vendredi 20 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2020912 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SÉRÉE DE ROCH |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis au tribunal administratif de Nîmes, en application de l'article R. 351-8 du code de justice administrative, la requête du 13 octobre 2020 enregistrée au greffe du tribunal administratif de Toulouse, présentée par M. A B.
Par cette requête, M. A B, représentée par Me Sérée de Roch, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquels il a été assujetti au titre de l'année 2015, pour un montant en principal, majoration et intérêts de 20 933 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- 1'administration fiscale, qui a réintégré dans son résultat le montant de deux factures FA15035 et FA15112 de 15 000 et 12 000 euros émises par la société Nicolas Milan Compétition, au motif qu'elle n'apportait aucun élément de nature à établir que des prestations ont été effectivement réalisées dans son intérêt direct et exclusif, a inversé la charge de la preuve ; en effet, en matière d'imposition sur les sociétés comme de TVA, la société assujettie qui présente une facture régulière bénéficie d'une présomption de déductibilité et il appartient à l'administration fiscale de prouver que les prestations qui s'y rapportent n'ont pas été réellement effectuées pour en refuser la déductibilité ; en l'espèce, ces dépenses correspondent à des prestations réelles de sponsoring et de parrainage de l'écurie automobile " Nicolas Milan compétition " ;
- l'administration n'apporte pas la preuve de ce qu'il aurait appréhendé les sommes en causes en retirant un bénéfice personnel du financement de courses automobiles par la SAS Accessis et ne pouvait donc pas l'imposer sur le fondement de l'article 109-1-1° du code général des impôts ;
- à titre subsidiaire, en application de l'article 110 du code général des impôts, le montant des distributions officieuses doit se limiter au montant des rectifications notifiées en matière d'impôt sur les sociétés, ce qui doit conduire à exclure les rappels de TVA puisque l'administration ne peut imposer le contribuable à raison de revenus réputés distribués que s'il y a un désinvestissement effectif, c'est-à-dire un transfert de fonds ou de valeur du patrimoine social vers celui du bénéficiaire présumé ; dès lors la somme de 4 500 euros qui correspond soit aux rappels de TVA soit au profit sur le Trésor ne peut pas être incluse dans le montant des distributions ;
- la majoration de 40% pour manquement délibéré qui repose sur l'absence de communication de pièces justificatives, lors du contrôle, de la réalité et de la nature des prestations déduites comme charges n'est pas justifiée dès lors que le contribuable ne peut pas être sanctionné pour des agissements postérieurs à l'établissement des déclarations fiscales ni pour les agissements de sa société, ce qui est contraire au principe de responsabilité personnelle et de personnalité des peines ; en outre, ces dépenses avaient bien une nature professionnelle et ne correspondaient pas à des dépenses personnelles.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2020, le directeur de contrôle fiscal Sud-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par lettre du 15 janvier 2021, les parties ont été averties, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, que l'instruction était susceptible d'être clôturée sans avertissement préalable à compter du 17 mars 2021.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par ordonnance du 11 février 2022, en application du troisième alinéa de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Un mémoire a été enregistré pour M. B le 11 avril 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- et les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite de la vérification de comptabilité, en matière d'impôt sur les sociétés et de TVA, de la SAS Accessis, l'administration a constaté que certaines de ses dépenses, en 2015, n'avaient pas donné lieu à contreparties réelles et les a regardées comme des revenus distribués à son président, M. B, qui détient la totalité des parts sociales de cette société. L'administration lui a notifié des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2015 par une proposition de rectification du 6 septembre 2018. Suite au rejet tacite de sa réclamation préalable en date du 13 août 2019, M. B demande au tribunal la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ainsi mis à sa charge au titre de l'année 2015.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne l'existence et le montant des distributions :
2. Aux termes du 1 de l'article 109 du code général des impôts : " Sont considérés comme revenus distribués : 1°) tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital () ". Aux termes de l'article 110 du même code : " Pour l'application du 1° du 1 de l'article 109 les bénéfices s'entendent de ceux qui ont été retenus pour l'assiette de l'impôt sur les sociétés. () ".
3. Les compléments d'impôt sur le revenu auxquels M. B a été assujetti au titre de l'année 2015, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, procèdent de l'imposition de sommes facturées au titre de prestations fournies à la SAS Accessis, qui ont été comptabilisées en charges déductibles et dont l'administration a estimé qu'elles étaient fictives et qu'elle a réintégrées dans les résultats imposables à l'impôt sur les sociétés. L'administration a regardé ces sommes comme des revenus distribués. M. B ayant régulièrement contesté la rectification proposée, il appartient à l'administration fiscale, d'établir l'existence et le montant des bénéfices distribués par la société aux contribuables.
4. M. B soutient d'abord que le service vérificateur a inversé la charge de la preuve en refusant la déductibilité de charges pour lesquelles deux factures FA15035 et FA15112 de 15 000 et 12 000 euros ont été régulièrement émises par la société Nicolas Milan Compétition les 22 avril et 18 novembre 2015 alors que sa société bénéficiait, pour ce motif, d'une présomption de déductibilité de ces charges, faisant reposer la charge de la preuve de l'absence de réalité de ces prestations exclusivement sur l'administration fiscale.
5. Il résulte de l'instruction qu'au cours de l'exercice 2015, la SAS Accessis a enregistré en comptabilité, au débit du compte fournisseurs " honoraires d'agents commerciaux ", deux factures FA15035 et FA15112 de 15 000 et 12 000 euros émises les 22 avril et 18 novembre 2015, établies par la société Nicolas Milan Compétition, qu'elle a déduits de ses résultats annuels. Cependant, le service vérificateur a remarqué que la société Nicolas Milan Compétition avait pour objet la réparation et la compétition automobiles et se situait dans une commune du Lot alors que la SAS Accessis construit des maisons individuelles en Haute-Garonne pour des clients tous domiciliés autour de Toulouse. En outre, les factures en cause ne comportaient aucune prestation précise, simplement la mention " dossier " suivie d'un nom. Dès lors, ces éléments permettaient à l'administration fiscale de demander à la SAS Accessis, sans méconnaître les règles de charge de la preuve, de fournir des éléments justificatifs de la réalité et la valeur des prestations concernées.
6. En l'espèce, l'administration fiscale a relevé que les opérations de parrainage de l'écurie de course " Nicolas Milan Compétition " auxquelles correspondent ces factures selon la SAS Accessis, qui expose que son pilote, M. C, est également un important promoteur immobilier et lotisseur, qui lui a apporté plusieurs clients, ne mentionnent aucune prestation de sponsoring ou de publicité. Elles portent seulement les mentions dossiers Bernardas et dossier Pages, nom de deux clients de la SAS Accessis. Le premier avait signé, en 2014, un contrat de construction et le second avait versé, la même année, le solde de sa maison à la livraison. Ces sommes ont d'ailleurs été comptabilisées en charges d'honoraires d'agents commerciaux au titre de l'exercice 2015. Si pour justifier de ces dépenses, la SAS Accessis produit un contrat de partenariat pour la saison 2015-2016 du championnat Peugeot RCZ Racing Cup conclu le 1er mars 2015 avec la société Nicolas Milan Compétition pour un montant de 67 500 euros hors taxes, soit 81 000 euros taxes comprises, ce contrat n'est pas signé et n'est donc pas de nature à établir la réalité d'un lien contractuel de sponsoring entre ceux deux sociétés. Ce contrat ne comporte par ailleurs qu'une description très générale des prestations envisagées. Par ailleurs, la photographie d'une voiture de course datée de 2015 et portant le signe Accessis que la société requérante produit également aux débats a été prise sur le circuit de Dijon pendant le championnat de France FFSA GT et non pas pendant le championnat Peugeot RCZ Racing Cup qui faisait l'objet dudit contrat. Enfin, si ont été produits de nombreux documents relatifs à des opérations de parrainage qui seraient intervenues en 2017 auprès de l'association GLF Racing, de la SARL Team Clairet et de la société CTA automobiles, ces pièces sont sans incidence sur l'appréciation de la réalité des prestations alléguées au cours de l'exercice 2015. Dès lors, et contrairement à ce que soutient M. B, l'administration a apporté la preuve que les sommes de 15 000 et 12 000 euros, que la SAS Accessis avait comptabilisées en charges, n'ont pas été engagées en contreparties de prestations réelles de parrainage. Elles ne sont, par conséquent, pas déductibles au regard de l'article 39 du code général des impôts. Les sommes de 15 000 euros et de 12 000 euros taxes comprises ayant été désinvesties en totalité de la SAS Accessis et ne constituant pas des charges déductibles. Ces charges n'ayant pas été engagées pour les besoins de ses opérations imposables et n'ouvrant pas droit à déduction, c'est à bon droit que l'administration fiscale a notifié à la SAS Accessis des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés résultant de la réintégration d'un profit sur le Trésor. Dès lors, l'administration fiscale était fondée à inclure l'intégralité de ces sommes dans le montant des revenus regardés comme des revenus distribués à M. B.
En ce qui concerne l'appréhension des revenus :
7. En cas de refus des propositions de rectification par le contribuable qu'elle entend imposer comme bénéficiaire de sommes regardées comme distribuées, il incombe à l'administration d'apporter la preuve que celui-ci en a effectivement disposé. Toutefois, le contribuable qui, disposant seul des pouvoirs les plus étendus au sein de la société, est en mesure d'user sans contrôle de ses biens comme de biens qui lui sont propres et doit ainsi être regardé comme le seul maître de l'affaire, est présumé avoir appréhendé les distributions effectuées par la société qu'il contrôle. Ainsi, la qualité de seul maître de l'affaire suffit à faire regarder, en application du 1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, le contribuable comme bénéficiaire des revenus réputés distribués par la société en cause, la circonstance qu'il n'aurait pas effectivement appréhendé les sommes correspondantes ou qu'elles auraient été versées à des tiers étant sans incidence à cet égard.
8. Les sommes de 15 000 et 12 000 euros payées par la SAS Accessis à la société Nicolas Milan Compétition au cours de l'exercices clos le 31 décembre 2015, dont la déductibilité a été remise en cause, ne sont pas demeurées investies dans l'entreprise à défaut d'avoir été mis en réserve ou incorporés au capital social en fin d'exercice. Dès lors que M. Roques, président et unique associé de la SAS Accessis, était seul maître de l'affaire, qualité qu'il ne conteste au demeurant pas sérieusement en se bornant à soutenir qu'elles ont été auraient versées à la société Nicolas Milan Compétition et qu'il n'en aurait pas en avoir retiré un bénéfice ou un enrichissement personnel. Par suite, l'administration était fondée à regarder ces dépenses comme des revenus distribués dont M. B a été le bénéficiaire, imposables à l'impôt sur le revenu sur le fondement des dispositions, citées au point 2, du 1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts.
Sur les pénalités :
9. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ". Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée et des autres taxes sur le chiffre d'affaires, des droits d'enregistrement, de la taxe de publicité foncière et du droit de timbre, la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration ".
10. Pour établir ce manquement délibéré, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations, et d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt. Pour établir le caractère intentionnel du manquement du contribuable à son obligation déclarative, l'administration doit se placer au moment de la déclaration ou de la présentation de l'acte comportant l'indication des éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt. Si l'administration se fonde également sur des éléments tirés du comportement du contribuable pendant la vérification, la mention d'un tel motif, qui ne peut en lui-même justifier l'application d'une telle pénalité, ne fait pas obstacle à ce que le manquement délibéré soit regardé comme établi dès lors que les conditions rappelées ci-dessus sont satisfaites.
11. Contrairement à ce que soutient le requérant, l'administration fiscale a justifié la majoration de 40% en cas de manquement délibéré par le fait que les sommes de 15 000 et 12 000 euros, qui n'ont pas eu de contreparties réelles pour la SAS Accessis, ont été désinvesties de la société dont M. Roques, président et associé unique, était le maître de l'affaire pour payer ses dépenses personnelles. L'administration fiscale rapporte ainsi la preuve que l'intéressé, qui ne pouvait ignorer l'existence et le montant des revenus qu'il avait perçus, a bénéficié d'un avantage ou d'une libéralité qu'il a volontairement omis de déclarer dans ses revenus de l'année 2015. Elle établit ainsi le caractère délibéré des manquements de M. B pour éluder l'impôt dont il est redevable. Le requérant n'est, par suite, pas fondé à demander la décharge de la majoration de 40 % qui lui a été appliquée.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur du contrôle fiscal Sud-Pyrénées.
Délibéré après l'audience du 6 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
Mme Bertrand, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 janvier 2023.
La rapporteure,
B. D
Le président,
P. PERETTILe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026