vendredi 16 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2021472 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°462171 du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis au tribunal administratif de Nîmes, en application de l'article R. 351-8 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 18 mars 2020 au greffe du tribunal administratif de Toulouse, présentée par Mme D C.
Par cette requête, Mme D C, représentée par le cabinet Teissonnière Topaloff Lafforgue Andreu et associés, demande au tribunal :
1°) de condamner le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires à lui verser les sommes de 227 022 euros en réparation des préjudices subis par son mari, décédé le 8 octobre 2013 des suites d'une pathologie radio-induite et de 230 euros en réparation de ses frais de déplacement aux opération d'expertise, avec intérêts au taux légal à compter du 20 février 2015 et capitalisation des intérêts ;
2°) de mettre à la charge du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les préjudices de son mari doivent être réparés comme suit :
• 230 euros au titre des frais divers ;
• 17 064 euros au titre du besoin d'assistance par tierce personne ;
• 9 728 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
• 60 000 euros au titre des souffrances endurées ;
• 20 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;
• 40 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence, y compris le préjudice sexuel temporaire ;
• 80 000 euros au titre du préjudice d'anxiété lié à sa pathologie évolutive.
• elle est également fondée à solliciter le remboursement de ses frais de déplacements aux opérations d'expertise du 20 juin 2019, soit la somme de 230 euros, en application de l'article 12 du décret 2014-1049 du 15 septembre 2014, qui prévoit que les frais de déplacement du demandeur sont à la charge du comité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juin 2020, le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN), demande au tribunal de limiter l'indemnité destinée à réparer les préjudices subis par M. C à la somme globale de 39 114 euros selon le barème approuvé par délibération du 1er octobre 2018 et de confirmer sa proposition de rembourser les 230 euros frais de déplacement de de Mme C aux opérations expertales.
Il soutient que :
- les préjudices de M. C doivent être indemnisés comme suit :
• 9 480 euros au titre du besoin d'assistance par tierce personne ;
• 4 634 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
• 13 000 euros au titre des souffrances endurées ;
• 6 000 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;
• 6 000 euros au titre au titre du préjudice d'anxiété lié à sa pathologie évolutive.
- les troubles dans les conditions d'existence dont il est demandé réparation sont déjà indemnisés au titre de déficit fonctionnel temporaire ;
- Il ne s'oppose pas au remboursement des 230 euros de frais de déplacement de Mme C aux opérations expertales.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance n°2002651 du 21 septembre 2020 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a condamné l'Etat à verser à Mme C une indemnité provisionnelle de 38 344 euros.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 ;
- le décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, légionnaire, a été affecté du 20 août 1965 au 15 septembre 1967, puis du 6 février 1971 au 31 janvier 1981 et enfin du 20 mai 1981 au 25 mai 1982 sur le site d'expérimentations nucléaires de Mururoa. Il a développé un lymphome, diagnostiqué en avril 2012, dont il est décédé le 8 octobre 2013, à l'âge de 76 ans. Saisi le 20 février 2015 par sa veuve d'une demande d'indemnisation le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) a retenu l'existence d'une présomption de causalité entre l'exposition aux rayonnements ionisants de M. C et la survenance de sa maladie, a ordonné une expertise médicale pour évaluer ses préjudices et a adressé à la requérante une proposition d'indemnisation le 14 janvier 2020. Estimant insuffisante cette offre indemnitaire de 38 344 euros, Mme C demande au tribunal de condamner le CIVEN à lui verser les sommes de 227 022 euros en réparation des préjudices subis par son mari et de 230 euros en réparation de ses frais de déplacement aux opérations d'expertise.
Sur le droit à indemnisation de M. C :
2. Aux termes de l'article 1er de la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français : " Toute personne souffrant d'une maladie radio-induite résultant d'une exposition à des rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français et inscrite sur une liste fixée par décret en Conseil d'État conformément aux travaux reconnus par la communauté scientifique internationale peut obtenir réparation intégrale de son préjudice dans les conditions prévues par la présente loi./Si la personne est décédée, la demande de réparation peut être présentée par ses ayants droit ". Aux termes de l'article 2 de cette même loi : " La personne souffrant d'une pathologie radio-induite doit avoir résidé ou séjourné :/ 1° Soit entre le 13 février 1960 et le 31 décembre 1967 au Centre saharien des expérimentations militaires, ou entre le 7 novembre 1961 et le 31 décembre 1967 au Centre d'expérimentations militaires des oasis ou dans les zones périphériques à ces centres ;/ 2° Soit entre le 2 juillet 1966 et le 31 décembre 1998 en Polynésie française. / () ". L'article 4 de cette même loi, dans sa rédaction issue du I de l'article 113 de la loi du 28 février 2017, applicable aux instances en cours au lendemain de la publication de cette loi, comme en l'espèce, dispose que : " I. Les demandes d'indemnisation sont soumises au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (). V. Ce comité examine si les conditions de l'indemnisation sont réunies. Lorsqu'elles le sont, l'intéressé bénéficie d'une présomption de causalité. () ".
3. Il résulte des dispositions citées au point 2 que dès lors qu'il satisfait aux conditions de temps, de lieu et de pathologie, un demandeur bénéficie de la présomption de causalité entre l'exposition aux rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires français et la survenance de sa maladie. Cette présomption ne peut être renversée que si l'administration établit que la pathologie de l'intéressé résulte exclusivement d'une cause étrangère à l'exposition aux rayonnements ionisants dus aux essais nucléaires, en particulier parce qu'il n'a subi aucune exposition à de tels rayonnements.
4. Il résulte de l'instruction que l'époux de Mme C avait effectué plusieurs séjours à Mururoa entre les années 1966 et 1982 avant de développer un lymphome non hodgkinien de haut grade de malignité. Sa demande d'indemnisation remplit donc les conditions de temps, de lieu et de pathologies prévues par l'article 1er de la loi du 5 janvier 2010 et le décret du 15 septembre 2014, puisque la liste des maladies radio-induites qui lui est annexée comprend celle-ci. Les dommages subis par M. C, dont sa veuve recherche réparation, doivent dès lors bénéficier de la présomption de causalité qui était prévue par ladite loi à la date de dépôt de sa demande le 20 février 2015 et qui n'est d'ailleurs pas contestée par le CIVEN. Dans ces conditions, les préjudices subis M. C à la suite de son exposition à ces rayonnements ionisants ouvrent droit à indemnisation sur le fondement de la loi du 5 janvier 2010.
Sur les préjudices :
5. Le droit à la réparation d'un dommage, quelle que soit sa nature, s'ouvre à la date à laquelle se produit le fait qui en est directement la cause. Si la victime du dommage décède sans que ses droits aient été définitivement fixés, c'est-à-dire, en cas de litige, avant qu'une décision juridictionnelle définitive ait fixé le montant de l'indemnisation, son droit, entré dans son patrimoine avant son décès, est transmis à ses héritiers. Par suite, le droit à réparation des préjudices subis par M. C, chez lequel un lymphome a été diagnostiqué en avril 2012 s'est trouvé transmis lors de son décès, le 9 octobre 2013, à sa veuve.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :
S'agissant de l'assistance par une tierce personne :
6. Le rapport d'expertise déposé le 21 août 2019 indique, qu'entre le 25 février et le 12 juin 2013, l'état de santé de M. C, présentait un taux de déficit temporaire partiel de 25% puis de 50%, a nécessité l'aide active d'une tierce personne à raison de 3 heures par jour, dont 1 heure pour les soins primaires et 2 heures d'aide passive pour éviter l'immobilisation et les complications de décubitus, soit pendant 103 jours, déduction faite de 5 jours d'hospitalisation au cours desquels ces aides ont été apportées le personnel hospitalier. Entre le 21 juin et le 2 octobre 2013, soit pendant 99 jours, déduction faite de 15 jours d'hospitalisation, le patient, qui présentait un taux de déficit temporaire partiel de 50% puis de 75%, a eu également besoin de l'assistance d'une tierce personne pour ces mêmes assistances active et passive, à raison d'un total de 6 heures par jour.
7. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il résulte de l'instruction que tant l'assistance active que l'assistance passive, distinguée dans l'expertise, ressortent d'une compétence non spécialisée. Il sera donc fait une juste appréciation du préjudice subi en l'indemnisant, pour l'ensemble des heures d'assistance par une tierce personne, sur la base d'un taux horaire moyen de rémunération de 13 euros, tenant compte du montant du salaire minimum interprofessionnel de croissance augmenté des cotisations sociales dues par l'employeur au cours de ces périodes ainsi que des congés payés et des jours fériés.
8. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction que M. C aurait perçu une aide ou une prestation au titre de l'aide humaine. Dès lors, l'Etat doit être condamné à verser la somme de 11 739 euros en réparation du préjudice résultant de la nécessité, pour M. C, de recourir à l'aide d'une tierce personne.
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
9. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, qu'au cours de sa maladie, M. C a subi un total de 47 jours d'hospitalisation ayant entrainé pour lui un déficit fonctionnel temporaire total. M. C a par ailleurs souffert d'un déficit fonctionnel temporaire de 10 % du 20 mars 2012 au 17 octobre 2012, soit pendant 193 jours après déduction des 19 jours d'hospitalisations sur la période, à indemniser au titre du déficit fonctionnel temporaire total ainsi qu'il vient d'être dit, de 15% du 18 octobre 2012 au 14 mars 2013, soit pendant 148 jours, puis de 25% du 15 au 26 mars 2013, soit pendant 12 jours. Son état de santé s'étant aggravé, il a présenté un déficit fonctionnel temporaire de 50% du 29 mars 2013 au 11 août 2013, soit pendant 123 jours, déduction faite de 13 jours d'hospitalisation sur la période et enfin de 75% du 15 août 2013 au 1er octobre 2013, soit 45 jours, déduction faite de 3 jours d'hospitalisation sur la période. Dès lors, sur la base d'un montant forfaitaire journalier de 25 euros pour un déficit fonctionnel temporaire total, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en fixant à 4 669 euros la somme destinée à le réparer.
S'agissant des souffrances endurées :
10. Les souffrances physiques et morales endurées par M. C, qui a notamment subi plusieurs cures de chimiothérapie, une hydrocèle du testicule gauche et a été moralement très affecté par sa maladie, ont été évaluées à 4 sur une échelle allant de 1 à 7 par l'expert. Il y a lieu de réparer ce chef de préjudice par l'octroi d'une somme de 13 000 euros.
S'agissant des troubles dans les conditions d'existence :
11. Si Mme C demande réparation des troubles dans les conditions d'existence subis par son mari au quotidien en raison de sa maladie, ainsi que d'un préjudice sexuel temporaire et d'un préjudice lié à l'impossibilité de se projeter même à court terme, le poste de préjudice de déficit fonctionnel temporaire, qui répare la perte de qualité de vie de la victime et des joies usuelles de la vie courante pendant la maladie traumatique avant sa consolidation, intègre le préjudice sexuel et le préjudice d'agrément subis pendant cette période, et correspond à la notion de " troubles dans les conditions d'existence ". Ainsi, en l'absence de justification de préjudices distincts de ceux déjà indemnisés au titre du déficit fonctionnel temporaire, il y a lieu de rejeter la demande d'indemnisation présentée à ce titre.
S'agissant du préjudice esthétique temporaire :
12. Le préjudice esthétique temporaire de M. C, dont la présentation physique générale a été altérée par l'amaigrissement et la perte de cheveux, a été évalué à 3 sur une échelle allant de 1 à 7. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en allouant à sa veuve, en sa qualité d'ayant-droit de la victime, une somme de 6 000 euros destinée à le réparer.
S'agissant du préjudice moral lié à la pathologie évolutive :
13. M. C, atteint d'un lymphome a vécu dans l'angoisse d'une issue fatale en raison du caractère agressif de sa tumeur et du caractère évolutif de sa maladie, qui l'a d'ailleurs emporté en moins de deux ans. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral lié à cette pathologie évolutive en l'évaluant à 7 500 euros.
14. Il résulte de ce qui précède que le CIVEN doit être condamné à verser à Mme C, en sa qualité d'ayant-droit de son mari décédé, la somme de 42 908 euros, sous déduction à faire de la somme de 38 344 euros versée à titre provisionnel en application de l'ordonnance n°2002651 du juge des référés de Toulouse en date du 21 septembre 2020.
Sur les frais de déplacement de Mme C aux opérations d'expertise :
15. L'article 12 du décret du 15 septembre 2014 prévoit que les frais des expertises, notamment médicales, ordonnée par le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires ainsi que les frais de déplacement du demandeur sont à sa charge. La présente instance n'ayant pas donné lieu à d'autres dépens que les frais de l'expertise judiciaire, dont il n'est pas contesté par les parties qu'ils sont à la charge du CIVEN, la demande de Mme C tendant à ce que l'Etat soit condamné à lui rembourser ses frais de déplacement aux opérations d'expertise doit être rejetée.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
16. Mme C a droit aux intérêts de la somme de 42 908 euros avec intérêts au taux légal à compter 20 février 2015, date de sa demande d'indemnisation, et capitalisation à compter du 20 février 2016.
Sur les frais liés au litige :
17. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1 er : L'Etat (CIVEN) versera à Mme C une somme de 42 908 euros, avec intérêts au taux légal à compter 20 février 2015 et capitalisation à compter du 20 février 2016, sous déduction à faire de la somme de 38 344 euros versée à titre provisionnel en application de l'ordonnance n°2002651 du juge des référés du tribunal administratif de de Toulouse en date du 21 septembre 2020.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C, au ministre des armées et au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Délibéré après l'audience du 2 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
Mme Bertrand, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2022.
La rapporteure,
B. B
Le président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026