vendredi 14 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2002338 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | GARABEDIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 août 2020, la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A, représentée par Me Garabedian, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices clos les 31 décembre 2015, 2016 et 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 8 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'administration fiscale ne prouve pas qu'elle aurait commis un acte normal de gestion en prenant à bail ses locaux professionnels à un loyer excessif, qui a été fixé en décembre 2010 à 2 500 euros hors charges et non pas à 2 677 euros ; le loyer mensuel de 12,44 euros au m² retenu par l'administration ne présente pas une différence disproportionnée avec le montant de 12,50 euros par m² appliqué en l'espèce ; il subsiste uniquement un différend sur sa surface, qui ne présente pas 169 m² mais 192 m² outre 70m² d'aire de stationnement ; l'équivalence du montant du loyer mensuel avec la mensualité du crédit immobilier de la bailleresse ne prouve pas davantage le caractère anormal de ce loyer ;
- l'administration fiscale ne prouve pas qu'elle aurait commis un acte normal de gestion en engageant des travaux dans les locaux loués et en amortissant les dépenses afférentes comme charges, dès lors que ces travaux, ont été réalisés dans l'intérêt de l'entreprise pour permettre l'exercice de son activité d'orthodontie, y compris le respect des règles d'hygiène et de sécurité et d'accès aux personnes à mobilité réduite ; son chiffre d'affaires a d'ailleurs progressé de près de 40% entre 2011 et 2019 ; la seule circonstance que ces travaux comprennent un éventuel avantage pour le bailleur ne suffit pas à lui donner le caractère d'acte anormal de gestion ;
- l'administration fiscale ne prouve pas une intention délibérée d'éluder l'impôt et de sorte qu'elle doit être déchargée de toute sanction fiscale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2020, le directeur départemental des finances publiques du Gard, conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique,
- et les observations de Me Garabedian, représentant la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A.
Considérant ce qui suit :
1. La SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A a fait 1'objet d'une vérification de comptabilité du 18 septembre 2018 au 12 février 2019, portant sur les exercices respectivement clos les 31 décembre 2015, 2016 et 2017 à l'issue de laquelle lui ont été notifiés des rehaussements d'impôt sur les sociétés au titre de ces trois exercices, pour un montant total en principal, intérêts et majorations de 68 846 euros, mis en recouvrement le 29 novembre 2019. Suite au rejet le 22 juin 2020 de sa réclamation préalable, la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A demande la décharge de ces impositions, en droits et pénalités.
Sur le bien-fondé de l'imposition :
2. Aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : 1° Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main-d'œuvre, le loyer des immeubles dont l'entreprise est locataire. () ".
3. En vertu des dispositions combinées des articles 38 et 209 du code général des impôts, le bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés est celui qui provient des opérations de toute nature faites par l'entreprise, à l'exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion normale. Constitue un acte anormal de gestion l'acte par lequel une entreprise décide de s'appauvrir à des fins étrangères à son intérêt. Il appartient, en règle générale, à l'administration, qui n'a pas à se prononcer sur l'opportunité des choix de gestion opérés par une entreprise, d'établir les faits sur lesquels elle se fonde pour invoquer ce caractère anormal.
En ce qui concerne le montant du loyer professionnel :
4. La SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A, qui exerce l'activité d'orthodontie, a transféré le 3 novembre 2011 son siège social et son établissement unique dans un immeuble situé avenue Berlioz à Vaison-La-Romaine, après avoir pris à bail cet immeuble par contrat du 17 décembre 2010 conclu avec la SCI MJD Ortho, pour un loyer mensuel de 2 500 euros hors charges et taxes et y avoir réalisé des travaux de rénovation et d'agrandissement sur le garage et la terrasse courant 2011. En exécution de ce bail, la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A s'est acquittée mensuellement de 2 677,43 euros de loyer avec provisions pour charges et taxe foncière auprès de la SCI MJD Ortho. L'administration fiscale, qui a constaté une communauté d'intérêts entre ces deux sociétés puisque le Dr A est l'associée unique de la première et l'associée majoritaire de la seconde, dont elle détient 90% des parts, a estimé ce loyer excessivement élevé d'environ 21% et constitutif d'un acte anormal de gestion. Elle a en conséquence réintégré la somme de 575 euros par mois dans les résultats de l'entreprise pour chacun des trois exercices vérifiés.
5. Pour établir le caractère excessif du loyer, le service a déterminé, à partir des valeurs locatives annuelles révisées des locaux professionnels, à usage de bureau dans un immeuble de conception récente entre 2017 et 2019 en secteur 2 de Vaison-la-Romaine, une valeur locative cadastrale moyenne de 12,44 euros mensuels par m² pour l'immeuble en cause. Il a multiplié cette valeur moyenne par une surface locative pondérée de 169 m², calculée à partir de la déclaration N°6660-REV déposée auprès du centre des impôts Foncier d'Avignon le 7 août 2015 par la SCI MJD Ortho, donc après les travaux d'agrandissement réalisés en 2011, selon laquelle la surface totale de son local comprenait 140 m² de parties principales, 30 m² de parties secondaires couvertes et 70 m² de stationnement. Il a ainsi estimé le loyer mensuel des locaux à 2 102 euros, soit environ 21% de moins que la somme de 2 677 euros dont s'acquitte mensuellement la contribuable, et qui équivaut aux mensualités de remboursement du prêt immobilier de la société bailleresse, dont 90% des parts appartiennent au Dr A.
6. Bien que critique de cette méthode d'évaluation du loyer, la société requérante relève pour autant que le montant mensuel de 12,44 euros par m² ainsi retenu par l'administration fiscale est sensiblement équivalent au montant mensuel de 12,50 euros par m², qui a été appliqué en l'espèce pour déterminer le loyer de ses locaux professionnels. En revanche la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A fait valoir que c'est à tort que l'administration fiscale s'est fondée sur une surface locative pondérée de 169 m² puisque ses locaux présentent en réalité une surface globale de 192 m², outre 70 m² de parking privé, de sorte que le loyer au m² est conforme à la valeur locative cadastrale moyenne. Si son bail ne mentionne aucune surface, la requérante fonde ses affirmations sur une précédente déclaration fiscale du 24 janvier 2012 faisant état de 152,50 m² de surfaces principales outre 29,50 m² de dégagements et de cave, un courrier non daté de son architecte d'intérieur selon lequel la surface totale de la maison représenterait 192 m² et un plan intérieur de ses locaux. Elle n'a toutefois déposé aucune déclaration rectificative au cours des exercices 2015, 2016 et 2017. Dès lors, au vu notamment de la déclaration établie le 7 août 2015 par la SCI MJD Ortho, la surface retenue par le service vérificateur ne peut, en l'état des pièces du dossier, être regardée comme erronée. Il ne résulte en outre pas de l'instruction que l'état de ces locaux aurait justifié une surcote de loyer de 21%, alors qu'ils ont été complètement rénovés à ses propres frais pour les adapter à son exercice professionnel. Ainsi, pour les années en litige, le loyer de 2 677 euros pour une surface pondérée de 169 m² apparaît excessif et constitutif d'un acte anormal de gestion. L'administration fiscale était dès lors fondée à réintégrer la somme de 575 euros par mois dans les résultats de l'entreprise pour chacun des exercices clos les 31 décembre 2015, 2016 et 2017.
En ce qui concerne les immobilisations comptabilisées en charges :
7. Les grosses réparations relatives aux immeubles donnés en location sont normalement à la charge du propriétaire. Toutefois, lorsqu'elles sont supportées par le locataire, elles sont admises en déduction si leur montant, ajouté à celui du loyer et des autres frais incombant au locataire, n'est pas excessif par rapport à la valeur locative réelle de l'immeuble et si les dépenses ont été engagées dans l'intérêt de l'entreprise.
8. Il est constant que la SCI MJD Ortho a acquis le 18 février 2011 l'immeuble situé 145 B avenue Berlioz à Vaison-La-Romaine pour un montant de 260 000 euros. Selon le bail conclu le 17 décembre 2010, la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A lui a loué ces locaux à usage professionnel, pour un loyer de 2 500 euros hors charges. Un avenant à ce contrat de bail, conclu le 10 décembre 2012, stipule que le bailleur autorise le preneur à réaliser tous travaux liés directement ou indirectement à son activité, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du bâtiment, y compris des travaux de gros œuvre. Il prévoit également qu'au terme du bail, les transformations demeureront en l'état sans que le bailleur puisse en demander l'enlèvement ou remise en l'état primitif.
9. Il résulte de l'instruction qu'au cours de la période visée par la vérification de comptabilité, la SARL de chirurgiens-dentistes du Dr A a financé des travaux dans les locaux professionnels loués d'un montant total de 188 493,74 euros, représentant plus de 72% du prix d'acquisition du bien. L'administration fiscale a relevé que les 76 factures justificatives de ces travaux concernent soit le gros-œuvre, soit le second-œuvre avec une création partielle de surface habitable par changement d'affectation de l'ancien garage et de l'ancienne terrasse. Ont ainsi notamment été réalisés la démolition de cloisons, la dépose d'huisseries en bois et de menuiseries extérieures, la fermeture d'une ancienne cheminée, la modification d'ouvertures, la création d'une chape sur l'ancien garage et l'ancienne terrasse, la reprise d'un dallage au sol, le coulage d'un seuil en béton, la pose d'un sol souple après ragréage et de plinthes, l'élévation de murs et cloisons, l'installation de portes et de fenêtres, la réparation et la peinture de murs et plafonds, ainsi que des travaux sur les canalisations, sur le circuit d'électricité, la pose l'installation de menuiseries, mobiliers et plans de travail, la pose d'éléments sanitaires et d'un chauffe-eau, la pose d'un carrelage, la réalisation d'un terrassement extérieur, la réalisation d'un dallage extérieur en béton, l'apport de 58 m² de gravier, la pose d'une clôture en fer forgé avec assise en béton, l'enduit des façades et murs extérieurs et des travaux sur le chapeau des piliers extérieurs, soit une importante restauration de l'immeuble. Le montant de ces grosses réparations supportées par la société locataire est, ajouté à celui du loyer et des autres frais incombant au locataire, manifestement excessif par rapport à la valeur locative réelle de l'immeuble. Il résulte de ce qui a été exposé au point 6 que l'ampleur des travaux ainsi réalisés ne saurait s'analyser comme la contrepartie d'un loyer particulièrement bas. De même, il ne résulte pas de l'instruction que l'augmentation du chiffres d'affaires de la contribuable après l'installation dans ses nouveaux locaux résulterait de ce qu'elle aurait pris à sa charge ces dépenses bien qu'elles ne lui incombaient pas. Ces dépenses, déduites de l'imposition de la société professionnelle du Dr A n'ont donc pas été engagées dans son intérêt mais dans celui de la société civile immobilière, propriétaire du bien et possédée à 90% par Dr A. A cet égard, cette valorisation ne saurait être déniée au motif que l'actuel aménagement intérieur des locaux en cabinet d'orthodontie entrainerait un futur risque de carence locative, alors qu'il n'est pas établi que lesdits locaux, déjà à usage professionnel au moment de la conclusion du bail du 17 décembre 2010, ne pourraient pas être reloués pour l'exercice d'autre activité, une fois les équipements dentaires enlevés. Dans ces conditions, l'administration fiscale doit être regardée comme apportant la preuve que ces dépenses n'ont pas été engagées dans l'intérêt de l'exploitation.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A doit être rejetée.
Sur les pénalités :
11. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré. ". Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée et des autres taxes sur le chiffre d'affaires () la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration. ". Il résulte de ces dispositions que la pénalité pour manquement délibéré a pour seul objet de sanctionner la méconnaissance par le contribuable de ses obligations déclaratives. Pour établir un tel manquement délibéré, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt. Pour établir le caractère intentionnel du manquement du contribuable à son obligation déclarative, l'administration doit se placer au moment de la déclaration ou de la présentation de l'acte comportant l'indication des éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt.
12. Pour justifier du caractère délibéré des manquements constatés, l'administration fiscale a considéré que la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A a sciemment déduit de ses résultats un loyer immobilier excessif et le coût de travaux dans ses locaux professionnels, qui incombait à son seul propriétaire. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 que l'acte de gestion anormale est démontré s'agissant du paiement d'un loyer excessif de la société requérante à sa bailleresse, une SCI dont le Dr A possède 90% des parts. Par ailleurs, en se bornant à soutenir n'être une professionnelle ni du chiffre, ni du droit, la société requérante n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause le constat de l'administration selon lequel la société requérante, dont le Dr A est l'associée unique, a engagé de lourdes dépenses qui ne lui incombait pas en qualité de locataire, ayant permis une rénovation quasi-générale de la maison abritant ses locaux professionnels, en déduction de son résultat et en valorisation du bien de la société bailleresse, dont le Dr A est très majoritairement propriétaire. Dans ces conditions, l'administration fiscale être regardée comme rapportant la preuve du caractère délibéré des manquements de la contribuable au regard de ses obligations déclaratives.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 er : La requête de la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SELARL de chirurgiens-dentistes du Dr A et au directeur départemental des finances publiques du Gard.
Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques de Vaucluse.
Délibéré après l'audience du 30 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
Mme Bertrand, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 octobre 2022.
La rapporteure,
B. B
Le président,
P. PERETTILe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
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