jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2100383 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BEDEL DE BUZAREINGUES-BOILLOT ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 4 février 2021, 22 juillet 2021 et 8 juin 2022, M. B A, représenté par Me Hassanaly, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
A titre principal :
1°) d'annuler le titre exécutoire n° 20200917 émis à son encontre par la caisse de crédit municipal d'Avignon le 17 septembre 2020 en vue du recouvrement d'une somme de 7 974 euros correspondant à un trop perçu de rémunération, ensemble la décision de rejet implicite de son recours hiérarchique formé le 20 novembre 2020 ;
2°) de le décharger de l'obligation de payer la somme de 7 974 euros ;
3°) d'enjoindre à la caisse de crédit municipal d'Avignon de lui verser l'indemnité de fonction de sujétions et d'expertise à compter de septembre 2020 et de procéder au remboursement des frais bancaires liés à des saisies administratives à tiers détenteur, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
A titre subsidiaire :
4°) de condamner la caisse de crédit municipal d'Avignon à lui verser la somme de 7 974 euros en remboursement des frais bancaires qu'il a engagés et en réparation des préjudices qu'il a subi ;
A tout état de cause :
5°) d'assortir les condamnations des intérêts au taux légal à compter de la saisine du tribunal et de la capitalisation des intérêts ;
6°) de mettre à la charge de la caisse de crédit municipal d'Avignon la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas démontré que le titre exécutoire attaqué ait été pris par une personne habilitée ;
- il est entaché d'irrégularité formelle en l'absence d'indication précise de ses bases de liquidation ;
- il est infondé et entaché d'erreur de droit, dès lors que par une délibération n°2018-045 du 6 décembre 2018, la caisse de crédit municipal d'Avignon pouvait maintenir le versement de l'indemnité de fonction de sujétions et d'expertise à ses agents placés en congé de longue maladie ou de longue durée ; il avait ainsi droit au maintien de ce versement pour la période du 1er janvier 2019 au 31 août 2020 sans que le principe de parité entre les agents relevant des différentes fonctions publiques ne soit méconnu ;
- la carence fautive de l'administration, tenant au maintien durant 20 mois du versement de l'indemnité de fonction de sujétions et d'expertise, engage sa responsabilité ;
- en raison de cette carence fautive, il a subi des préjudices financiers correspondant au montant du trop-perçu de rémunération dont le reversement lui est réclamé et aux frais bancaires qu'il a dû engager.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 11 juin 2021, le 11 mai 2022 et le 22 juin 2022, la caisse de crédit municipal d'Avignon, représentée par Me Urien, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur et de l'insuffisante motivation du titre de perception attaqué sont irrecevables car tardifs ;
- les moyens soulevés à l'encontre du titre exécutoire attaqué sont infondés.
La demande de bénéfice d'aide juridictionnelle présentée par M. A a été rejetée par une décision du 13 avril 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°86-602 du 14 mars 1987 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Chevillard,
- les conclusions de Mme Vosgien, rapporteure publique,
- et les observations de Me Debuiche, représentant M. A et de Me Urien, représentant la caisse de crédit municipal d'Avignon.
Une note en délibéré, enregistrée le 14 septembre 2023, a été produite pour la caisse de crédit municipal d'Avignon.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, adjoint administratif principal de 2ème classe, investi des fonctions d'agent commercial au sein de la caisse de crédit municipal d'Avignon, a été, par arrêté du 8 juillet 2019, placé en congé de longue maladie à plein traitement, du 13 septembre 2018 au 12 septembre 2019, puis à demi traitement, du 13 septembre 2019 au 12 décembre 2019. Par un arrêté du 25 septembre 2019, l'intéressé, ayant opté en ce sens, a été placé en congé de longue durée à plein traitement du 13 septembre 2019 au 12 décembre 2019, congé prolongé jusqu'au 12 mars 2020 par un arrêté du 30 janvier 2020. Par un arrêté du 17 septembre 2020, la caisse de crédit municipal d'Avignon a mis rétroactivement fin au versement de l'indemnité de fonction de sujétions et d'expertise (IFSE) de M. A à compter du 13 septembre 2018. Par un courrier du 17 septembre 2020, la caisse de crédit municipal d'Avignon a adressé à M. A un avis des sommes à payer, valant titre exécutoire, en restitution d'un indu d'IFSE du 1er janvier au 31 août 2020, pendant la durée de son congé, pour un montant de 7 974 euros. Par un courrier du 20 novembre 2020, M. A a formé un recours hiérarchique auprès du maire de la commune d'Avignon auquel il n'a pas été répondu. Par la présente requête, M. A demande à titre principal au tribunal d'annuler le titre exécutoire émis à son encontre par la caisse de crédit municipal d'Avignon, de le décharger de son obligation de payer la somme en cause et d'enjoindre à la caisse de crédit municipal d'Avignon de lui verser l'indemnité de fonction de sujétions et d'expertise à compter de septembre 2020.
Sur les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 17 septembre 2020 :
En ce qui concerne l'office du juge :
2. Lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions à fins de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre. Statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.
En ce qui concerne le bien-fondé du titre de perception :
3. D'une part, Aux termes de l'article 88 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée : " Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics fixent les régimes indemnitaires, dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'Etat. Ces régimes indemnitaires peuvent tenir compte des conditions d'exercice des fonctions et de l'engagement professionnel des agents. Lorsque les services de l'Etat servant de référence bénéficient d'une indemnité servie en deux parts, l'organe délibérant détermine les plafonds applicables à chacune de ces parts et en fixe les critères, sans que la somme des deux parts dépasse le plafond global des primes octroyées aux agents de l'Etat. Après avis du comité technique, l'organe délibérant peut décider d'instituer une prime d'intéressement tenant compte des résultats collectifs des services, selon les modalités et dans les limites définies par décret en Conseil d'Etat. Les organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics peuvent décider de maintenir, à titre individuel, au fonctionnaire concerné, le montant indemnitaire dont il bénéficiait en application des dispositions réglementaires antérieures, lorsque ce montant se trouve diminué soit par l'application ou la modification des dispositions réglementaires applicables aux services de l'Etat servant de référence, soit par l'effet d'une modification des bornes indiciaires du grade dont il est titulaire. () ". Aux termes de l'article 1er du décret n° 91-875 du 6 septembre 1991 pris pour l'application du premier alinéa de l'article 88 de la loi du 26 janvier 1984 : " Le régime indemnitaire fixé par les assemblées délibérantes des collectivités territoriales et les conseils d'administration des établissements publics locaux pour les différentes catégories de fonctionnaires territoriaux ne doit pas être plus favorable que celui dont bénéficient les fonctionnaires de l'Etat exerçant des fonctions équivalentes. ()". L'article 2 du décret précité dispose : " L'assemblée délibérante de la collectivité ou le conseil d'administration de l'établissement fixe, dans les limites prévues à l'article 1er, la nature, les conditions d'attribution et le taux moyen des indemnités applicables aux fonctionnaires de ces collectivités ou établissements. L'organe compétent fixe, notamment, la liste des emplois dont les missions impliquent la réalisation effective d'heures supplémentaires ouvrant droit aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires versées dans les conditions prévues pour leur corps de référence figurant en annexe au présent décret. () ".
4. D'autre part, une décision administrative explicite accordant un avantage financier crée des droits au profit de son bénéficiaire, alors même que l'administration avait l'obligation de refuser cet avantage. Il en va de même, dès lors que le bénéfice de l'avantage en cause ne résulte pas d'une simple erreur de liquidation ou de paiement, de la décision de l'administration accordant un avantage financier qui, sans avoir été formalisée, est révélée par les circonstances de l'espèce, eu égard notamment à la situation du bénéficiaire et au comportement de l'administration.
5. Par une délibération du 29 septembre 2016, le conseil d'orientation de la caisse de crédit municipal d'Avignon a mis en place, à compter du 1er janvier 2017, le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel en ses deux composantes. Cette délibation prévoyait notamment la suspension du régime indemnitaire des agents en cas d'absence pour maladie conformément au principe de parité, exigeant de ne pas conférer un traitement plus favorable à celui des agents de l'Etat. Par un arrêté du 1er octobre 2017, une IFSE d'un montant annuel de 11 340 euros a été attribuée à M. A. Par une délibération n°2018-045 du 6 décembre 2018, le conseil d'orientation de la caisse de crédit municipal d'Avignon, dérogeant ainsi au principe posé par l'article 37 du décret du 14 mars 1986 applicable aux fonctionnaires d'Etat, a notamment prévu la possibilité du maintien de l'IFSE pendant les congés de longue maladie et de longue durée de ses agents. M. A, qui se trouvait placé en congé de longue maladie, puis de longue durée, de janvier 2019 à août 2020, a bénéficié du maintien, chaque mois, du versement de sa part d'IFSE, tel que cela ressort des bulletins de paie versés au dossier.
6. Il résulte de l'instruction, que la délibération du 6 décembre 2018 n'impliquait pas l'édiction d'un nouvel acte individuel d'attribution pour permettre le versement de l'IFSE au requérant et il n'est pas contesté qu'elle est entrée en vigueur le 31 janvier 2019, date de mise en paiement du traitement de M. A, tel que cela ressort de son bulletin de paie de janvier 2019. L'administration a ainsi décidé d'appliquer cette nouvelle délibération en maintenant au profit du requérant, placé en congé de longue maladie puis en congé de longue durée, le bénéfice de la part d'IFSE précédemment attribuée et versée en vertu d'un arrêté du 1er octobre 2017. Il n'est pas non plus contesté que la délibération du 6 décembre 2018 était en vigueur durant l'ensemble de la période en litige. La décision non formalisée maintenant le bénéfice de l'IFSE qui ne résulte pas d'une simple erreur de liquidation ou de paiement, a conféré au requérant un avantage financier, alors même que l'administration avait l'obligation de le lui refuser. Aucune décision de retrait de cet avantage n'ayant été prise dans les formes et délais requis avant l'édiction du titre de recette litigieux, la caisse de crédit municipal d'Avignon n'était pas fondée à réclamer le remboursement des sommes versées au requérant. Par suite, M. A est fondé à soutenir que le titre exécutoire pris en méconnaissance de la délibération du 6 décembre 2018 est entaché d'erreur de droit.
7. Il résulte de ce qui précède que le titre exécutoire en litige doit être annulé et que, par voie de conséquences, M. A doit être déchargé de l'obligation de payer la somme de 7 974 euros.
Sur les conclusions à fins d'injonction :
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que M. A a été prélevé sur ses comptes bancaires au titre de deux saisies administratives à tiers détenteur les 14 et 28 décembre 2020 pour des montants de 584,55 et 2 206,12 euros et qu'il a fait l'objet de retenues sur salaire en décembre 2020 et janvier 2021 à hauteur de 156,43 et 158,76 euros. Par ailleurs, le requérant justifie d'une somme de 100 euros facturée au titre des mêmes saisies à tiers détenteur. L'exécution du présent jugement implique par conséquent que la caisse de crédit municipal d'Avignon rembourse à M. A la somme de 3 105,86 euros. Il y lieu de l'y enjoindre d'y procéder dans un délai de deux mois à compter du présent jugement sans assortir cette injonction d'une astreinte.
9. En second lieu, il résulte de l'instruction que M. A a été informé par un courrier du 17 septembre 2020 qu'il ne percevrait plus à compter de ce même mois la part d'IFSE que l'administration considérait comme ayant été perçue à tort sur la période précédente. Dès lors que la caisse de crédit municipal d'Avignon a pu légalement décider à cette date de mettre fin pour l'avenir au versement de cette indemnité qui n'était pas due compte tenu de l'illégalité de la délibération du 6 décembre 2018, le requérant n'est pas fondé à demander qu'il soit enjoint à la lui verser du 17 septembre 2020 à la date de sa révocation intervenue le 14 mai 2021.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
10. Le requérant a droit aux intérêts au taux légal sur la somme mentionnée au point 8 à compter du 20 novembre 2021, date de réception par l'administration de sa demande indemnitaire.
11. Le requérant a sollicité la capitalisation des intérêts échus dans sa requête introductive d'instance. Dès lors, ces intérêts porteront eux-mêmes intérêts à compter du 20 novembre 2022, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur les conclusions indemnitaires :
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires du requérant, présentées à titre subsidiaire, doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la caisse de crédit municipal d'Avignon demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la caisse de crédit municipal d'Avignon la somme de 1 200 euros à verser à M. A au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Le titre exécutoire n° 20200917 émis à l'encontre de M. A par la caisse de crédit municipal d'Avignon le 17 septembre 2020 est annulé.
Article 2 : M. A est déchargé de l'obligation de payer la somme de 7 974 euros.
Article 3 : Il enjoint à la caisse de crédit municipal d'Avignon de verser à M. A la somme de 3 105,86 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 20 novembre 2021 et de leur capitalisation à compter du 20 novembre 2022, dans un délai de deux mois.
Article 4 : La caisse de de crédit municipal d'Avignon versera à M. A la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la caisse de crédit municipal d'Avignon.
Délibéré après l'audience du 14 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
Mme Galtier, première conseillère,
M. Chevillard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.
Le rapporteur,
F. CHEVILLARD
La présidente,
C. BOYER
La greffière,
F. DESMOULIÈRES
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026