mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2002708 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP MARGALL D'ALBENAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 septembre 2020, Mme C D et M. B E demandent au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recettes émis à leur encontre le 24 juillet 2020 par le syndicat mixte des eaux région Rhône-Ventoux ;
2°) de les décharger de l'obligation de payer la somme de 682 euros.
Mme D et M. E soutiennent que :
- la créance n'est pas fondée, dès lors qu'ils ont entamé les démarches visant à la mise en conformité de leur installation d'assainissement non collectif, et qu'ils ignoraient que leur dossier n'avait pas été déposé ;
- ils rencontrent des difficultés financières.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 novembre 2020, le syndicat mixte des eaux région Rhône-Ventoux, représenté par la SCP Territoire Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le syndicat mixte des eaux région Rhône-Ventoux soutient que les moyens soulevés par Mme D et M. E ne sont pas fondés.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 5 novembre 2020, Mme D et M. E doivent être regardés comme se désistant de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme A,
-les conclusions de Mme Achour, rapporteure publique,
-et les observations de Me Chatron, représentant le syndicat mixte des eaux région Rhône-Ventoux.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 1331-8 du code de la santé publique, dans sa rédaction applicable : " Tant que le propriétaire ne s'est pas conformé aux obligations prévues aux articles L. 1331-1 à L. 1331-7-1, il est astreint au paiement d'une somme au moins équivalente à la redevance qu'il aurait payée au service public d'assainissement si son immeuble avait été raccordé au réseau ou équipé d'une installation d'assainissement autonome réglementaire, et qui peut être majorée dans une proportion fixée par le conseil municipal () dans la limite de 100 %. ".
2. Le syndicat mixte des eaux région Rhône-Ventoux a émis le 24 juillet 2020 un titre de recettes à l'encontre de Mme D et M. E, pour paiement de la pénalité prévue par les dispositions précitées de l'article L. 1331-8 du code de la santé publique. Par un mémoire enregistré le 5 novembre 2020, et après avoir pris connaissance du mémoire en défense présenté pour le syndicat mixte des eaux région Rhône-Ventoux, Mme D et M. E admettent que la créance du syndicat est fondée. Les requérants doivent ainsi être regardés comme se désistant purement et simplement de leur requête. Il y a lieu, par suite, de leur en donner acte.
3. Enfin, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions du syndicat mixte des eaux région Rhône-Ventoux présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête n° 2002708 de Mme D et M. E.
Article 2 : Les conclusions de syndicat mixte des eaux région Rhône-Ventoux présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à M. B E, au syndicat mixte des eaux région Rhône-Ventoux et à la direction départementale des finances publiques de Vaucluse.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Brossier, président,
Mme Héry, première conseillère,
Mme Bala, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
La rapporteure,
F. A
Le président,
J. B. BROSSIER
La greffière,
E. NIVARD
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026