vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2003828 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | THOMASIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 décembre 2020 et des mémoires enregistrés le 17 septembre 2021 et le 3 décembre 2021, représentés par Me Thomasian, M. A C, et M. et Mme B et E C, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner la commune d'Alès à verser à M. A C la somme de 76 861,58 euros en réparation de ses préjudices ainsi qu'à prendre en charge les frais d'appareillage auditif durant toute sa vie si besoin ;
2°) de condamner la commune d'Alès à verser à M. et Mme B et E C, ses parents, la somme de 25 000 euros chacun et la somme de 10 000 euros à chacun de ses trois frères et sœurs ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Alès la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité de la commune d'Alès, dans l'accident dont M. A C a été la victime le 14 mai 2017, est engagée dès lors qu'il est tombé du toit d'un ouvrage public désaffecté dont l'accès n'était ni interdit ni empêché permettant à toute personne d'y pénétrer à sa convenance et ce qu'il ait été tiers ou usager de cet ouvrage ; la collectivité ne démontre pas l'entretien normal de l'ouvrage public et notamment pas la pose de barres de fer pour empêcher l'accès au site ; ce n'est d'ailleurs qu'après l'accident que les ouvertures de la chaufferie ont été murées ;
- la carence fautive du maire à faire usage de ses pouvoirs de police pour assurer la sécurité est également de nature à engager la responsabilité de la comme d'Alès ;
- la victime, jeune adolescent qui n'avait ni connaissances des lieux et de leur dangerosité ni expérience de grimpeurs de toits n'a commis aucune faute de nature à exonérer la commune de sa responsabilité ; à supposer même qu'il ait commis une faute, elle n'était ni irrésistible, ni imprévisible pour la commune ;
- les préjudices causés à M. A C par cet accident doivent être réparés comme suit :
• 3 861,58 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire ;
• 50 000 euros au titre de son déficit fonctionnel permanent ;
• 21 000 euros au titre des souffrances endurées ;
• 2 000 euros au titre de son préjudice esthétique définitif :
- les préjudices causés par ricochet à ses proches doivent être réparés à hauteur de 25 000 euros pour chacun de ses deux parents et de 10 000 euros pour chacun de ses trois frères et sœurs.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 avril et 16 novembre 2021, la commune d'Alès, représentée par la SELARL Abeille et associés, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que l'indemnisation des préjudices soit ramenée à de plus justes proportions, en tout état de cause et à ce qu'il soit mis à la charge des consorts C la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa responsabilité ne saurait être engagée sur le fondement de la responsabilité sans faute dès lors qu'elle rapporte la preuve de l'entretien normal de l'ouvrage public, que les dommages résultent entièrement de la faute de la victime, qui a fait un mauvais usage de l'ouvrage public désaffecté et destiné à la démolition en montant sur son toit ;
- les requérants ne démontrent pas une faute de son maire à ne pas avoir fait usage de ses pouvoir de police alors que des mesures appropriées de sécurisation ont été prises et que l'exécutif communal n'est tenu qu'à une obligation de moyens et de résultats ;
- les préjudices doivent être indemnisés selon de plus justes proportions.
Par un mémoire enregistré le 6 mai 2021, le pôle inter-caisses de Gap, conclut à ce que la commune d'Alès soit condamnée à lui verser la somme de 30 253,45 euros en remboursement des débours qu'elle a engagés au profit de son assuré, avec intérêts de
droit à compter du jugement, outre 1 098 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique,
- les observations de Me Larrauque représentant la commune d'Alès.
Considérant ce qui suit :
1. Le dimanche 14 mai 2017 vers 18h45, M. A C, alors âgé de 16 ans, a fait une chute d'une hauteur de 7 mètres environ après avoir traversé une tôle de la toiture d'une chaufferie municipale appartenant à la commune d'Alès, qui était alors désaffectée et sur laquelle il était monté avec des amis pour réaliser une vidéo. Compte tenu des blessures subies par leur fils alors mineur, ses parents ont saisi le juge judiciaire des référés, qui a ordonné le 21 décembre 2017 une expertise médicale, dont le rapport a été déposé le 17 septembre 2020. Suite au rejet tacite de leur demande préalable indemnitaire reçue par la commune d'Alès le 23 septembre 2020, les consorts C ont saisi le tribunal aux fins d'indemnisation de leurs préjudices. La caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault fait également valoir sa créance.
Sur la responsabilité :
2. Il appartient à l'usager, victime d'un dommage survenu à l'occasion de l'utilisation d'un ouvrage public d'apporter la preuve, d'une part, de la réalité de ses préjudices, et, d'autre part, de l'existence d'un lien de causalité direct entre cet ouvrage et le dommage. La collectivité en charge de l'ouvrage public peut s'exonérer de sa responsabilité en rapportant la preuve soit de l'entretien normal de l'ouvrage, soit de ce que le dommage est imputable à la faute de la victime ou à un cas de force majeure.
En ce qui concerne la qualité de la victime :
3. M. C, qui s'est gravement blessé après avoir chuté du toit d'une chaufferie communale sur laquelle il était monté pour réaliser une vidéo, doit être regardé comme un usager de cet ouvrage public.
En ce qui concerne l'entretien normal de l'ouvrage :
4. Il résulte de l'instruction, notamment des photographies jointes à l'article de presse du 16 mai 2017, du constat d'huissier du 30 mai 2017 et des témoignages versés aux débats, que cette chaufferie communale avait été désaffectée trois ans avant l'accident de M. C et qu'elle n'était plus entretenue, ainsi que l'illustrent les photographies du constat d'huissier, montrant notamment d'importants amas de graviers, des fenêtres cassées et des tôles cassées et décrochées sur le mur arrière du bâtiment, ce qui représentait un danger potentiel pour les personnes. Il appartenait dès lors à la commune d'Alès, maître de l'ouvrage public, de prendre toutes les précautions pour en interdire l'accès et signaler le danger qu'elle pouvait représenter, a fortiori si elle était destinée à la démolition comme elle l'expose en défense. Or, cette chaufferie était située sur un site non clôturé, sans panneau d'interdiction d'y pénétrer ou d'avertissement du danger. Ses ouvertures en façade principale n'ont été murées qu'après l'accident, le constat d'huissier du 30 mai 2018 relevant le caractère récent des joints. La commune d'Alès, qui ne verse aucune pièce à l'appui de ses affirmations, n'établit pas qu'elle aurait, en octobre 2016, muré de béton l'entrée de la chaufferie dont les autres portes auraient encore été fermées à cette époque, ni qu'elle aurait, en janvier 2017, posé sur l'ensemble des ouvertures des barres de fer scellées et des plaques métalliques, dont elle aurait constaté la disparition à la suite de l'accident. Ainsi, la commune ne rapporte pas la preuve qui lui incombe de l'entretien normal de l'ouvrage public.
En ce qui concerne la faute de la victime :
5. Compte tenu de son âge de 16 ans au moment des faits, la victime avait nécessairement conscience du danger que représentait pour sa sécurité le fait de monter sur le toit en tôle d'un bâtiment désaffecté en mauvais état et ne saurait sérieusement se prévaloir de son inexpérience en matière d'escalade de toits. Cela aurait dû au contraire le conduire à s'abstenir d'une telle ascension. Contrairement à ce qui est soutenu, cette faute de la victime n'était ni imprévisible, ni irrésistible pour la commune d'Alès, qui était informée de ce que des mineurs se rendaient régulièrement sur ce site. Elle n'est donc pas fondée à soutenir que la faute de la victime serait, pour elle, exclusive de toute responsabilité. Dans les circonstances de l'espèce, qui s'opposent à ce que la commune d'Alès supporte l'entière responsabilité de cette chute de l'adolescent s'étant volontairement exposé au danger, seul un tiers des conséquences dommageables de cet accident doit être mis à la charge de cette collectivité.
6. Il résulte de ce qui précède que la responsabilité de la commune d'Alès dans les préjudices subis par M. C, est engagée selon le partage de responsabilité retenu ci-dessus, sans qu'il soit besoin d'examiner le fondement de responsabilité de la commune tiré de la carence du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police, qui en tout état de cause n'aboutirait pas à une indemnisation supérieure.
Sur les préjudices :
En ce qui concerne les préjudices de la victime directe :
S'agissant des dépenses de santé :
7. M. C n'allègue pas avoir conservé de dépenses de santé à sa charge. Pour sa part, la CPAM de l'Hérault justifie pour sa part de débours passés d'un montant total de 30 253,45 euros de frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques et de transport engagés entre le 14 mai 2017 et le 22 octobre 2019 dont elle atteste de l'imputabilité à l'accident en cause. Après application du partage de responsabilité retenu au point 5, il y a lieu de mettre la somme de 10 074,40 euros à la charge de la commune d'Alès.
8. Si le requérant demande la condamnation de la commune d'Alès à prendre en charge, à vie, ses frais d'appareillage auditif au motif qu'il sera sans doute nécessaire alors que l'expert a pourtant indiqué qu'une telle dépense est improbable puisque son audition est nulle à droite de sorte qu'un appareillage ne pourrait qu'équilibrer l'audition du côté gauche vers le côté droit, ce préjudice n'est pas certain à ce jour et n'est donc pas susceptible d'être indemnisé par le présent jugement.
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
9. Il résulte de l'expertise médicale que suite à sa chute accidentelle du 14 mai 2017, M. C a présenté principalement un traumatisme crânien modéré, avec hématome extra-dural temporal droit, une fracture du rocher droit, un pneumothorax droit, des fractures de la clavicule droite et de plusieurs cotes droites. Ces traumatismes ont entrainé chez la victime notamment une paralysie faciale temporaire et de sévères problèmes auditifs. M. C a été hospitalisé en réanimation jusqu'au 19 mai 2017 puis en neurochirurgie pédiatrique où une intervention chirurgicale a été réalisée le 21 mai 2017. Il est sorti de l'hôpital le 27 mai 2017. Il a subi une hospitalisation de jour pour bilan le 30 août 2017 puis une seconde intervention chirurgicale de l'oreille moyenne droite le 23 août 2019 pour laquelle il a été hospitalisé deux jours. M. C a ainsi subi un déficit fonctionnel temporaire totale de 14 jours du 14 mai au 27 mai 2017 puis les 30 août 2017 ainsi que les 23 et 24 août 2019, soit pendant de 17 jours au total. Il a ensuite subi un déficit fonctionnel temporaire partiel de 75 % pendant 2 mois du 28 mai 2017, date de sa sortie de l'hôpital au 28 juillet 2017, date de la fin de sa kinésithérapie faciale, puis de 25 % du 29 juillet 2017 au 4 septembre 2017, soit, déduction faite de la journée de déficit temporaire totale du 30 août 2017, pendant une durée de 36 jours et enfin de 10 % du 5 septembre 2019 à la date de consolidation fixée au 22 octobre 2019, soit, déduction faite des deux journées d'hospitalisation des 23 et 34 août 2019, pendant une durée de 46 jours. Dès lors, et compte tenu du partage de responsabilité retenu au point 5, il y a lieu d'indemniser ce préjudice par la condamnation de la commune d'Alès à verser à M. C la somme de 700 euros.
S'agissant des souffrances endurées :
10. Les souffrances endurées par M. C, qui a subi notamment un traumatisme crânien, de multiples fractures, le drainage d'un hémothorax et deux interventions chirurgicales, doivent être évaluées à 5 sur une échelle de 7. Dès lors, et compte tenu du partage de responsabilité retenu au point 5, il y a lieu de condamner la commune d'Alès à lui verser la somme de 4 500 euros en réparation de ce préjudice.
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
11. M. C, âgé de 18 ans à la date de consolidation de son état de santé le 22 octobre 2019, présente une surdité totale de l'oreille droite et des acouphènes. Il a également indiqué à l'expert qu'il continue à souffrir depuis cette date de céphalées sur le côté droit du crâne qui surviennent deux à trois fois par semaine et cèdent sous paracétamol et d'une douleur à la clavicule droite s'il se couche sur le flanc droit. Son déficit fonctionnel permanent peut donc être évalué globalement à 18 % ainsi que le propose d'ailleurs l'expert. Après application du partage de responsabilité retenu au point 5, la réparation du déficit fonctionnel permanent de M. C doit être évaluée à 9 900 euros.
S'agissant du préjudice esthétique permanent :
12. L'expert a fixé à 1,5 sur une échelle de 7 le préjudice esthétique de M. C, qui présente des cicatrices sur le crâne. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant au requérant la somme de 470 euros, après application du partage de responsabilité retenu au point 5.
En ce qui concerne les préjudices des victimes indirectes :
13. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral de M. et Mme C, en évaluant à 500 euros chacun la somme destinée à le réparer après prise en compte du partage de responsabilité retenu au point 5. En revanche, et sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité des conclusions indemnitaires présentées par ces derniers au nom de leurs trois autres enfants, les requérants ne circonstancient pas le préjudice moral des frères et sœurs de M. A C dont il est demandé réparation. Ce préjudice n'est donc pas suffisamment avéré et leur demande à ce titre ne peut donc pas être accueillie.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la commune d'Alès doit être condamnée à verser à M. A C la somme de 15 570 euros outre la somme de 500 euros chacun à Mme B et Ouasssila C en réparation de leurs préjudices respectifs.
Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :
15. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget () ". L'article 1er de l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion fixe le montant maximum de l'indemnité forfaitaire de gestion à 1 114 euros ".
16. En application des dispositions combinées des articles L. 376-1 du code de la sécurité sociale et de l'article 1er de l'arrêté du 14 décembre 2021 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion, et compte tenu du montant des sommes dont la caisse a obtenu le remboursement, il y a lieu de porter à 1 114 euros le montant de l'indemnité forfaitaire de gestion qui a été allouée à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault et à laquelle elle a droit.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des consorts C qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune d'Alès demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune d'Alès une somme de 1 200 euros à verser aux consorts C au même titre.
D E C I D E :
Article 1 er : La commune d'Alès versera à M. A C une somme de 15 570 euros ainsi qu'une somme de 500 euros chacun à Mme B et Ouasssila C en réparation de leurs préjudices respectifs.
Article 2 : la commune d'Alès versera à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault ne somme de de 10 074,40 euros en remboursement de ses débours et une somme de 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 3 : La commune d'Alès versera aux consorts C une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, premier dénommé pour l'ensemble des requérants, à la commune d'Alès et à la CPAM de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 2 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
Mme Bertrand, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2022.
La rapporteure,
B. D
Le président,
P. PERETTILe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne à la préfète du Gard en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604449
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B.... Ce dernier demandait, en pleine vague de chaleur et avant un rendez-vous médical, sa réintégration dans un hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à l'hébergement, droit à la vie et à l'intégrité physique). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie ou que la demande était manifestement mal fondée, au vu des nombreux hébergements déjà proposés au requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence, mais dont la carence n'a pas été caractérisée en l'espèce.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504730
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte, par ordonnance du 1er juin 2026, du désistement pur et simple de Mme A... de son instance et de l'ensemble de ses conclusions. La requérante demandait initialement la condamnation de la commune de Rennes à l'indemniser de préjudices liés à une maladie professionnelle. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026