le 15 mai 2019, il s'est échappé du service où il était hospitalisé et s'est jeté du toit-terrasse de l'établissement, se blessant gravement. Suite au rejet de sa demande indemnitaire préalable, M. D a saisi le tribunal en réparation des préjudices qu'il estimait avoir subis du fait de fautes dans l'organisation et le fonctionnement du service public hospitalier et obtenu du juge des référés la réalisation d'une expertise médicale dont le rapport a été établi le 18 août 2021. Suite au décès de M. D le 27 mai 2020 des suites d'un cancer bronchique, sa veuve a repris l'instance.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité :
2. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute ".
3. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise du 18 août 2021, que souffrant d'un cancer bronchique depuis 2017 ayant provoqué notamment des métastases cérébrales, M. D a développé des troubles psychiques à compter d'avril 2019. Présentant un délire mystique et des hallucinations acoustico-verbales, il a été admis le 12 mai 2019 au centre hospitalier de Castres puis transféré le 13 mai 2019 dans le service d'oncologie du CHU de Toulouse, où il était suivi pour son cancer. Malgré sa prise en charge médicamenteuse, il a souffert d'une crise délirante dans la nuit du 15 mai 2019. Réussissant à échapper à la vigilance des soignants et de l'agent de sécurité appelé en renfort mais resté seul avec lui le temps de préparer ses médicaments, il s'est précipité vers l'escalier de secours, a monté les étages et s'est jeté du toit-terrasse de l'établissement.
S'agissant de la faute médicale :
4. Si Mme C reproche au CHU de Toulouse d'avoir administré à son époux des corticoïdes alors qu'ils présentent un risque d'excitation psychique, l'expert psychiatre a estimé que cette prescription était nécessaire pour réduire l'œdème cérébral du patient malgré le risque d'effets secondaires. Cette prescription n'est dès lors pas constitutive d'une faute médicale. L'expert psychiatre relève en revanche que les médicaments administrés à M. D le 13 mai 2019 pour traiter ses troubles psychiatriques ont été prescrits à un dosage très insuffisant au regard de son tableau d'agitation anxieuse avec délire hallucinatoire. Dès lors, en n'administrant pas à M. D un traitement approprié à son état de santé, le CHU de Toulouse a commis une faute médicale de nature à engager sa responsabilité.
S'agissant de la faute dans l'organisation et le fonctionnement du service hospitalier :
5. Mme C reproche en outre au CHU de Toulouse des fautes dans l'organisation et le fonctionnement du service public hospitalier. Toutefois, le fait d'avoir hospitalisé M. D, non pas en psychiatrie, mais en oncologie des voies respiratoires n'est pas constitutif d'une telle faute dès lors qu'il s'agissait du service où il était déjà suivi, où il pouvait bénéficier d'une prise en charge pluridisciplinaire de son cancer et qu'en l'absence d'antécédents psychiatriques, ses troubles psychiques avaient été imputés dès son passage aux urgences à ses métastases cérébrales. Par ailleurs, il ne saurait davantage être reproché à l'établissement hospitalier l'absence de chambre d'isolement dans le service d'oncologie ni une insuffisante intervention humaine pour la prise en charge nocturne de M. D, période où les effectifs sont réduits, puisque l'infirmière de nuit et l'agent de sécurité de service se sont précisément mobilisés face à l'état d'agitation extrême de ce patient. Dans ces conditions, il y a lieu d'écarter, à l'instar des conclusions expertales, l'existence de fautes dans l'organisation et le fonctionnement du service hospitalier.
En ce qui concerne le lien de causalité :
6. Dans le cas où la faute commise lors de la prise en charge ou le traitement d'un patient dans un établissement public hospitalier a compromis ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de la faute commise par l'établissement et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter la survenue de ce dommage. La réparation qui incombe à l'hôpital doit alors être évaluée à une fraction du dommage corporel déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue.
7. L'expert psychiatre indique que l'état de santé de M. D nécessitait, au jour de son hospitalisation, l'administration d'un traitement antipsychotique et sédatif à des doses plus élevées répartie en quatre prises par 24 heures, qui aurait très probablement pu stabiliser l'état de M. D et ainsi éviter d'une part une hospitalisation de plus de 24 heures, d'autre part l'accident survenu au-delà de ce délai. Compte tenu de ces éléments mais aussi de l'important état d'agitation et de détermination de M. D à " rejoindre le malin ", qu'il y a lieu de limiter à 70 % la chance que la faute du CHU de Toulouse a fait perdre à M. D d'éviter le dommage.
En ce qui concerne les préjudices de la victime directe :
S'agissant des préjudices patrimoniaux :
Quant aux frais d'assistance par une tierce personne :
8. Il résulte de l'instruction que suite à sa chute, M. D a souffert d'une fracture de chacun des deux pieds et d'une vertèbre lombaire. Il a été hospitalisé jusqu'au 16 août 2019, date de son retour à domicile, où il se déplaçait avec des cannes. Son épouse fait valoir lui avoir apporté son aide pour la toilette, l'habillage et les tâches de la vie quotidienne. La victime a ensuite repris son travail le 13 septembre 2019 et son état a été considéré comme consolidé. Au regard de ces éléments et de ce que l'intéressé présentait à cette période un taux d'incapacité temporaire de travail de 50%, il y a lieu de retenir un besoin d'un aide par une tierce personne non spécialisée, qui lui a été apportée par Mme C, de 2 heures par jour entre le 17 août et le 12 septembre 2019, soit pendant 27 jours. Il ne résulte pas de l'instruction que M. D aurait perçu une aide ou une prestation au titre de l'aide humaine. Compte tenu du salaire minimum interprofessionnel de croissance horaire brut au cours de cette période, augmenté des charges sociales, à un taux moyen horaire de 13 euros, les frais engagés pour l'assistance d'une tierce personne à domicile doivent être évalués sur cette période à 702 euros. Après application du taux de perte de chance de 70%, la somme de 491,40 euros, est à mettre à la charge du CHU de Toulouse. La nécessité d'une assistance par une tierce personne après la reprise de son travail et jusqu'à son décès qui aurait résulté des suites de l'accident du 15 mai 2019 n'est en revanche pas établie.
Quant au préjudice d'établissement :
9. Souffrant suite à sa chute du 15 mai 2019, d'une fracture de chacun des deux pieds et d'une vertèbre lombaire, M. D a subi une chirurgie puis a été hospitalisé jusqu'au 16 août 2019. Il a repris le travail le 13 septembre 2019. L'expert a jugé son état consolidé au 7 novembre 2019. Mme C n'établit pas que la chute de M. D, qui n'a donc pas souffert d'un déficit fonctionnel permanent résultant de cet accident, lui aurait occasionné de telles séquelles qu'elles l'auraient privé de projets familiaux au cours de la dernière année de vie. La demande formée à ce titre doit être rejetée.
S'agissant des préjudices personnels :
Quant au déficit fonctionnel temporaire :
10. Il résulte de ce qui a été exposé au point précédent que M. D a subi un déficit fonctionnel temporaire totale de trois mois du 15 mai au 16 août 2019 puis de 50% du 17 août au 7 novembre 2019, soit pendant une période de 2 mois et 21 jours, pendant laquelle il marchait avec des cannes. Dès lors, et compte tenu du taux de perte de chance de 70%, il y a lieu d'indemniser ce préjudice par le versement à sa veuve de la somme de 1 218 euros.
Quant au déficit fonctionnel permanent :
11. Il résulte de l'expertise qu'à la date du 7 novembre 2019, M. D, qui avait repris son travail près de deux mois auparavant, a été considéré comme tout à fait valide et remis de son accident par son médecin. Si sa veuve fait valoir qu'il aurait fini sa vie en cannes anglaises et en fauteuil roulant, elle n'établit pas que cette situation aurait résulté des conséquences dommageables de sa chute, alors que M. D est décédé des suites de son cancer. Dans ces conditions, la demande indemnitaire formée au titre du déficit fonctionnel permanent doit être rejetée.
Quant aux souffrances endurées :
12. Les souffrances, tant physiques que psychiques, endurées par M. D des suites de son accident doivent être évaluées à 3 sur une échelle de 7. Dès lors, et compte tenu du taux de perte de chance de 70%, il y a lieu d'indemniser ce préjudice par la condamnation du CHU de Toulouse à verser à Mme D, la somme de 2 450 euros.
Quant au préjudice esthétique :
13. Il résulte de l'instruction que suite à son accident, M. D a été hospitalisé deux mois en service de chirurgie puis en service de rééducation et s'est déplacé à l'aide de béquilles. Après application du taux de perte de chance de 70%, il sera fait une juste appréciation de son préjudice esthétique en allouant à la requérante à 1 400 euros la somme destinée à le réparer. En revanche, dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que le patient aurait subi un préjudice esthétique permanent en lien direct et certain avec sa chute, la demande d'indemnisation présentée à ce titre doit être rejetée.
Quant au préjudice sexuel :
14. Il ne résulte pas de l'instruction que M. D aurait souffert d'un préjudice sexuel temporaire spécifique résultant de la chute du 15 mai 2019 distinct du déficit fonctionnel temporaire, lequel indemnise déjà les difficultés de mobilité dans tous les actes de la vie courante avant consolidation de l'état de santé. Ainsi, la demande présentée à ce titre par Mme C doit être rejetée.
Quant au préjudice d'agrément :
15. Il n'est pas établi que M. D aurait pratiqué de manière régulière une activité de loisirs ou sportive dont il aurait été privé de manière permanente à raison de ses dommages. Le préjudice d'agrément n'est donc pas établi.
En ce qui concerne les préjudices des victimes indirectes :
16. Le préjudice sexuel dont Mme C demande réparation n'est pas établi. Sa demande à ce titre ne peut qu'être rejetée.
17. Il sera en revanche fait une juste appréciation du préjudice moral de Mme C en évaluant à 1 000 euros la somme destinée à la réparer et de celui de chacun de ses deux enfants mineurs, en évaluant, après application d'un taux de perte de chance de 70%, cette somme à 500 euros chacun.
18. Il résulte de tout ce qui précède que le CHU de Toulouse doit être condamné à verser à Mme C veuve D la somme de 5 559,40 euros, en sa qualité d'ayant-droit de M. D, de 1 000 euros en réparation de son préjudice moral, et de deux fois la somme de 500 euros en sa qualité de représentante légale de ses deux enfants mineurs.
Sur les frais d'expertise :
19. En application des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les frais et honoraires de l'expertise du Dr A B, prescrite par ordonnance n°1906450 du juge des référés de Toulouse en date du 8 juillet 2020, liquidés et taxés à la somme de 2 400 euros TTC par l'ordonnance du 21 octobre 2021, incluant le montant des allocations provisionnelles accordées par ordonnances des 2 septembre 2020 et 4 janvier 2021, sont mis à la charge définitive du CHU de Toulouse.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme C veuve D qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le CHU de Toulouse demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge du CHU de Toulouse une somme de 1 500 euros à verser à Mme C veuve D au même titre.
D E C I D E :
Article 1 er : Le CHU de Toulouse versera à Mme C veuve D une somme de 6 559,40 euros en sa qualité d'ayant-droit de M. D et en réparation de son préjudice propre, ainsi qu'une somme de 1 000 euros en sa qualité de représentante légale de ses deux enfants mineurs.
Article 2 : Les frais et honoraires de l'expertise du Dr A B, prescrite par ordonnance n°1906450 du juge des référés de Toulouse en date du 8 juillet 2020, liquidés et taxés à la somme de 2 400 euros TTC par l'ordonnance du 21 octobre 2021, incluant le montant des allocations provisionnelles accordées par ordonnances des 2 septembre 2020 et 4 janvier 2021, sont mis à la charge définitive du CHU de Toulouse.
Article 3 : Le CHU de Toulouse versera à Mme C veuve D une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C veuve D, au centre hospitalier universitaire de Toulouse, à la mutuelle générale de l'éducation nationale.
Copie pour information en sera délivré à M. A B, expert.
Délibéré après l'audience du 16 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
Mme Bertrand, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2022.
La rapporteure,
B. F
Le président,
P. PERETTILe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de la prévention en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026