vendredi 3 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2003710 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ALLE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 décembre 2020 sous le n°2003710, la SARL PMSF, représentée par le Cabinet d'avocats Ellaw, demande au tribunal :
- de prononcer la décharge, en droits, majorations et intérêts de retard, des impositions supplémentaires et rappels en matière d'impôt sur les sociétés, de taxe sur la valeur ajoutée, de taxe sur les véhicules de société, et de participation des employeurs à la formation professionnelle continue mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 août 2018,
- de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure est irrégulière ; en effet, un avis de vérification a été adressé à l'entreprise avant la date limite fixée pour le dépôt de la déclaration de résultat relative à l'impôt sur les sociétés de l'année 2017 et avant que le délai de dépôt de déclaration pour l'ensemble des opérations afférentes à l'année 2018 ne soit expiré ;
- le service ne pouvait pas rectifier par la voie d'un contrôle sur pièces l'ensemble des rectifications opérées en matière d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2017, dès lors que les rectifications entreprises ne pouvaient résulter que d'un contrôle sur place, ce qui impliquait d'accorder à la société toutes les garanties normalement applicables en cas d'engagement d'une procédure de contrôle sur place, ce qui n'a pas été fait ;
- s'agissant des rectifications liées au rejet de la provision comptabilisée au titre de l'exercice clos en 2016, pour un montant de 98 000 euros, un litige existait bien quant au calcul de la marge commerciale pour l'activité d'apporteur d'affaire avec la société CFI ;
- s'agissant du rejet des charges déduites, aucune preuve n'est apportée par le service quant à la légitimité des rectifications opérées à ce titre ;
- les rectifications opérées au titre des amortissements sur véhicules sont dépourvues de tout fondement et reposent sur des bases erronées ;
- elle conteste les rectifications qui lui ont été notifiées sans preuve au titre de la taxe sur la valeur ajoutée non réglée, à défaut de croisement entre les données déclaratives et les données comptables,
- elle conteste la non déductibilité de la partie de la taxe sur la valeur ajoutée sur autres biens et services, laquelle résulte des opérations de vérification ainsi que les rappels de taxe sur la valeur ajoutée sur les véhicules de tourisme, lesquels procèdent d'un principe " absolu " de rejet ;
- il en va de même des rectifications en matière de taxes assises sur les salaires, de la taxe à la participation des employeurs à la formation continue, de la taxe sur les véhicules de sociétés ; la motivation de l'assiette des rectifications n'étant pas démontrée, cela procède d'un renversement de la charge de la preuve qui contrevient aux dispositions des articles L 55 et suivants du livre des procédures fiscales ;
- en matière d'impôt sur les sociétés, elle conteste la non déductibilité des charges en litige ; la preuve du bien-fondé du rejet des charges en cause n'est pas rapportée ;
- par conséquent, les distributions notifiées à l'encontre de M. A, dirigeant de la société, sont injustifiées.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 mars 2021, le directeur du contrôle fiscal Sud-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts (CGI) et le livre des procédures fiscales (LPF) ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C B ;
- et les conclusions de Mme Wendy Lellig, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Participation Management Synergie Finance (PMSF) exerce une activité de conseil en gestion et management. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité qui a concerné la période du 1er janvier 2015 au 31 mars 2018, qui s'est traduite par des rectifications été notifiées à l'entreprise le 28 août 2018. Par réclamation du 14 février 2020, la société a contesté les impositions mises à sa charge. Cette demande a fait l'objet de la part du service d'une décision de rejet en date du 9 octobre 2020. La société PMSF demande au Tribunal la décharge, en droits, majorations et intérêts de retard, des impositions supplémentaires et rappels en matière d'impôt sur les sociétés, de taxe sur la valeur ajoutée, de taxe sur les véhicules de société, et de participation des employeurs à la formation professionnelle continue mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2015 au 31 août 2018.
Sur la procédure d'imposition :
2. Aux termes de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales : " Un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'une personne physique au regard de l'impôt sur le revenu ou une vérification de comptabilité ne peut être engagée sans que le contribuable en ait été informé par l'envoi ou la remise d'un avis de vérification. / Cet avis doit préciser les années soumises à vérification et mentionner expressément, sous peine de nullité de la procédure, que le contribuable a la faculté de se faire assister par un conseil de son choix. () ". Lorsque l'avis de vérification de comptabilité mentionnant une année a été réceptionné par le contribuable avant l'expiration du délai de dépôt de la déclaration des résultats de cette année, les impositions et pénalités correspondantes, établies à la suite de la vérification, sont irrégulières.
3. La société PMSF soutient qu'un avis de vérification aurait été adressé à l'entreprise avant la date limite fixée pour le dépôt de la déclaration de résultat relative à l'impôt sur les sociétés de l'année 2017 et avant que le délai de dépôt de déclaration pour l'ensemble des opérations afférentes à l'année 2018 ne soit expiré. Toutefois, il résulte de l'instruction qu'un avis de vérification a été adressé à la société le 15 mai 2018 pour le contrôle de l'ensemble des déclarations fiscales susceptibles d'être examinées et portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 mars 2018. Ce document ne faisait pas mention d'un contrôle de la déclaration de résultat de l'exercice 2017 et de l'ensemble des déclarations de taxe sur la valeur ajoutée modèle CA 3 mensuelles de toute l'année 2018, mais uniquement, pour ces dernières, de celles restant à déposer jusqu'au mois d'avril 2018. De la même façon, l'examen de la proposition de rectification du 28 août 2018 consécutive à la vérification de comptabilité, permet d'établir que les rappels effectués concernaient en matière de taxe sur la valeur ajoutée, la période allant du 1er janvier 2015 au 31 mars 2018, en matière d'impôt sur les sociétés, les exercices clos les 31 décembre 2015 et 31 décembre 2016, en matière de formation professionnelle continue, la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2015, du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2016, au 1er janvier 2017 au 31 décembre 2017 et enfin en matière de taxe sur les véhicules de sociétés, la période allant du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017. Ainsi, s'agissant des deux avis de mise en recouvrement du 31 octobre 2019 et du 31 janvier 2020, seuls contestés dans la présente instance, et qui font expressément référence à la seule proposition de rectification, consécutive à la vérification de comptabilité, du 28 août 2018, aucune taxation n'y est mentionnée en matière d'impôt sur les sociétés pour l'exercice clos le 31 décembre 2017. Le moyen manque par suite en fait et doit être écarté.
4. La société PMSF soutient que le service ne pouvait pas rectifier par la voie d'un contrôle sur pièces l'ensemble des rectifications opérées en matière d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2017, dès lors que les rectifications entreprises ne pouvaient résulter que d'un contrôle sur place, ce qui impliquait d'accorder à la société toutes les garanties normalement applicables en cas d'engagement d'une procédure de contrôle sur place, ce qui n'aurait pas été fait. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 3, les cotisations concernées ne sont pas visées par les avis de mise en recouvrement en litige dans la présente instance. Le moyen est en tout état de cause inopérant et doit être écarté.
Sur le bien-fondé de l'imposition
En ce qui concerne les rappels notifiés en matière de taxe sur la valeur ajoutée :
S'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée déduite par anticipation sur factures de prestations de services :
5. A l'issue des opérations de contrôle, le service a constaté qu'une partie de la taxe sur la valeur ajoutée se rapportant à des facturations de fournisseurs prestataires avait été déduite par anticipation, dès lors que la taxe sur la valeur ajoutée afférente à ces factures avait été déduite et ce avant même que lesdites factures n'aient été réglées par l'entreprise. Ainsi, au 31 mars 2018, le montant de la taxe sur la valeur ajoutée déduite par anticipation s'élevait à 8 227,48 euros, tel que cela résulte de la comparaison du solde du compte de taxe sur la valeur ajoutée déductible apparaissant dans la comptabilité avec le total des factures fournisseurs non réglées. En l'absence de toute production par l'entreprise d'éléments comptables probants établissant l'inexactitude du rappel effectué à ce titre, la requérante n'est pas fondée à contester les rectifications correspondantes.
S'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée déduite sans justificatifs
6. En application des dispositions de l'article 242 nonies A de l'annexe II du code général des impôts, toute déduction de taxe sur la valeur ajoutée déductible demeure subordonnée à la production d'une facture justificative.
7. Il résulte de l'instruction qu'à l'issue des opérations de contrôle, la société n'a présenté aucune facture justifiant la déduction de la taxe sur la valeur ajoutée opérée à hauteur de 75 euros, 154 euros et 123 euros pour les exercices clos les 31 décembre 2015, 31 décembre 2016, 31 décembre 2017. La requérante ne produit dans la présente instance aucun document à l'appui de ses allégations. Le moyen tiré d'un " principe absolu de rejet " par le vérificateur ne peut qu'être écarté.
S'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée sur véhicules de tourisme
8. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " I.1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération () ". Aux termes de l'article 205 de l'annexe II à ce code : " La taxe sur la valeur ajoutée grevant un bien ou un service qu'un assujetti à cette taxe acquiert, importe ou se livre à lui-même est déductible à proportion de son coefficient de déduction. ". Aux termes de l'article 206 de cette même annexe : " I. - Le coefficient de déduction mentionné à l'article 205 est égal au produit des coefficients d'assujettissement, de taxation et d'admission. / () / IV.-1. Le coefficient d'admission d'un bien ou d'un service est égal à l'unité, sauf dans les cas décrits aux 2 à 4. / 2. Le coefficient d'admission est nul dans les cas suivants : / () / 6° Pour les véhicules ou engins, quelle que soit leur nature, conçus pour transporter des personnes ou à usages mixtes () ".
9. Pour apprécier si un véhicule ou un engin a été conçu pour le transport des personnes ou pour un usage mixte, au sens des dispositions précitées, il y a lieu non pas de se référer aux conditions d'utilisation du véhicule mais de rechercher, compte tenu de ses caractéristiques lors de l'acquisition, l'usage auquel il est normalement destiné.
10. La société a déduit la taxe sur la valeur ajoutée sur des factures fournisseurs correspondant à des travaux de maintenance, d'entretien et de réparations et des redevances de crédit-bail relatifs à des véhicules de tourisme destinés au transport de personnes, leurs certificats d'immatriculation spécifiant que les véhicules concernés, faisaient partie de la catégorie véhicule particulier. Par conséquent, le service établit le bien-fondé des rappels effectués à ce titre pour la période allant du 1 janvier 2015 au 31 décembre 2017.
11. La société conteste les rectifications qui lui auraient été " notifiées sans preuve au titre de la taxe sur la valeur ajoutée non réglée, à défaut de croisement entre les données déclaratives et les données comptables ". Ce faisant, elle n'assortit pas le moyen ainsi soulevé des précisions permettant au tribunal d'en apprécier la portée, étant observé qu'aucun rappel portant sur la taxe sur la valeur ajoutée collectée ne lui a été notifié.
En ce qui concerne l'impôt sur les sociétés
S'agissant du rejet de la provision pour charge comptabilisée
12. En application du 5° du 1. de l'article 39 du code général des impôts, le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, comprenant notamment les provisions pour faire face à des pertes ou des charges, nettement précisées et que des évènements en cours rendent probables à condition qu'elles aient été constatées dans les écritures de l'exercice.
13. Il résulte de l'instruction que la société PMS Finance était rémunérée par des commissions assises sur le chiffre d'affaires apporté à la société CFI. Suite à un changement d'associé intervenu dans la société CFI, cette dernière a souhaité revoir le mode de calcul des commissions versées à la société PMS Finance. La société CFI souhaitait en effet que l'assiette des commissions soit davantage centrée sur la marge, plutôt que sur le chiffre d'affaires " apporté ". En 2016, la société a comptabilisé en " autres provisions pour risques et charges " la somme de 98 000 euros correspondant à des commissions qui lui avaient été versées par la société CFI à hauteur de 18 000 euros en 2014, 56 000 euros en 2015, et 24 000 euros en 2016 et dont elle estimait probable que le remboursement lui soit demandé. Pour justifier du risque allégué, la société a produit un courriel adressé au directeur général de la société CFI du 13 septembre 2016, ainsi qu'une consultation rendue par son avocat le 22 septembre 2016 et un tableau établi par la société CFI le 12 avril 2017. Toutefois, les échanges commerciaux produits n'établissent qu'un risque éventuel et non probable. Par conséquent, à la date de passation des écritures en litige, la provision enregistrée n'était pas déductible en application des dispositions précitées.
S'agissant de l'amortissement excédentaire de l'exercice clos le 31/12/2016 :
14. Il résulte de l'instruction que la société PMS Finance a pratiqué un taux d'amortissement de 33,33 % sur le véhicule Audi Q5 et a omis l'amortissement excédentaire du véhicule Peugeot 3008 en location. Le taux usuel d'amortissement du moyen de transport est de 20 à 25 % et a donc été utilisé par le service pour le calcul de l'amortissement du véhicule Audi Q5. La base du loyer non déductible pour la Peugeot 3008 a été fournie par la société au service lors du contrôle soit un montant annuel de 2 580 euros auquel un prorata a été appliqué pour 2016 suite à la restitution du véhicule.
15. En se bornant à soutenir que les rectifications opérées au titre des amortissements sur véhicules seraient dépourvues de tout fondement et reposeraient sur des bases erronées, sans aucun élément à l'appui de ses allégations, la requérante ne peut être regardée comme contestant sérieusement la rectification correspondante.
16. En se limitant à soutenir, s'agissant du rejet des charges déduites, qu'aucune preuve ne serait apportée par le service quant à la légitimité des rectifications opérées à ce titre, la requérante ne peut être regardée comme contestant sérieusement la remise en cause, conformément aux dispositions de l'article 39.1 du CGI, des charges déduites sans justifications.
17. Le moyen tiré sans autre précision de la contestation de la légitimité des rectifications opérées en matière de revenus distribués à l'encontre du dirigeant de l'entreprise est étranger à la présente instance et doit être écarté comme inopérant. Les précisions opérées en matière de revenus distribués et portées en page 4 de la proposition de rectification n° 2120 du 31 août 2018 adressée à la société, n'avaient pas d'autre but que d'informer l'entreprise, de l'imposition entre les mains de son dirigeant, des sommes réputées désinvesties au sein de la société PMS Finance, et figurent sur un document n'ayant pas servi de fondement à l'émission aux deux avis de mise en recouvrement contestés dans le cadre de la présente instance.
En ce qui concerne les rappels effectués au titre de la taxe à la formation professionnelle continue et de la taxe sur les véhicules de sociétés :
18. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 28 août 2018, laquelle indiquait conformément aux dispositions de l'article L 57 du LPF, les considérations de droit et de fait à l'origine des rehaussements, précisait à la société, en matière de taxe de participation à la formation professionnelle continue, qu'en l'absence de toute souscription des déclarations afférentes à la formation professionnelle continue, le service envisageait de mettre à la charge de l'entreprise, une somme de 370 euros pour chacune des années 2015, 2016 et 2017, calculée sur la base de la masse salariale brute de la société, laquelle n'est pas contestée. En matière de taxe sur les véhicules de sociétés, une rectification d'un montant de 1.631 euros, déterminé avec le dirigeant de l'entreprise, a été mise à la charge de l'entreprise, au titre de la période allant du 1er octobre 2016 au 31 décembre 2017, dès lors que le montant de la taxe acquittée par l'entreprise (soit 2 715 euros) demeurait inférieur au montant de la taxe dont la société demeurait redevable en application des dispositions de l'article 1010 du CGI. Dans ces conditions, la requérante ne peut sérieusement soutenir que les rectifications contestées procèderaient comme les précédentes d'un principe " absolu " de rejet, ou encore que la motivation de l'assiette des rectifications ne serait pas démontrée et procéderait d'un " renversement de la charge de la preuve ".
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à la décharge des rappels contestés
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL PMSF est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Participation Management Synergie Finance et au directeur du contrôle fiscal Sud-Pyrénées.
Délibéré après l'audience du 20 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
Mme Bertrand, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 février 2023.
Le rapporteur,
P. B
Le président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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N°2003710
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026