mardi 7 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2021945 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LAPUELLE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 462171 en date du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué au tribunal administratif de Nîmes le jugement de la requête de Mme B C, enregistrée au tribunal administratif de Toulouse le 23 avril 2020 sous le n° 2001945. Cette requête a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Nîmes sous le n° 2021945.
Par cette requête, Mme B C, représentée par Me Lapuelle, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née le 23 février 2020 du silence gardé par le rectorat de l'académie de Toulouse sur sa demande d'indemnisation préalable du 19 décembre 2019 réceptionnée le 23 décembre 2019 ;
2°) de condamner l'Etat (rectorat de l'académie de Toulouse) à lui verser les sommes de 45 188,80 euros en réparation du préjudice financier et de 5 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, sommes augmentées des intérêts au taux légal avec capitalisation des intérêts échus à compter du 23 décembre 2019 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient, outre que la requête est recevable, que :
* le rectorat de Toulouse a commis une faute de nature à engager sa responsabilité, dès lors que la décision de mise à la retraite d'office et la décision refusant de la retirer sont illégales :
- la décision de mise à la retraite du 3 juillet 2015 qui s'apparente à une action disciplinaire déguisée est insuffisamment motivée ;
- la décision du 3 juillet 2015 est entachée d'un vice de procédure dès lors, d'une part, qu'aucun relevé de carrière n'a été fourni par la CARSAT, d'autre part, qu'elle n'a pas indiqué de date de départ de mise à la retraite et était ainsi dans l'incapacité légale de produire le dossier de demande de mise à la retraite ;
- les décisions en litige sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ; l'administration n'a pas pris en compte sa situation et a agi de manière discrétionnaire ; elle ne souhaitait pas prendre sa retraite au 1er septembre 2015 puisqu'elle était affectée à cette date au collège Louisa Paulin ;
- les décisions en litige sont entachées d'une inexactitude matérielle des faits ; elle n'a jamais formulé de demande de mise à la retraite ; la demande a été provoquée par l'administration après une longue succession de menaces disciplinaires et d'incidents, de sorte que la demande ne peut être regardée que comme étant intervenue sous la contrainte et donc affectée d'un vice du consentement ; elle s'est inscrite et a réussi en 2015 le concours de l'agrégation, dans la perspective de poursuivre sa carrière ; elle n'a pas rempli de date d'une mise à la retraite à laquelle elle s'est toujours opposée ;
- les décisions en litige sont entachées d'un défaut d'examen particulier ;
- les décisions en litige sont entachés d'un détournement de procédure ; elles sont constitutives d'une sanction déguisée qui avait pour but de porter atteinte à sa situation personnelle et professionnelle ;
- elle a fait l'objet d'un harcèlement discriminatoire du fait de son handicap ;
* la responsabilité sans faute du rectorat est engagée en raison de l'accident dont elle a été victime en janvier 2003 et qui a été reconnu imputable au service ;
* sa perte de rémunération doit être évaluée à 31 669,92 euros brut pour la période de janvier 2009 à janvier 2015 et à 3 518,88 euros pour la période du 1er janvier 2015 à août 2015 ; le préjudice résultant d'une perte de ses droits à la retraite de septembre 2015 à décembre 2019 s'élève à 10 000 euros, somme à parfaire ; elle a droit au paiement des intérêts au taux légal à compter de la réception de sa demande préalable ; son préjudice moral et ses troubles dans les conditions de l'existence doivent être indemnités à hauteur de 5 000 euros ;
* le lien de causalité entre l'activité de l'administration et ses préjudices est direct et certain.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juin 2021, le rectorat de l'académie de Toulouse, conclut au rejet de la requête.
Le rectorat de l'académie de Toulouse soutient que les demandes indemnitaires de la requérante sont irrecevables, non fondées ou prescrites, dès lors que :
- l'action en responsabilité contre l'Etat est prescrite depuis le 1er janvier 2020 ; les sommes qui se rattachent aux exercices 2009 à 2015 sont prescrites ;
- la décision de mise à la retraite est devenue définitive ;
- Mme C a bénéficié d'un départ à la retraite au 1er septembre 2020 à sa demande ; elle a rempli et signé le 30 septembre 2014 le formulaire de demande de départ à la rentrée pour la rentrée scolaire 2015 ; il ne s'agit pas d'une " mise à la retraite anticipée " équivalent à une sanction, mais d'une admission à la retraite sur demande, pour ancienneté d'âge et de services.
Un mémoire présenté pour Mme C a été enregistré le 18 janvier 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction fixée au 4 juin 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 85-603 du 10 juin 1985 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme A,
-les conclusions de Mme Achour, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Focard, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C, née le 20 avril 1951, était fonctionnaire d'Etat dans le corps des professeurs certifiés. Par arrêté du 3 juillet 2015 devenu définitif, la rectrice de l'académie de Toulouse l'a admise à la retraite sur sa demande pour ancienneté d'âge et de services à compter du 1er septembre 2015. Par courrier du 19 décembre 2019 réceptionné le 23 décembre suivant, elle a formé auprès de la rectrice une demande préalable tendant à l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de la gestion de sa carrière. Du silence de l'administration est née une décision implicite de rejet le 23 février 2020. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal de condamner l'Etat (rectorat de l'académie de Toulouse) à lui verser les sommes de 45 188,80 euros en réparation du préjudice financier et de 5 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence.
Sur l'exception de prescription quadriennale opposée par le rectorat de l'académie de Toulouse :
2. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites au profit de l'État, des départements et des communes, sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. Sont prescrites dans le même délai et sous la même réserve, les créances sur les établissements publics dotés d'un comptable public ". L'article 2 de la même loi précise que : " La prescription est interrompue par : () / Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en connaître, et si l'administration qui aura finalement la charge du règlement n'est pas partie à l'instance ; () / Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée ". L'article 3 dispose que : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement ".
3. Lorsque la responsabilité de l'administration est recherchée, pour un préjudice qui revêt un caractère continu et évolutif, la créance indemnitaire doit être rattachée à chacune des années au cours desquelles ce préjudice a été subi. Dans ce cas, le délai de prescription de la créance relative à une année court, sous réserve des cas visés à l'article 3, à compter du 1er janvier de l'année suivante, à la condition qu'à cette date il soit entièrement connu dans son existence et dans son étendue. Il en va ainsi lorsque la responsabilité de l'administration est recherchée à raison d'actes de harcèlement moral.
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que Mme C a déposé auprès du rectorat de l'académie de Toulouse une demande préalable d'indemnisation le 23 décembre 2019 sur le fondement, d'une part, d'actes de harcèlement moral et de discrimination dont elle estimait avoir fait l'objet à compter de l'année scolaire 2006 jusqu'à son départ à la retraite en 2015, d'autre part, de l'illégalité de l'arrêté du 3 juillet 2015 par lequel la rectrice de l'académie de Toulouse l'a admise à la retraite sur sa demande pour ancienneté d'âge et de services à compter du 1er septembre 2015. Dans ces conditions, le rectorat de l'académie de Toulouse est fondé à opposer la prescription quadriennale aux conclusions indemnitaires relatives aux faits ayant eu lieu avant le 1er janvier 2015.
Sur la responsabilité du rectorat de Toulouse après le 1er janvier 2015 :
En ce qui concerne la responsabilité pour faute du fait de l'illégalité de la décision de mise à la retraite :
5. En premier lieu, Mme C soutient que l'administration aurait agi de manière discrétionnaire et conteste avoir sollicité sa mise à la retraite. Il résulte cependant de l'instruction qu'elle a signé un formulaire de demande de départ à la retraite le 30 septembre 2014 mentionnant une prise d'effet au 1er septembre 2015. A cet égard, d'une part, aucun élément de l'instruction ne permet de démontrer que la date d'effet indiquée aurait été ajoutée postérieurement à la signature du formulaire, d'autre part, ledit formulaire ne présente aucune observation ou réserve permettant d'établir qu'il aurait été signé sous la contrainte, alors que par courriel du 2 juin 2015 adressé au rectorat de Toulouse, Mme C avait indiqué effectuer les démarches nécessaires pour obtenir les documents nécessaires à sa mise à la retraite.
6. En outre, si Mme C soutient qu'elle aurait été victime de pressions réitérées la menaçant d'une affectation en zone de remplacement ou d'une procédure disciplinaire, il résulte de l'instruction que des procédures disciplinaires ont effectivement été engagées, s'agissant de faits précis relatifs à des manquements répétés dépourvus de tout lien avec la mise à la retraite ici en cause, quand bien même l'administration a-t-elle pu indiquer que, mécaniquement, la mise à la retraite de l'agent mettrait fin à ces procédures.
7. Enfin, la circonstance également invoquée par Mme C tenant à sa promotion en qualité de professeur agrégé stagiaire ne saurait, à elle seule, révéler un tel vice de consentement et ne témoigne pas par ailleurs d'une volonté d'évincer l'intéressée du service, d'autant qu'elle est postérieure à sa demande de mise à la retraite du 30 septembre 2014. Elle ne témoigne ainsi pas davantage d'une perte de chance de promotion.
8. Compte tenu de ces éléments, l'instruction ne permet pas d'établir de manière certaine que la requérante aurait subi de la part de l'administration une contrainte telle qu'elle l'aurait empêchée d'apprécier la portée de son acte et serait ainsi de nature à entacher la demande de départ à la retraite formulée le 30 septembre 2014 d'un vice du consentement.
9. En deuxième lieu, il ne résulte pas de l'instruction, tenant les circonstances de fait précitées et à défaut de caractérisation d'une intention de sanctionner l'agent par cette mesure, que la mise à la retraite de Mme C devrait être regardée comme une sanction déguisée.
10. En troisième et dernier lieu, l'illégalité alléguée par Mme C quant à la gestion et la procédure de la mise en retraite n'est pas établie. Il résulte au contraire de l'instruction que les services du rectorat ont instruit la demande, que la requérante a été informée et contactée à plusieurs reprises pour la mise en état de son dossier et que le document de la Carsat a pu y être joint dans des conditions liées au défaut de diligence de l'intéressée pour le solliciter.
11. Dans ces conditions, en l'absence d'illégalité fautive entachant la décision de mise à la retraite devenue définitive, ni de tout autre faute de l'administration dans la gestion du dossier d'admission à la retraite de l'intéressée, les conclusions indemnitaires formées sur ce fondement doivent être rejetées.
En ce qui concerne la responsabilité pour faute tenant à des faits de harcèlement discriminatoire :
12. Aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 précitée : " Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation ou identité sexuelle, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race. () Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'évaluation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : 1° Le fait qu'il a subi ou refusé de subir des agissements contraires aux principes énoncés au deuxième alinéa du présent article () ".
13. Le juge, lors de la contestation d'une décision dont il est soutenu qu'elle serait empreinte de discrimination ou de harcèlement discriminatoire, doit attendre du requérant qui s'estime lésé par une telle mesure qu'il soumette au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte au principe de l'égalité de traitement des personnes. Il incombe alors au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
14. Si Mme C soutient que la reconnaissance de sa qualité de travailleur handicapé le 29 mai 2012 a été suivie de menaces de procédures disciplinaires, il ne résulte pourtant pas de l'instruction qu'elle aurait fait l'objet de mesures de discrimination à ce titre. Il en résulte que les agissements de discrimination soutenus par la requérante ne sont pas établis.
En ce qui concerne la responsabilité sans faute du fait d'un accident de travail :
15. Si Mme C soutient que la responsabilité sans faute du rectorat est engagée en raison de l'accident dont elle a été victime en janvier 2003 et qui a été reconnu imputable au service, aucun des préjudices invoqués ne se rattache aux suites de cet accident. En tout état de cause, ledit accident est antérieur à la période non prescrite.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par Mme C doivent être rejetées.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, verse à la requérante une quelconque somme au titre des frais non compris dans les dépens exposés par la requérante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Toulouse.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Brossier, président,
Mme Bala, première conseillère,
M. Aymard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.
La rapporteure,
K. A
Le président,
J. B. BROSSIER
La greffiere,
E. NIVARD
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026